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Les photos de 2012: le printemps érable J'aime (15 votes)

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  • Au début du mois de mai, place Émilie-Gamelin, un drôle de personnage vient se mêler aux manifestants. Il marche à leurs côtés, distribue des câlins, même aux policiers, affronte coups de matraque et gaz lacrymogènes sans perdre son sourire, et porte fièrement le carré rouge. Bientôt, Anarchopanda deviendra la mascotte du printemps étudiant. | 28 décembre 2012

    Bernard Brault, La Presse 

    Au début du mois de mai, place Émilie-Gamelin, un drôle de personnage vient se mêler aux manifestants. Il marche à leurs côtés, distribue des câlins, même aux policiers, affronte coups de matraque et gaz lacrymogènes sans perdre son sourire, et porte fièrement le carré rouge. Bientôt, Anarchopanda deviendra la mascotte du printemps étudiant. 

  • C'était le début du mois de mai, il faisait chaud comme l'été, et la colère des étudiants était en train de contaminer le reste de la société. À la faveur des soirées qui s'allongeaient, les citoyens indignés ont commencé à descendre dans la rue, casseroles et cuillères à la main, dans un grand tintamarre qui paralysait la circulation. | 28 décembre 2012

    Bernard Brault, La Presse 

    C'était le début du mois de mai, il faisait chaud comme l'été, et la colère des étudiants était en train de contaminer le reste de la société. À la faveur des soirées qui s'allongeaient, les citoyens indignés ont commencé à descendre dans la rue, casseroles et cuillères à la main, dans un grand tintamarre qui paralysait la circulation. 

  • Un manifestant se penche pour ramasser une bombe lacrymogène, avant de la lancer vers les policiers. « Cette fois-là, le vent soufflait du bon côté, dit Édouard Plante-Fréchette. Mais je n?ai jamais reçu autant de gaz que ce jour-là. J?étais mal équipé. Des manifestants m?ont aidé pour que je puisse continuer à faire mon travail. » | 28 décembre 2012

    Edouard Plante-Fréchette 

    Un manifestant se penche pour ramasser une bombe lacrymogène, avant de la lancer vers les policiers. « Cette fois-là, le vent soufflait du bon côté, dit Édouard Plante-Fréchette. Mais je n?ai jamais reçu autant de gaz que ce jour-là. J?étais mal équipé. Des manifestants m?ont aidé pour que je puisse continuer à faire mon travail. » 

  • Yalda Machouf-Khadir, 19 ans, fille du député de Québec solidaire Amir Khadir, est arrêtée au domicile familial le 7 juin à l?aube. « C?était la veille du Grand Prix de Formule 1, se souvient Patrick Sanfaçon. C?est la conjointe de M. Khadir qui a ouvert la porte aux policiers. Elle est ensuite allée chercher sa fille, qui est sortie sans dire un mot. Par contre, son copain, qu?on voit derrière, était très fâché. » | 28 décembre 2012

    Patrick Sanfaçon, La Presse 

    Yalda Machouf-Khadir, 19 ans, fille du député de Québec solidaire Amir Khadir, est arrêtée au domicile familial le 7 juin à l?aube. « C?était la veille du Grand Prix de Formule 1, se souvient Patrick Sanfaçon. C?est la conjointe de M. Khadir qui a ouvert la porte aux policiers. Elle est ensuite allée chercher sa fille, qui est sortie sans dire un mot. Par contre, son copain, qu?on voit derrière, était très fâché. » 

  • Un homme est maintenu au sol par un policier pendant la manifestation du 1er mai, « Les policiers l'ont gardé comme ça pendant de longues minutes et ont forcé ses amis à reculer. À un moment, une femme s'est doucement approchée pour ramasser les lunettes de l'homme, avant qu'elles se fassent écraser. » | 28 décembre 2012

    Edouard Plante-Fréchette, La Presse 

    Un homme est maintenu au sol par un policier pendant la manifestation du 1er mai, « Les policiers l'ont gardé comme ça pendant de longues minutes et ont forcé ses amis à reculer. À un moment, une femme s'est doucement approchée pour ramasser les lunettes de l'homme, avant qu'elles se fassent écraser. » 

  • Une femme, le visage peint en rouge, parmi la dizaine de milliers de manifestants au rassemblement du 23 février, à Montréal. C?était l?une des premières manifestations étudiantes à prendre d?assaut le centre-ville de Montréal. Personne ne se doutait encore que le printemps serait hâtif cette année-là... | 28 décembre 2012

    Patrick Sanfaçon, La Presse 

    Une femme, le visage peint en rouge, parmi la dizaine de milliers de manifestants au rassemblement du 23 février, à Montréal. C?était l?une des premières manifestations étudiantes à prendre d?assaut le centre-ville de Montréal. Personne ne se doutait encore que le printemps serait hâtif cette année-là... 

  • Appel au calme ? Un policier tire une bombe assourdissante en direction des manifestants pour disperser la foule lors de la manifestation du 20 avril. On distingue le projectile à l?extrême gauche de l?image. | 28 décembre 2012

    David Boily, La Presse 

    Appel au calme ? Un policier tire une bombe assourdissante en direction des manifestants pour disperser la foule lors de la manifestation du 20 avril. On distingue le projectile à l?extrême gauche de l?image. 

  • Des policiers jettent un homme au sol pendant que son amie tente de lui porter secours, lors de la manifestation du 20 avril près du Palais des congrès de Montréal, où le premier ministre Jean Charest parlait du Plan Nord.  « L?un de nos photographes, qui couvrait la manifestation, avait besoin d?une carte mémoire de toute urgence. Pendant que je courais à sa rencontre, il y a eu cette intervention juste devant moi. » | 28 décembre 2012

    David Boily, La Presse 

    Des policiers jettent un homme au sol pendant que son amie tente de lui porter secours, lors de la manifestation du 20 avril près du Palais des congrès de Montréal, où le premier ministre Jean Charest parlait du Plan Nord. « L?un de nos photographes, qui couvrait la manifestation, avait besoin d?une carte mémoire de toute urgence. Pendant que je courais à sa rencontre, il y a eu cette intervention juste devant moi. » 

  • « Va t?en, Marco ! Ils vont t?arrêter toi aussi ! » En entendant la voix, le photographe Marco Campanozzi a reconnu celle de son collègue vidéaste Martin Chamberland, à droite sur la photo, qui venait de se faire arrêter par les policiers. Une quinzaine de manifestants s'étaient introduits en cette matinée du 13 avril dans les bureaux montréalais ministre de l?Éducation. Parmi les huit personnes arrêtées dans les affrontements qui ont suivi, deux étaient journalistes en reportage pour La Presse. | 28 décembre 2012

    Marco Campanozzi, La Presse 

    « Va t?en, Marco ! Ils vont t?arrêter toi aussi ! » En entendant la voix, le photographe Marco Campanozzi a reconnu celle de son collègue vidéaste Martin Chamberland, à droite sur la photo, qui venait de se faire arrêter par les policiers. Une quinzaine de manifestants s'étaient introduits en cette matinée du 13 avril dans les bureaux montréalais ministre de l?Éducation. Parmi les huit personnes arrêtées dans les affrontements qui ont suivi, deux étaient journalistes en reportage pour La Presse. 

  • L'un des participants d'une manifestation qui s'est déroulée le 5 avril dans le centre-ville de Montréal. « En essayant de faire une photo de manifestation originale, se souvient le photographe Robert Skinner, j'ai vu que je pouvais tenter de cadrer un manifestant à travers une petite déchirure dans une bannière rouge qui s'ouvrait, pendant de courts moments, grâce au vent. J'ai pris environ une vingtaine de clichés à travers la fente. » | 28 décembre 2012

    ROBERT SKINNER, LA PRESSE 

    L'un des participants d'une manifestation qui s'est déroulée le 5 avril dans le centre-ville de Montréal. « En essayant de faire une photo de manifestation originale, se souvient le photographe Robert Skinner, j'ai vu que je pouvais tenter de cadrer un manifestant à travers une petite déchirure dans une bannière rouge qui s'ouvrait, pendant de courts moments, grâce au vent. J'ai pris environ une vingtaine de clichés à travers la fente. » 

  • Le mineur ? Un manifestant équipé d'une pioche, tel un mineur d'un autre siècle, quitte le parc Émilie-Gamelin en direction du Palais des congrès. « Plus tard, j'ai revu le manifestant sans sa pioche, dit le photographe Alain Roberge. J?ai revu la pioche entre les mains d?un autre manifestant, qui s'en servait pour arracher des bouts d'asphalte avant de les lancer vers les policiers. » | 28 décembre 2012

    Alain Roberge, La Presse. 

    Le mineur ? Un manifestant équipé d'une pioche, tel un mineur d'un autre siècle, quitte le parc Émilie-Gamelin en direction du Palais des congrès. « Plus tard, j'ai revu le manifestant sans sa pioche, dit le photographe Alain Roberge. J?ai revu la pioche entre les mains d?un autre manifestant, qui s'en servait pour arracher des bouts d'asphalte avant de les lancer vers les policiers. » 

  • Le 7 juin, lors de la manifestation contre le Grand Prix de Montréal, le photographe Ivanoh Demers était en devoir. « J?ai alors sauté dans ma voiture, je croyais qu?ils se rendaient Place du Canada. » Il constate que les manifestants ont changé de destination. « J?ai rapidement marché vers la rue Crescent.  J?étais un des premiers sur place quand les manifestants ont commencé à saisir les barrières de métal et les lancer vers les policiers. » | 28 décembre 2012

    Ivanoh Demers, La Presse 

    Le 7 juin, lors de la manifestation contre le Grand Prix de Montréal, le photographe Ivanoh Demers était en devoir. « J?ai alors sauté dans ma voiture, je croyais qu?ils se rendaient Place du Canada. » Il constate que les manifestants ont changé de destination. « J?ai rapidement marché vers la rue Crescent. J?étais un des premiers sur place quand les manifestants ont commencé à saisir les barrières de métal et les lancer vers les policiers. » 

  • Accalmie et débris ? Les policiers de la Sûreté du Québec se mettent en rang pour faire face aux manifestants. « Il y a eu une accalmie et j?ai pu m?approcher des policiers, dit Édouard Plante-Fréchette. Le sol était jonché de débris. On distingue au moins deux boules de billard à terre. » | 28 décembre 2012

    Édouard Plante-Fréchette, La Presse 

    Accalmie et débris ? Les policiers de la Sûreté du Québec se mettent en rang pour faire face aux manifestants. « Il y a eu une accalmie et j?ai pu m?approcher des policiers, dit Édouard Plante-Fréchette. Le sol était jonché de débris. On distingue au moins deux boules de billard à terre. » 

  • Un policier repousse un manifestant. « Celui-là avait une barre de fer, se souvient le photographe. J?en ai vu un autre avec le mât d?un drapeau du Québec. » | 28 décembre 2012

    Édouard Plante-Fréchette, La Presse 

    Un policier repousse un manifestant. « Celui-là avait une barre de fer, se souvient le photographe. J?en ai vu un autre avec le mât d?un drapeau du Québec. » 

  • Deux manifestants jettent une poubelle dans un feu allumé au coin des rues Saint-Denis et Ontario, dans le Quartier Latin de Montréal, le soir du 19 mai. « J?avais assisté plus tôt à une arrestation violente d?un manifestant, où j?avais dû crier pour dire aux policiers d?arrêter de frapper le gars », raconte Olivier Pontbriand. «Deux feux avaient été allumés J?ai pris cette photo de deux émeutiers, dont le dos était éclairé par le second feu derrière nous. » | 28 décembre 2012

    Olivier Pontbriand, La Presse 

    Deux manifestants jettent une poubelle dans un feu allumé au coin des rues Saint-Denis et Ontario, dans le Quartier Latin de Montréal, le soir du 19 mai. « J?avais assisté plus tôt à une arrestation violente d?un manifestant, où j?avais dû crier pour dire aux policiers d?arrêter de frapper le gars », raconte Olivier Pontbriand. «Deux feux avaient été allumés J?ai pris cette photo de deux émeutiers, dont le dos était éclairé par le second feu derrière nous. » 

  • Inanimé sur un brancard d?Urgences-santé, la bouche et l?arcade sourcilière ensanglantées, un manifestant est soigné par des ambulanciers le soir du 20 mai. | 28 décembre 2012

    Robert Skinner, La Presse 

    Inanimé sur un brancard d?Urgences-santé, la bouche et l?arcade sourcilière ensanglantées, un manifestant est soigné par des ambulanciers le soir du 20 mai. 

  • Marée rouge ? Montréal n?avait pas vu pareille manifestation depuis des années... Le 22 mars, une marée rouge a déferlé dans le centre-ville de la métropole, dans un cortège s?étendant sur près de cinq kilomètres. Depuis l'hélicoptère, le photographe Alain Roberge avait un point de vue splendide sur la progression de la manifestation. | 28 décembre 2012

    Alain Roberge, La Presse 

    Marée rouge ? Montréal n?avait pas vu pareille manifestation depuis des années... Le 22 mars, une marée rouge a déferlé dans le centre-ville de la métropole, dans un cortège s?étendant sur près de cinq kilomètres. Depuis l'hélicoptère, le photographe Alain Roberge avait un point de vue splendide sur la progression de la manifestation. 

  • Le 16 mai, en cette soirée de temps chaud, une manifestation « nue » a attiré quelques centaines de participants dénudés au centre-ville de Montréal. « Après les affrontements de Victoriaville, tout était beaucoup plus calme », se souvient Édouard Plante-Fréchette. Difficile en effet de lancer des cailloux à poil... « Les policiers riaient. Mais j?ai trouvé ça difficile à photographier. On veut respecter les gens, mais on doit aussi les photographier comme ça... » | 28 décembre 2012

    Édouard Plante-Fréchette, La Presse 

    Le 16 mai, en cette soirée de temps chaud, une manifestation « nue » a attiré quelques centaines de participants dénudés au centre-ville de Montréal. « Après les affrontements de Victoriaville, tout était beaucoup plus calme », se souvient Édouard Plante-Fréchette. Difficile en effet de lancer des cailloux à poil... « Les policiers riaient. Mais j?ai trouvé ça difficile à photographier. On veut respecter les gens, mais on doit aussi les photographier comme ça... »