Trois spationautes rejoignent l'ISS après un vol en Soyouz

Une fusée Soyouz avec à son bord trois... (Photo NATALIA KOLESNIKOVA, AFP)

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Une fusée Soyouz avec à son bord trois spationautes a décollé vendredi du cosmodrome russe de Baïkonour, dans les steppes du Kazakhstan, pour rejoindre la Station spatiale internationale (ISS) en un temps record.

Photo NATALIA KOLESNIKOVA, AFP

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Laetitia Peron
Agence France-Presse
Moscou

Trois spationautes - deux Russes et un Américain - ont rejoint vendredi matin la Station spatiale internationale (ISS) après un vol «express» d'une durée record de moins de six heures à bord d'un vaisseau russe Soyouz.

Les cosmonautes russes Pavel Vinogradov et Alexandre Missourkine et l'astronaute américain Christopher Cassidy s'étaient envolés à 20h43 GMT (16h43 au Québec) jeudi du cosmodrome russe de Baïkonour, dans les steppes du Kazakhstan, et leur vaisseau s'est arrimé avec succès à l'ISS à 2h28 GMT vendredi matin (22h28 jeudi, au Québec), a indiqué l'Agence spatiale russe (Roskosmos).

Après ce vol d'une durée record de moins de six heures, contre deux jours auparavant, et deux heures nécessaires aux procédures d'arrimage, ils ont été chaleureusement accueillis par les trois autres spationautes déjà à bord de l'ISS, selon des images de la télévision russe.

Cet énorme gain de temps est possible grâce à des améliorations technologiques permettant à la capsule Soyouz d'effectuer seulement 4 orbites autour de la Terre, contre 34 auparavant.

Ce vol «express» a été décidé après que la Russie a lancé avec succès vers l'ISS trois vaisseaux cargo Progress selon la même procédure accélérée en août, octobre et février.

Le Russe Vinogradov, qui a déjà effectué deux missions dans l'espace, dont une à bord de l'ancienne station russe Mir, a loué avant le départ les avantages d'un vol d'une si courte durée.

L'équipage est ainsi en meilleure forme pour la procédure d'arrimage, a-t-il dit.

La réduction du temps d'acheminement permet aussi d'emporter des matières biologiques pour effectuer des expériences à bord de l'ISS, ce qui n'aurait pas été possible avec un vol de deux jours, a-t-il ajouté.

«Avec un vol de si courte durée, l'équipage pourrait même emporter une glace -- et elle ne fondrait pas», a plaisanté M. Vinogradov.

Roskosmos avait commencé à élaborer un schéma de rapprochement «express» lorsque l'ISS a changé d'orbite en 2011, passant de 350 km à 400 km d'altitude.

Ces opérations ont été entreprises après la mise au rebut de la dernière navette spatiale américaine à l'été 2011. La Russie est désormais le seul pays capable d'acheminer des spationautes à l'ISS.

Les partenaires de la Russie au sein de la Station spatiale internationale ont approuvé le vol «express» pour ce lancement de Soyouz.

La Russie veut désormais appliquer cette nouvelle procédure à tous les vols de vaisseaux vers l'ISS, mais l'Agence spatiale américaine (Nasa) a indiqué qu'elle souhaitait se donner un délai de réflexion.

La Nasa a soulevé des inquiétudes sur l'obligation pour les spationautes de rester attachés à leur siège pendant le vol «express» les empêchant de se dégourdir les jambes ou se rendre dans le module habitable de la capsule comme c'était le cas auparavant.

L'agence américaine a également souligné la difficulté technique de tracer le plan de vol pour un lancement et un arrimage le même jour.

Les trois spationautes ont rejoint à bord de l'ISS le Russe Roman Romanenko, l'Américain Thomas Marshburn et le Canadien Chris Hadfield, arrivés en décembre pour une mission d'un peu moins de six mois.

Depuis son arrivée à bord de la Station, Chris Hadfield a fait sensation en tweetant et postant des photos depuis l'espace.

«Ils sont arrimés! J'étais juste à côté de la trappe, j'ai entendu/senti le métal coulisser, un bruit sourd, et ensuite le Soyouz a eu une impulsion pour vérifier qu'il était bien accroché. Trop cool», a-t-il écrit sur Twitter vendredi.

L'équipage arrivé vendredi doit regagner la Terre en septembre, après une mission de près de cinq mois.

Le succès du premier vol «express» habité semble prometteur pour le programme spatial russe, qui a connu ces derniers mois une série de revers, dont l'échec de la mise en orbite de satellites de communications ou des difficultés lors de l'arrimage à l'ISS d'un vaisseau cargo Progress.

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