Soyouz, les vétérans de l'espace

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Guy Laliberté dans l'espace
Guy Laliberté dans l'espace

Suivez l'aventure de Guy Laliberté dans l'espace. »

Guy Laliberté et ses compagnons voyageront à bord... (Photo: AFP)

Agrandir

Guy Laliberté et ses compagnons voyageront à bord d'un Soyouz de quatrième génération utilisé depuis 2002, baptisé TMA-16.

Photo: AFP

Karim Benessaieh
La Presse

Les vaisseaux Soyouz («Union», en russe) assurent depuis 1967 de façon relativement sûre le transport des cosmonautes. En 102 vols, on n'a déploré que deux accidents majeurs - dont un au premier lancement - qui se sont soldés par la mort des quatre passagers. La NASA, elle, a perdu 14 astronautes en 137 vols à bord des navettes spatiales.

La technologie utilisée pour les Soyouz, bien qu'elle ait évolué en quatre générations, reste toujours basée sur un concept simple: la division en trois modules. La capsule dans laquelle voyagent les passagers chapeaute deux autres modules qui se détachent l'un après l'autre pendant le vol. Ces deux modules, appelés orbital et de service, ne reviennent pas sur Terre et sont détruits dans l'atmosphère. La capsule continue seule son trajet jusqu'à la Station spatiale, où elle s'arrime après environ 48 heures de vol.

 

En compagnie du Russe Maksim Surayev et de l'Américain Jeffrey Williams, Guy Laliberté voyage à bord d'un Soyouz de quatrième génération utilisé depuis 2002, baptisé TMA-16 (pour «transport modifié anthropométrique», 16e vaisseau de la série). Deux autres Soyouz attendent actuellement à la Station spatiale internationale. C'est dans l'un d'entre eux que M. Laliberté quittera la station le 11 octobre prochain, avec deux nouveaux collègues. Sa capsule autopropulsée, protégée par un bouclier thermique composé de titane et d'amiante, entrera dans l'atmosphère à plus de 28 000 km/h, ce qui la chauffera à une température de 1800°C. Contrairement à la navette, la capsule ne dispose pas d'un train d'atterrissage. Elle doit donc déployer un parachute à 10 km d'altitude puis allumer ses fusées à moins de 8 m du sol pour faire passer sa vitesse de 25 à 5 km/h et amortir le choc. L'atterrissage se fait au Kazakhstan, dans une zone de plaines; l'équipe russe au sol met en moyenne une demi-heure à retrouver la capsule et en sortir les cosmonautes. Guy Laliberté devra ensuite entrer en quarantaine, vraisemblablement pour un ou deux jours, avant de pouvoir raconter en personne son aventure.

 

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer