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Nos immigrants qualifiés affrontent ignorance et mépris

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Isabelle-Anne Bélanger

Comme les médias le dénoncent ponctuellement, je constate actuellement, grâce à une personne dans mon entourage, qu'il est extrêmement difficile pour les immigrants qualifiés et universitaires de s'intégrer au marché du travail, malgré toute leur bonne volonté et leur grande capacité d'adaptation.

Cet homme proche vit cette situation et se bat chaque jour pour avoir sa place au sein de la société québécoise, pour qu'on lui laisse la chance de devenir un citoyen québécois, un travailleur québécois à part entière.

Selon mes observations, depuis plusieurs mois, s'intégrer au Québec dans le marché du travail n'est ni une question de compétence ni une question de volonté. Les immigrants de bonne volonté font souvent face à un mur d'ignorance, de peur ou d'incompréhension.

Si le Québec veut réussir son intégration des immigrants, il doit comprendre que l'intégration dans la société passe par l'intégration au travail. Sans travail, c'est l'isolement, la baisse de l'estime de soi et l'augmentation de la frustration vis-à-vis de la société d'accueil.

Heureusement, cette personne de mon entourage a la chance et la richesse d'être entourée de Québécois qui lui font découvrir les richesses de notre culture. Malgré la fin de non-recevoir dont François est victime sur le marché du travail, il peut tout de même découvrir la gentillesse et l'ouverture d'esprit de quelques Québécois. Mais quelle ouverture? Les Québécois sont-ils réellement ouverts ou se targuent-ils de l'être pour se donner bonne conscience? La société québécoise est-elle réellement prête à faire face à une vague d'immigration qui répond à un besoin réel de renouvellement des générations?

Tout comme les Québécois, lui aussi est riche en compétences, en qualités humaines et en culture. Dans son pays d'origine, François a obtenu une formation en gestion et comptabilité. Il a été le gestionnaire principal d'une station d'essence et d'une clinique dentaire où il recevait les diplomates les plus importants du pays. À la station d'essence d'une grande multinationale pour laquelle il a travaillé, à 23 ans, il était celui qui obtenait les meilleurs résultats de vente de toute la région. Dix ans plus tard, il pensait venir s'établir au Canada, croyant au rêve possible d'une vie encore plus riche de différence et d'expérience.

Depuis son arrivée, chaque jour, son estime diminue. Alors qu'il multiplie les démarches pour se trouver un emploi en appelant proactivement des employeurs, des agences de placement et des agences d'aide en placement pour les immigrants, rien n'y fait. Malgré tous ses efforts, rien ne colle.

Son estime diminue de jour en jour et il est au bout du rouleau. Alors qu'il abaisse ses standards pour se trouver un emploi et qu'il postule pour des emplois pour lequel il est plus que surqualifié, on lui ferme la porte au nez, parfois avec ce qu'il ressent comme du mépris.

Fait-il face à du racisme caché? La situation est-elle pire qu'à l'habitude en période de crise économique? Je n'y crois pas. J'ai entendu de nombreuses autres histoires d'immigrants qualifiés qui n'ont pu se trouver un emploi et qui sont repartis ou qui ont dû retourner sur les bancs de l'école à 30 ou 40 ans parce que le Québec ne les avait pas prévenus que leur diplôme n'était pas reconnu... Pourtant, on les avait soigneusement sélectionnés pour leurs compétences.

Comme les autres, François a été sélectionné parce qu'il était un des meilleurs parmi le lot. Les immigrants sont soigneusement choisis selon leur compétence par le gouvernement du Québec d'après un système de points.

Le gouvernement du Québec fait-il de la fausse représentation dans les ambassades pour accueillir du «cheap labor», donner aux immigrants les emplois dont les Québécois se prévaudront en dernier recours? Les immigrants sont en droit de s'attendre à plus de leur société d'accueil.

Afin de mettre fin à cette situation intolérable pour de nombreux nouveaux arrivants, le gouvernement du Québec se doit d'agir rapidement puisque sans les immigrants, le Québec fera face à une décroissance importante.

Le gouvernement du Québec doit aussi agir pour informer de manière adéquate les immigrants qui se présentent aux ambassades étrangères pour des séances d'information, cesser de leur donner un portrait mensonger de la situation et imposer, par des politiques, des programmes subventionnés d'insertion des immigrants.

Le Québec doit agir dès maintenant sans quoi il fera face à une frustration généralisée de la part d'une génération d'immigrants à qui on a menti pour les attirer vers le «Nouveau Monde» et à qui on promettait un avenir meilleur.

L'auteure est de Montréal.

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Commentaires (25)
    • je trouve que mattgilles et maltais exagèrent un peu. Il y'a Le diplôme,l'expérience ,les activités professionnelles et les publications de recherche le cas echéant. Les intutilés des travaux des universitaires se trouvent sur Internet. Il suffit d'ecrire le nom de la personne.Les services d'equivalences connaissent bien leur métier croyez moi. Faites un tour chez eux et renseignez vous sur les procédures et ces histoires de triche sur les diplômes. Les Quebecois ne sont dupes.
      Et puis il y'a les entretiens avant embauche.
      Je pense qu'on pourrait passer des tests techniques ou une période probatoire avant l'engagement finale au travail mais pas uniquement aux immigrants.

    • Nombre de fois j'ai eu à travailler avec des "maîtres" et "docteurs" du Maroc ou d'autres pays de cette région, jamais, et je dis bien jamais, j'aurais pu imaginer la piètre qualité de leur travail. Des travaux qui ne passeraient même pas l'étape du CÉGEP étaient présentés aux études supérieures ici. Des "docteurs" ne sachant pas faire une table des matières.

      Ce qui fait qu'aujourd'hui, quand je vois sur un CV "Université Al-Chépasquoi" du Maroc, bye bye élimination automatique. La France même chose depuis qu'une astrologue a eu son doctorat avec un brouillon de niveau secondaire, leurs diplômes ne valent plus rien à mes yeux.

      Peut-être est-ce un hasard si la grande majorité des immigrés avec qui j'ai travaillé n'étaient pas compétents, et que la plupart sont des gens de grande qualité, mais moi je passe mon tour.

      Même chose pour les employeurs qui ont été pris avec LA personne qui les a poursuivi pour avoir son local pour prier, ou qui ne pouvait pas s'adapter à la culture de l'entreprise (voire la culture locale).

      On essaie de faire passer le blâme sur la ségrégation et le racisme; moi je dis que certaines personnes de piètre qualité ont creusé la tombe de toute une génération d'immigrés.

    • Excellent article !

      Quel beau sujet que celui du problème de l'intégration économique des immigrants ?
      Tout d'abord, je me présente : Immigrant au Qc depuis 7 ans, période de frustration passée depuis longtemps, je connais mieux le Québec depuis que je suis dans le système. Je suis débarqué de mon petit pays africain il y a 7 ans pour faire ma maîtrise en administration au Québec, avec brio, dans un système totalement inconnu, et dans le processus, Immigration Qc m'a vendu le « Québec, terre d'accueil » et je l'ai acheté. Malgré mon diplôme éminemment québécois, cela m'a pris environ 13 mois (13 de plus que mes collègues québécois de souche) pour dénicher un boulot respectable après une recherche d'emplois soutenue et très structurée. Avant ca, j'ai du faire de petits boulots à marde pour survivre. Je me considère très chanceux car d'autres immigrants dans la même situation que moi cherchent encore du vrai travail depuis 4 ans. Cette introduction pour dire que le facteur diplôme n'est pas le plus important, il y a de nombreuses autres barrières qui freinent l'intégration des immigrants sur le marché du travail.

      Cet article relate une situation très répandue. Oui, je rencontre tous les jours des immigrants frustrés et malheureux d'essuyer des échecs dans leur quête de l'emploi pour des raisons souvent subjectives. J'en aide parfois à entrer dans le système fermé et frileux.

      Il y a quelques années, j'ai participé à une recherche sur les problèmes d'intégration à l'emploi des immigrants au Québec, du moins à une revue des études existantes. Les facteurs qui reviennent souvent pour expliquer la situation de ses immigrants majoritairement plus qualifiés que la population d'accueil (évidemment, ils sont sélectionnés sur la base des qualifications) : la non-reconnaissance des diplômes, la langue, le manque d'expérience québécoise...Les facteurs comme la discrimination viennent souvent en dernière position. Mais lorsqu'on commence par faire des analyses fines, en fonction des origines des immigrants chômeurs, on se rend vite compte que si les maghrébins et des africains ne trouvent pas d'emplois, ce n'est pas parce qu'ils ne parlent pas français ou n'ont pas de diplômes québécois, l'aspect « discrimination » devient plus significatif pour ses groupes.

      Le problème majeur est surtout le décalage énorme entre la politique d'immigration du Canada et du Québec et les réalités du marché du travail local. C'est une vraie farce cette politique, les immigrants sont comme arnaqués pour répondre à des objectifs macro-économiques souvent non avoués. J'ai assisté à des séances d'information destinées aux candidats immigrants, c'est vraiment de la vente d'une situation trop rose pour être vraie, de la fiction. Si on fait venir des immigrants ici, ce n'est pas parce qu'on peut leur garantir du travail quelque soit leurs diplômes et qualifications mais parce que leur présence permet de gonfler les statistiques sur la disponibilité de la main d'?uvre qualifiée, de façon à stabiliser le coût de cette main d'?uvre, donc améliorer la compétitivité de l'économie canadienne. C'est une politique purement macro-économique. Dans tout pays, la pénurie de la main d'?uvre qualifiée entraine la flambée des coûts de production, donc est dommageable pour l'économie. Les immigrants qualifiés sont utilisés comme des figurants dans un film de mauvais goût, une génération sacrifiée. Ils ne sont pas informés que malgré leurs diplômes, ils vont être confrontés au monopole et à la résistance des ordres professionnels de tout acabit, ces mafias des temps modernes qui protègent plus les intérêts de leurs membres et leurs acquis salariaux que la population. Cependant dans moins de 10 ans, la situation va changer de force avec le départ massif des boomers à la retraite, les entreprises québécoises vont courir derrière cette main d'?uvre immigrante méconnue ou méprisée. On entendra moins des choses comme « je préfère travailler avec un québécois de souche, même moins qualifié, parce que je suis moins à l'aise avec les ethnies et l'inconnu, dixit un dirigeant de PME que j'ai rencontré ».

      Pour tous ces pères et mères de famille qui ont abandonné leur pays pour un rêve qui s'est transformé en cauchemar, vos enfants auront plus de chances. Votre sacrifice ne sera pas vain.

    • @ lamatahari

      tu dis payer des impôts mais tu ne travailles pas ... tu peux m'expliquer?

    • Votre commentaire est teinté de subjectivité et de victimisation. Ce problème n'est PAS un problème d'immigrants. Un nombre incalculable de francophones nés au Québec sont bardés de diplômes (maîtrises et doctorats) et ne se trouvent pas plus d'emploi. Notre société encourage et valorise les métiers manuels au détriment des universitaires et cette injustice est vécue par les québécois de TOUTES LES ORIGINES. J'ai un ami ingénieur avec un maîtrise et 3 ans avant qu'il ne se trouve un emploi convenable. Néo-québécois, arrêtez de vous sentir toujours en victime il n'y a pas que les immigrants qui en arrachent.

    • C'est très clair qu'il y a une ségrégation!
      La phrase qui reveint toujours, c'est : Avez-vous de l'expérience de travail quabecquoise? Comme si faire du travail adminsitratif se faisait mieux ici!
      Parce qu'en Europe, on écrit avec les pieds et on ne sait pas classer les documents. Ca en est insultant parfois.
      Mon épouse s'est une fois fait refuser un emploi parce qu'elle a un accent. Oui oui, un accent!! On vient d'une ville en France, pas du fin fond d'une île perdue. C'est clairement du racisme.
      Autre point, pourquoi la grande majorité des chauffeurs de taxis sont-ils d'origine étrangère et la moitié d'entre-eux ont-ils des diplômes universitaires?? Ne me faites pas croire qu'ils choisissent ce métier par vocation!

    • En effet, ce n'est pas toujours facile de se trouver un emploi au Québec en tant qu'immigrant même si on parle ou qu'on se prend pour un Québécois.

      Très souvent, on est mal perçu par certaines personnes. Quelques préjugés nous sont accompagnés, des fois on nous décrit étant des "Voleurs de job", "nous sommes des incompétent", "nous avons de la difficulté à s'exprimer en français", "nous ne sommes pas instruits comme eux", etc. Certaines personnes sont un peu xénophones, ils ont peur des croyances religieuses, de nouvelle culture, opinions différentes, et certaines valeurs autres que québécoises.

      J'ai rédigé un texte sur mon blogue en tant qu'Asiatique sur le sujet il y a quelques temps :

      http://sousavann.blogspot.com/2007/05/pas-facile-dtre-laotien-au-qubec.html

      http://sousavann.blogspot.com/2009/01/un-laotien-qubcois-un-asiatique-qubcois.html

      J'aimerais rajouter que peut-être le Québec n'est peut-être pas la place dont les immigrants devraient s'installer pour toujours. Aller voir Toronto, les gens sont beaucoup plus respectueux et moins xénophobes envers les immigrants. Il est peut-être utile de parler anglais dorénavant si vous envisagez cette option.

      http://sousavann.blogspot.com/2009/09/francais-ou-anglais-au-qc-pour-les.html

    • Je suis moi-même immigrante, mais je n'ai pas eu de difficulté à me trouver du travail. J'ai vraiment eu de la chance. Mes parents, par contre, c'est une toute autre affaire. Quand la délégration québecoise est allée dans mon pays d'origine il y a environ 30 ans pour vanter les mérites du Québec, mes parents ont été séduits. Ils ont vite déchanté en arrivant. Les diplômes universitaires de ma mère en sciences ne valaient rien ici. L'ouverture d'esprit des entreprises québecoises vis-à-vis des professionnels étrangers, c'est souvent de la frime et c'est pour se donner bonne conscience et faire grimper leurs ventes. Les délégations québecoises font miroiter une promesse de vie meilleure, mais soit elles mentent en toute connaissance de cause, soit ce sont des incompétents à leur tête. Quel que soit la raison, le résultat est le même : des gens qualifiés font table rase, vendent leurs possessions et pourquoi? Pour se retrouver avec rien. J'aimerais bien discuter avec les responsables des délégation québecoises pour leur mettre les points sur les i.

    • Mes trois 4 sous à ce sujet.

      1) Je ne pense pas qu'il y ait un problème pour les postes qui créent réellement de la valeur, immigrant ou pas. Si vous êtes un commercial avec un historique de ventes dans un marché similaire, personne va se préoccuper des diplômes. C'est plus problématique pour les emplois plus ou moins subventionnés, qui reviennent effectivement plus souvent aux locaux. Et cela, dans n'importe quel pays. J'imagine mal un sud-américain avec français langue seconde réussir un examen de la magistrature en France, par exemple.

      2) Il vaut mieux cibler les firmes anglophones ou internationales, elles vont se préoccuper davantage de ce que vous pouvez réellement apporter. Certaines firmes du québec inc. sont notoires pour leur manque d'intérêt à l'égard de l'expérience/formation internationales. On comprend bien pourquoi elles demeurent souvent petites et centrées sur leur marché natif. Quand une fois je me suis fait demander si j'avais une équivalence québécoise de mon diplôme (maîtrise d'Insead), j'ai carrément arrêté l'entrevue.

      3) Une formation locale, un ordre professionnel et plus d'affiliations avec le contexte local sont critiques à moyen terme.

      Bonne chance et persistez!

      2 lamatahari: ça doit être moi, mais je ne comprends pas. Si vous ne travaillez pas et que vous vous faites vivre, quels impôts payez-vous? Je me permets aussi de corriger votre 4ième pagaraphe: pendant ce temps, le peuple, dont 60% ne paye pas d'impôts, ...

    • Les diplômes ne veulent rien dire. Ma conjointe, de souche, a deux baccalauréats et tout ce qu'elle se trouve, c'est des emplois de secrétaire. Une fois, elle a même échoué à décrocher un emploi de secrétaire pour un chercheur contre une candidate qui avait une MAÎTRISE en biologie!!!

      Je suis certains qu'il y a toutefois un fond de racisme chez certains employeurs. Cependant, je recommande à TOUT immigrants, même les Français, de suivre une formation gratuite en recherche d'emploi dans les carrefour jeunesse-emploi (partout au Québec). On y enseigne non seulement les astuces, mais l'attitude recherché par les employeurs québécois, qui est crucial.

      Enfin, aux Français qui nous font la leçon sur le racisme, je leur ris au visage!

    • Le maltais a surement des difficultés à percevoir la situation des immigrés.Pourtant dans les commentaires il y'a plein d'exemples de gens venant de France pour lesquels le Quebec reconnaît les compétences et les diplômes.
      En ce qui me concerne j'ai une expérience d'enseignement de niveau universitaire un peu en France et surtout au Maroc pays francophone surtou au niveau de l'enseignement universitaire scientifique. Mes diplômes de doctorat en chimie sont français (doctorat de troisième cycle et doctotorat d'Etat). Le Doctorat d'Etat a été évalué équivalent au PhD. Je n'avais même pas besoin d'évaluer mon doctorat de troisième cycle.
      Pourtant même les CEGEPS ne veulent pas de moi. Ne parlons pas des Universités et des industriels. Pour gagner ma vie ici je fais de l'entretien ménager et bientôt chauffeur de taxi.
      Quoi qu'on dise du système Nord américain qui privilégie l'expérience sur le terrain , c'est quand même un peu ingrat.
      Je sens encore que j'ai beaucoup d'energie malgré mes 50 ans.
      Je sais qu'il y'a des cadres beaucoup plus jeunes que moi qui n'arrivent pas à se frayer un chemin dans le milieu professionnel quebecois fermé aux compétences des autres pays même à son cousin la france.

    • Cessons quelques instants de parler de diplomes non-reconnus.
      Les emplois qui nécessitent (légalement ou obligatoirement) un diplome sont beaucoup moins nombreux que tout autres emplois.

      Il est certain que nos standards sont élevés pour les emplois dont une ordre, un collège ou autres organes regissent la ou les professions.

      Je viens tout juste de rencontrer un entrepreneur en jardinage tout près de chez moi, et celui-ci me dit avoir 14 employés "immigrés" très très heureux de travailler dans un domaine qu'ils connaissent et surtout qu'ils n'ont pas besoin de diplomes. Ces travailleurs gagnent très bien leur vie.

      Ces fameux diplomés de l'étranger croient que nous devrions se mettre à genoux devant eux. Et bien non, car nous avons au Canada (Québec) d'excellentes maisons d'enseignement. Ils n' ont qu'

    • Je suis moi aussi issu de l'immigration, d'un pays européen.

      Je peux vous dire que les réunions d'informations auxquelles j'ai assistées lors de ma sélection ont TOUJOURS bien insisté sur le fait que certaines professions sont régies par un ordre au Québec.
      À ce titre, les futurs immigrants savent qu'ils devront voir avec l'ordre pour une équivalence, voir peut-être refaire un complément de formation pour obtenir cette équivalence.

      À notre arrivée ici, nous ne devons pas lâcher. Comme immigrants reçus, nous sommes venus découvrir une nouvelle société et sa culture, améliorer notre situation.
      Que François garde son moral, prenne un travail même s'il est surqualifié. On se fait ainsi connaitre dans le milieu du travail et l'on peut démontrer ses compétences.
      Si la progression n'est pas assez rapide par ce chemin, peut-être considérer le retour aux études. C'est la voie que j'ai choisie.

      L'intégration à notre société d'accueil est une question de patience et aussi d'humilité.

      Bon courage à François ainsi qu'à tous les nouveaux arrivants.

      Merci au Québec de nous avoir reçus.

    • Pas encore ! Pus capable d'entendre parler des ''pauvres'' immigrants ! Des Victimes, Du Racistse et TuTTi quanTi !!!

      Sérieusement, regardez autour de vous et reveillez-vous ! On Meurt a petit feu.

      Je suis un de souche ( comme on dit) édition 1967 diplomé universitaire
      et pourtant depuis maintenant plus de 4 ans, je me cherche du travaille,
      comme lui j'aimerais bien en trouver un à la hauteur de ma valeur et de mes talents ! Pourtant, c'est le néant !
      Je ME fais vivre car je n'ai droit a aucun programmme ou argent de l'état !!

      Pendant ce temps, le peuple ( celui qui pai des impots ) crève et croule sous les débacles ( hopitaux, infrastructures, etc, etc....)

      Qui est la pour se porter à notre défense ??
      Personne
      Je paie des impots, je n'ai pas de médecin, ni boulot et je suis né ici et
      chaque jour je croise sur mon passage des fraudeurs de systeme, de passeport,
      des drogués feneants au frais de la reine, des pawn shop, etc, etc . C'est n'import quoi ! On peut tirer sur la police, on peut frauder, y a pas de problemes. Welcom in Canada on s'adapetra à tous. de tout facon Meme la Reine (thibault) fraude...

      J'arrete la, de toute facon c'est déjà trop !! Pourrions-nous dabord commencer
      par Organiser notre Société avant d'essayer de régler ceux des autres .

      NB...J'ai voyagé dans tous les continents de la planete et a plusieurs reprises,
      j'ai pris pied à terre pour de longues periodes. Je m'adapte tres bien et j'ai d'excellent rapport et amis partout sur la planète. ;-) (petit détail important dans le contexte merci)

    • Un avenir meilleur, on nous le promet à nous aussi, natifs du Québec. Il est tout à fait normal que la priorité inconditionnelle nous revienne. Il n'y a pas d'emploi de qualité pour tous, toutes et chacun, et trop d'immigrants irréalistes. Voilà tout! C'est bête, mais c'est ainsi non moins que dans vos pays d'origine.

    • ce n est pas qu un exemple eloigner, il y a qu a lire les temoignages des gens sur ce site destine aux futurs immigrants
      http://www.immigrer-au-quebec.com/temoignages.php
      ca a l air de recouper ce qui se dit ici malheureusement :(

    • Tout d'abord merci à l'auteure de l'article d'avoir partagé ce qu'elle a pu constater concrètement.

      Il y a deux problèmes en fait.

      De un, le gouvernement québecois est blamable pour sa "publicité" mensongère. Que ce soit le site de l'immigration du québec, les documents écrits ou pire au moment même des entrevues de sélection , les agents du ministère de l'immigration vous disent "avec un CV pareil vous devriez trouver du travail dans votre domaine dans les 6 mois après votre arrivée au Québec. Veuillez prévoir de quoi vivre ces 6 mois".

      De deux, il y a une bonne partie de la population québecoise d'origine canadienne française qui se sent menacée par tous ces "gens qui viennent d'ailleurs, qui vont leur voler leurs jobs et leur identité". Ce genre de personnes là trouvent "qu'on pleure trop sur la situation des immigrants". Ce genre de personnes fermées trouvent que si les immigrants se font fermer toutes les portes au nez, ce n'est pas de la discrimination, non c'est qu'ils sont trop nuls pour réussir et qu'ils ont qu'à retourner chez eux.

      Quant aux fameux diplômes que soit disant les immigrants achèteraient dans leur pays, sachez M. ou Mme Jeanpeupue, qu'il y a un ministère québecois qui évalue l'équivalence de chacun des diplômes d'un immigrant. Moyennant plus de 100$, le ministère de l'immigration prend des mois pour évaluer et comparer un diplôme étranger, en contactant les instances du pays concerné ...etc. Et bien savez-vous quoi, même avec la mention de cette "équivalence officielle" sur un CV, aucun employeur ne répond. Peut-être pensent-ils tous comme vous que le ministère de l'immigration s'est fait avoir et que le diplôme étranger a sûrement été acheté.

      Bref, ce qui est malheureux, c'est de constater cette fermeture de la part d'une grande partie des québecois d'origine. Ils ont tellement peur de l'Autre, de la différence. Comme si nous n'étions pas tous des êtres humains avec une grande base commune.

    • C'est dommage!
      Je crois que le pire est l'exclusion silencieuse. On n'est pas racistes, ni ethnocentristes, mais on est polis...
      Pourtant, un étranger formé peut apporter tellement de nouvelles idées au travail, mais aussi... énergiser cette dynamique " du pure-laineisme " qui est tellement plate, réductionniste et qui ne nous permet pas d'avancer...

    • J'abonde dans le sens de Jeanpeupue.

      Un diplôme en gestion et comptabilité acquis à l'étranger ne lui donne pas le droit d'être comptable ici à moins de passer l'examen, et même un poste de commis-comptable ou gérant serait questionnable sans une petite formation préalable ici, car les lois , la taxation et les impôts ne sont pas du tout les mêmes.

      Et gestionnaire d'une station d'essence, fusse-t-elle d'une multinationale, en quoi c'est impressionnant? Comment peut-on se targuer d'être au top des ventes dans un endroit pareil? Je la comprends pas celle-là... Et ici, généralement, les gérants de restaurant ou de commerces divers font souvent leur preuves sur le plancher d'abord en tant qu'employés avant d'être promu dans la boîte. Ça peut aller très vite si on montre de l'initiative et du talent, mais pour ça, faut accepter de prendre son trou au début. Il faut aussi pouvoir parler anglais.

      Ça n'empêche pas qu'il y a parfois racisme, mais mon intuition me dit qu'il y a surtout appréhension que votre ami n'ait pas les qualifications requises pour travailler ici. À compétences et expériences égales, si l'employeur a trouvé quelqu'un de formé ici, votre ami perdra sa chance. Et ne me dites pas que le Québec ne l'a pas averti: il y a amplement de quoi lire sur internet à ce sujet, et si le poste visé est protégé par un ordre, on leur fait signer un papier comme quoi ils en sont conscients.

      Bonne chance à votre ami et dites-lui de tenir bon. S'il a autant de bonne volonté que vous le dites, il trouvera la solution. Peut-être qu'une petite formation d'appoint le remettrait sur les rails?

    • Ouf...pas mal d'affirmations gratuites dans ce texte. De plus on ne connaît pas le portrait de cet individu, d'où vient-il, quels sont ses qualifications, ses études, ses diplômes? Les diplômes on peut aussi en trouver dans les boites de céréale.

      Un peu trop facile de prétendre sans preuves qu'il est qualifié et universitaire. Ou encore, « Les immigrants de bonne volonté font souvent face à un mur d'ignorance, de peur ou d'incompréhension. » Me semble que cela fait 40 ans que j'entends ce genre de commentaire. Peur de l'autre, ignorance....hum! Faudrait le démontrer, on reste dans les affirmations gratuites!

      En plus, votre exemple est basé sur une seule personne de votre entourage sans que nous sachions quel est votre lien avec cette personne. Puis, vous en concluez que cette situation est généralisée à tout le québec. La modération a bien meilleur goût!


    • Votre commentaire est tellement juste.

      On est en droit de se poser la question sur l'ouverture de la société québecoise à l'égard de tous les immigrants. Je dis bien tous. Je suis français, titulaire d'une licence en histoire, et maîtrise en science politique. Je n'obtiens aucune réponse de la part des employeurs sur des postes correspondant à mes compétences. Par contre..pour des postes de préposés, effectivement cela marche bien!
      Suis je venu au Québec pour faire une carrière de préposé? Dans ce cas, je peux rester dans mon pays. Affirmation que beaucoup de québécois m'ont dit ici...tu peux retourner chez toi. Belle ouverture n'est ce pas? Aussi, je suis dubitatif lorsque j'entends Yolande James se rendre à Paris pour faire venir des français au Québec...
      être français ici, c'est recevoir en pleine figure les préjugés ridicules tels que l'arrogance, le 'maudit', les 'bêtes', la prétendue saleté des français..subir le mépris et surtout l'ignorance.
      Diplômé universitaire avec près de 10ans d'expérience professionnelle, lorsque vous arrivez ici, on vous déshabille comme si à 35 ans vous n'aviez jamais rien fait de votre vie.
      Alors pourquoi? Pourquoi vient-on nous venter les mérites du québec à Paris, son marché de l'emploi dynamique et sa société d'accueil? Pour ne trouver que mépris et fermeture.
      Malgré toute la bonne volonté pour s'intégrer, rien n'y fait, portes et esprits sont tellement fermés sur de vieux clichés.

    • Je suis né en Asie du sud est. Mes parents ont immigrés ici quand j'avais 8 mois!
      Je parle le "québécois" sans aucun accent. J'ai été du primaire à l'Université dans la ville de Qc. Je suis dîplômé avec un titre professionnel (ordre professionnel).

      Pourtant, je n'ai pas pu me trouver un emploi dans mon domaine à Qc. Pourtant je remplissais toujours les conditions. J'ai même penser changer mon nom sur mes CV. Bref, j'ai dû déménager à Mtl ce qui a été plus facile. Plus de job à Mtl? Pas sûr, car je postulais à Qc sur des emplois affichés mais toujours aucun appel pour une entrevue.

      Si ça été durt pour moi, j'imagine pas pour eux.

    • Votre lettre est très juste. J'ajouterais que votre constat ne se limite pas aux immigrants nouvellement arrivés. Cela s'applique à toutes les personnes immigrantes ou issues d'une immigration de 2e génération et plus.
      Dès qu'on porte un nom à consonnance étrangère, les portes se referment, même si on parle avec un accent québécois et qu'on a étudié en français du primaire à l'université.
      Le Québec est très ouvert aux autres cultures mais garde jalousement ses emplois "purs laines'.
      Le contraste est frappant avec l'Ontario où les immigrants ont été intégrés au marché du travail, et même dans des postes de haut niveau.





    • Je trouve qu'on pleure trop la situation immigrante, au Québec. D'un autre côté, notre gouvernement n'est pas assez ferme pour imposer le respect de valeurs telles qu'égalité hommes-femmes et laïcité dans la fonction et les services publics. Il me semble qu'on fait beaucoup, beaucoup pour les nouveaux arrivants; plus que n'importe où ailleurs dans le monde. Ils ne réussissent pas aussi bien qu'ils l'avaient escompté? Je me demande à quoi ressemblerait la situation professionnelle d'un Québécois qui arriverait, avec des moyens aussi modestes que beaucoup d'immigrants arrivant ici, dans n'importe quel autre pays du globe.

      Est-ce que les gens nés ici réussissent tous aussi bien qu'ils l'avaient espéré?

      Des gestes sont posés par les gouvernements pour contrer l'ignorance et les préjugés de la société d'accueil qui mettent parfois un frein à la réussite des nouveaux arrivants, pour leur donner des cours de langue et les aiguiller dans leur cheminement. Aucune société ne peut se vanter d'être plus "politically correct" que la nôtre.

      Que devra-t-on faire de plus? Je pense qu'on est sur la bonne voie. La machine n'est pas encore assez rodée, c'est tout.

    • Francois a des problemes a se trouver un emploie parce qu'il est immigrant ou parce-que les employeurs potentiels ne reconnaissent pas son diplome, croyez-vous que si Francois était diplomé de L'U de M il aurait les mêmes problèmes. par expérience personnel la répondse est non. J'ai engagé une personne du Magreb diplomé de L'U de M sur un contrat d'une durée limitée et je l'ai recommandé pour 2 ou 3 contrats, ils les a tous obtenus laissant derrière des Québecois de souche.

      Savez-vous que dans certains pays Europeens, Africains, etc ont peut acheter un diplome, pas cher !

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