Découverte récente d'une météorite martienne unique

La météorite, appelée NWA (Northwest Africa) 7034 et... (Photo fournie par l'Université du Nouveau-Mexique)

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La météorite, appelée NWA (Northwest Africa) 7034 et surnommée «Beauté noire» (Black Beauty), qui pèse 320 grammes, «raconte comment étaient les volcans sur Mars il y a 2 milliards d'années», résume M. Agee.

Photo fournie par l'Université du Nouveau-Mexique

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Agence France-Presse
Washington

Une météorite martienne de 2,1 milliards d'années découverte récemment en Afrique du Nord diffère de toutes celles trouvées jusqu'alors par sa richesse en eau et sa similitude des roches analysées par les sondes de la NASA sur Mars.

«La roche basaltique -lave refroidie- contenue dans cette météorite est similaire à la composition de la croûte martienne», explique Carl Agee, de l'université du Nouveau Mexique, un des auteurs de cette recherche parue dans la revue Science.

Et l'abondance de molécules d'eau dans cette météorite, qui en contient environ dix fois plus que dans les autres météorites martiennes connues, fait penser qu'elle se trouvait sur la surface de Mars il y a 2,1 milliards d'années, selon ce scientifique.

La météorite, appelée NWA (Northwest Africa) 7034 et surnommée «Beauté noire» (Black Beauty), qui pèse 320 grammes, «raconte comment étaient les volcans sur Mars il y a 2 milliards d'années», résume M. Agee.

«Elle nous donne aussi un aperçu de l'ancienne surface et des conditions d'environnement sur Mars comme jamais l'a fait une autre météorite», poursuit-il dans un communiqué de l'Agence spatiale américaine.

La météorite contient notamment des isotopes de l'oxygène dont le mélange est «différent» de celui trouvé sur les autres météorites martiennes et «qui pourrait provenir d'une interaction avec l'atmosphère de Mars», explique la NASA.

L'eau a pu provenir d'une source volcanique ou d'un aquifère proche de la surface, ce qui laisse penser qu'une activité aqueuse a persisté à la surface de Mars au début de sa première période géologique -l'ère de l'Amazonien, qui a débuté il y a 3 milliards d'années.

«Nos analyses du carbone montrent également que la météorite a subi une seconde transformation à la surface de Mars, ce qui explique la présence de macro-molécules de carbone organique», relève Andrew Steele, de la Carnegie Institution, autre auteur de l'étude.

Pour ce scientifique, «il s'agit de la météorite martienne la plus riche géochimiquement jamais trouvée et les analyses qui se poursuivent vont probablement révéler d'autres surprises».

«Le contenu de cette météorite pourrait remettre en question beaucoup de notions connues de la géologie sur Mars» et peut être «une référence importante pour le robot Curiosity» actuellement en mission sur Mars, avance John Grunsfeld, à la direction des sciences de la NASA.

Au total, une centaine de météorites d'origine martienne ont été retrouvées à ce jour.

Il a fallu attendre les années 1980 pour que la science puisse déterminer l'origine de ces météorites à partir de l'étude des gaz atmosphériques piégés à l'intérieur des roches.

Curiosity, la sonde la plus sophistiquée jamais envoyée sur une autre planète, se trouve depuis début août dans le cratère de Gale sur l'équateur martien pour déterminer si la Planète Rouge a été propice à la vie microbienne dans son passé.

Les météorites d'origine martienne et lunaire sont rares. La plupart proviennent de la ceinture d'astéroïdes, région du système solaire située entre Mars et Jupiter. En 2012, la Meteoritical Society avait répertorié plus de 42 000 météorites, un nombre qui augmente d'environ 1500 chaque année.

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