Un énorme nuage de débris pourrait menacer l'ISS

La Station spatiale internationale (ISS).... (Photo archives Reuters)

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La Station spatiale internationale (ISS).

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Agence France-Presse
Moscou, Russie

Un énorme nuage de débris spatiaux qui s'est formé après l'explosion mi-octobre du bloc d'accélération d'une fusée Proton-M, pourrait menacer la Station spatiale internationale (ISS), a indiqué jeudi une source dans le secteur spatial, citée par Interfax.

«On suit actuellement environ 500 débris formés après la destruction du bloc d'accélération Briz-M», a précisé cette source, ajoutant que la quantité de débris pouvait encore augmenter.

«Dans la liste des objets potentiellement dangereux (pour l'ISS, ndlr) sont apparus de nouveaux éléments», selon la même source.

Il s'agit de l'un des plus gros nuages de débris formés ces dernières années, s'ajoutant à la myriade d'autres débris déjà dans l'orbite de la Terre, un phénomène qui constitue une menace potentielle pour les satellites et la Station spatiale internationale.

L'explosion de ce bloc s'est produite le 16 octobre, selon Interfax. La fusée Proton-M, lancée début août, avait échoué à mettre en orbite deux satellites de télécommunication en raison d'une défaillance technique.

Le Briz-M peut peser jusqu'à 22,5 tonnes sans carburant, selon le centre Khrounitchev, qui fabrique les fusées Proton.

Les débris spatiaux sont un problème constant pour l'ISS qui évolue actuellement à environ 414 kilomètres au-dessus de la Terre.

Même si la taille du débris est petite, les dommages qu'il provoque en cas de collision peuvent être importants en raison de leur vitesse orbitale très élevée, de l'ordre de 8 à 10 km par seconde.

Selon la NASA, plus de 21.000 débris de plus de 10 centimètres flottent dans l'espace. Environ 500 000 font entre un et dix centimètres et plus de 100 millions font moins d'un centimètre.

La plupart d'entre eux sont générés par l'explosion de satellites ou de la partie supérieure de fusées ayant échoué à se mettre en orbite et contenant encore du carburant.

Deux événements - la destruction délibérée par la Chine d'un de ses satellites en 2007 et la collision accidentelle de satellites de télécommunication américain et russe en 2009 - ont sensiblement augmenté le nombre de débris spatiaux. De plus, il arrive que ceux-ci entrent en collision et en créent de supplémentaires.

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