• Accueil > 
  • Sciences 
  • > Verglas: la pensée positive ne protège pas du stress 

Verglas: la pensée positive ne protège pas du stress

Sur le même thème

La pensée positive ne protégera pas du stress des changements climatiques. Du... (Photo: Armand Trottier, Archives La Presse)

Agrandir

Photo: Armand Trottier, Archives La Presse

Mathieu Perreault
La Presse

La pensée positive ne protégera pas du stress des changements climatiques. Du moins, c'est ce qu'on peut conclure de recherches menées sur les «bébés du verglas», dont les mères étaient enceintes au début de janvier 1998. Quand une catastrophe naturelle frappe, les foetus sont touchés par le stress de leur mère, même si elle prend les choses avec un grain de sel.

«Le degré de détresse des mères n'avait aucun impact sur les effets du stress sur le foetus», explique Suzanne King, psychologue à l'Institut universitaire de santé mentale Douglas, qui tient depuis mercredi une conférence internationale sur les effets des changements climatiques sur les femmes enceintes. «Ce qui comptait, c'était le nombre de jours où la maison de la mère avait manqué d'électricité et de chauffage, et l'ampleur des pertes financières. Celles qui essayaient de garder la bonne humeur n'étaient pas moins affectées.»

 

Les enfants du verglas ont un retard de 10 points de QI, une différence minime au niveau individuel mais significative au niveau de la population.

De grands pas

Les recherches sur les impacts prénataux des catastrophes climatiques permettent de faire de grands pas dans la compréhension du développement du cerveau humain.

«Chez l'homme, les bébés naissent avec le cerveau déjà pleinement fonctionnel», explique Barbara Clancy, biologiste à l'Université du centre de l'Arkansas, qui a mis au point une base de données comparant les stades de développement des foetus de rats, de souris, de primates et humains. «Ils sont capables d'opérations mathématiques complexes, c'est fascinant. On ne s'en rend pas compte à cause de leur manque de coordination, de leur aspect lourdaud. C'est pourquoi les impacts majeurs de l'environnement extérieur sur le développement du cerveau surviennent durant la grossesse», ajoute-t-il.

La base de données de Mme Clancy permet de bénéficier des connaissances très poussées acquises chez les foetus animaux. «Nous avons mis au point une équivalence qui s'avère très robuste.»

 

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer