Le père Noël: pour ou contre?

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Le père Noël, loin d'être néfaste, stimule l'imaginaire des petits, assurent les spécialistes interrogées.

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Nathalie Côté, collaboration spéciale
La Presse

Doit-on inciter les enfants à croire au père Noël? Ne donne-t-on pas le mauvais exemple en leur mentant?

Le père Noël, loin d'être néfaste, stimule l'imaginaire des petits, assurent les spécialistes interrogées. «À long terme, l'imagination favorise une bonne santé mentale», indique Nathalie Parent, psychologue. Croire au père Noël n'est pas une garantie contre les maladies, mais alimenter l'imaginaire des enfants serait une bonne chose.

Les enfants de 6 ans et moins sont généralement friands de personnages imaginaires, cela fait partie du développement normal. «Leur pensée prélogique les amène à y croire. À cet âge, les petits sont dans le merveilleux. Il y a d'ailleurs beaucoup de jeux symboliques, cela leur fait du bien», explique Sylvie Bourcier, consultante et professeure au certificat en petite enfance et famille de l'Université de Montréal. Il s'agit aussi d'une belle occasion de leur parler de générosité et du plaisir de donner.

Ne pas croire au père Noël pourrait-il être néfaste? «Le désavantage, c'est que l'enfant est exclu de quelque chose qui fait partie de la société. Il peut se sentir à part, note Mme Parent. Si c'est un élément isolé, ce n'est pas un drame. Par contre, si on élimine plein de choses liées à l'imaginaire, on est en train de tuer une ressource importante chez l'enfant.»

Les questions

Mais les enfants qui croient au père Noël finiront inévitablement par remettre en question son existence. Inutile d'échafauder des explications farfelues. Les spécialistes suggèrent plutôt de les accompagner dans leurs questionnements en leur demandant ce qu'ils en pensent. Quand les enfants insistent pour connaître la vérité, c'est le moment de passer aux aveux. «On peut dire que le vrai père Noël est dans notre coeur. Que, comme parent, nous avions aussi le goût qu'il existe, car il donne du bonheur aux enfants», note Mme Bourcier. Ensuite, on peut faire d'eux des complices en leur demandant de ne pas vendre la mèche aux plus jeunes. Ainsi, la magie continue d'opérer autrement. Dans certains cas, l'enfant peut être déçu et même vivre un petit deuil. «Il faut l'accompagner et nommer ses émotions», recommande Mme Parent.

Sage ou non?

Traditionnellement, le père Noël donne des cadeaux uniquement aux enfants sages. Cet argument est souvent utilisé pour discipliner les lutins polissons. «Il vaut mieux souligner au quotidien ce qu'ils font de bien, estime Mme Bourcier. Quand un enfant a un mauvais comportement, la conséquence doit être immédiate.» D'autant plus que les enfants ne sont pas dupes, ils savent bien qu'ils auront des cadeaux malgré tout, dit Mme Parent.

***

Saviez-vous que... ?

Depuis 30 ans, les bénévoles de Postes Canada contribuent à ce que des milliers d'enfants croient au père Noël. Ils répondent à 1 million de lettres adressées au personnage annuellement. Le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD) invite aussi les petits à suivre le voyage du père Noël «en direct» sur son site.

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