Découverte de deux exoplanètes, les plus similaires à la Terre

Les deux exoplanètes retrouvées sont les plus éloignées... (Photo Archives AFP)

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Les deux exoplanètes retrouvées sont les plus éloignées de l'étoile parmi les cinq planètes du système et reçoivent un rayonnement similaire à celui de Vénus et de Mars par le soleil.

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Jean-Louis Santini
Agence France-Presse
Washington

Des astronomes ont découvert à l'aide du télescope spatial américain Kepler deux planètes hors de notre système solaire ayant la plus grande similarité avec la Terre jamais observée et où la vie pourrait potentiellement exister, selon leurs travaux publiés jeudi.

Ces deux planètes baptisées «Kepler-62f» et «Kepler-62e» font partie d'un système stellaire de cinq planètes au total et sont seulement 40% et 60% plus grosses que la Terre respectivement.

«À partir de ce qu'on peut observer, à savoir leur rayon et la durée de leur orbite autour de leur étoile, ces deux exoplanètes sont les objets les plus similaires à la Terre jamais trouvés», explique Justin Crepp, un astrophysicien de l'Université Notre-Dame, un des co-auteurs de cette découverte publiée dans la revue américaine Science.

Kepler-62f est ainsi la plus similaire de la Terre en taille, située dans la zone habitable d'une autre étoile et de composition vraisemblablement rocheuse jamais détectée. Elle tourne autour de son étoile (Kepler-62) en 267 jours.

Kepler-62e, qui, elle, orbite son étoile en 122 jours, se trouve à la limite de la distance habitable où la température n'est ni trop chaude ni trop froide qui permettrait à l'eau d'exister à l'état liquide, précisent ces astronomes.

L'étoile Kepler-62, située à 1.200 années-lumière de la Terre (une année-lumière correspond à 9.460 milliards de kilomètres), est dite naine avec une masse représentant les deux tiers de celle de notre soleil. Elle est seulement 20% aussi brillante.

Ces deux exoplanètes sont les plus éloignées de l'étoile parmi les cinq planètes du système et reçoivent un rayonnement similaire à celui de Vénus et de Mars par le soleil.

Leur taille laisse penser que ces deux exoplanètes sont rocheuses comme la Terre ou formées de glace d'eau.

Selon des recherches antérieures, des planètes d'un rayon inférieur à 1,6 fois celui de la Terre ont une densité compatible avec une composition rocheuse.

Ces astrophysiciens ont également trouvé une autre exoplanète (Kepler-69c) en orbite dans la zone habitable autour d'une étoile similaire à notre soleil baptisée Kepler-69 mais 70% plus grande que la Terre et dont la composition reste indéterminée.

Une question de temps

S'ils ne savent pas si la vie pourrait exister sur ces deux planètes rocheuses, ils estiment que la quête pour une planète soeur de la Terre en orbite autour d'une étoile comme le soleil se resserre.

«La découverte de ces planètes rocheuses dans la zone habitable nous rapproche du moment où on va trouver une planète comme la nôtre», a estimé jeudi John Grunsfeld, le responsable des missions scientifiques à la Nasa.

«C'est seulement une question de temps avant que l'on sache si notre galaxie abrite une multitude de planètes comme la Terre où si nous sommes une rareté», ajoute-t-il.

Fin 2011, la Nasa avait confirmé la découverte de la première exoplanète dans la zone habitable d'un système stellaire, baptisée Kepler 22b, en orbite autour d'une étoile (Kepler 22) située à environ 600 années-lumière.

Mais vu sa grande dimension, avec un rayon 2,4 fois celui de la Terre, sa  composition est très incertaine.

Les astronomes détectent des exoplanètes en mesurant la diminution d'intensité lumineuse de l'étoile quand des planètes passent devant.

Lancé en 2009 par la Nasa, le télescope Kepler scrute plus de 100 000 étoiles ressemblant à notre soleil situées dans les constellations du Cygne et de la Lyre.

Sa mission est de rechercher des planètes soeurs de la Terre pouvant abriter la vie dans notre galaxie, la Voie lactée.

Kepler a jusqu'à présent détecté 2740 exoplanètes potentielles dont 122 ont été à ce jour confirmées à l'aide de télescopes et d'autres équipements.

«Kepler permet une résurgence de découvertes en astronomie et nous faisons d'excellents progrès pour déterminer si des planètes comme la nôtre sont l'exception ou la norme» dans la Voie lactée, a jugé William Borucki, responsable scientifique de Kepler.

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