Plus de caries, moins de cancer

Les gens qui ont plus de caries ont moins de cancer à la tête et au cou, selon... (Photo: Stefan Redel)

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Les gens qui ont plus de caries ont moins de cancer à la tête et au cou, selon une nouvelle étude américaine. Au contraire, avoir besoin d'un parodontiste à cause d'une inflammation des gencives rend plus susceptible de développer ce type de cancer, qui inclut notamment ceux de la bouche et des voies respiratoires supérieures.

Cela ne signifie pas qu'il faille cesser de se brosser les dents.

«Les bactéries qui sont responsables des caries sont de bonnes bactéries, qui protègent contre le cancer en stimulant le système immunitaire d'une certaine façon», explique l'auteure principale de l'étude, la parodontiste et épidémiologiste Mine Tezal, en entrevue téléphonique. «Elles restent présentes dans la bouche même quand on se brosse bien les dents. Dans notre étude, le nombre de caries était une variable qui représentait la quantité de bonnes bactéries.»

Ce type de cancer est le sixième plus fréquent en Amérique du Nord, avec un peu plus de 5% des cas. Au Québec, près de 400 personnes en meurent chaque année.

Les chercheurs de l'Université de Buffalo, qui publient leurs résultats dans la revue JAMA Otolaryngology, ont divisé leur groupe de 600 patients en trois, selon le nombre de caries. Ceux qui avaient le plus de caries avaient trois fois moins de risque de cancer à la tête et au cou.

Que faut-il faire pour avoir le plus possible de bonnes bactéries? «Tout d'abord, ne pas fumer, dit le Dr Tezal.

«Fumer crée de l'inflammation, ce qui permet aux mauvaises bactéries de prendre plus d'espace aux dépens des bonnes bactéries. C'est pour cette raison que les fumeurs ont souvent des maladies parodontales. Aussi, fumer réduit la quantité de salive, ce qui est néfaste pour les bonnes bactéries. Ensuite, il faut aussi éviter d'utiliser trop souvent des antimicrobiens pour l'haleine ou des antibiotiques oraux.»

Dans son étude de 2009, le Dr Tezal avait calculé que chaque millimètre supplémentaire de gravité de la maladie parodontique quadruplait le risque de cancer à la tête et au cou.

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