Petits malaises des Fêtes: la question des cadeaux

Un cadeau n'est pas qu'un objet de consommation.... (Photo Thinkstock)

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Un cadeau n'est pas qu'un objet de consommation. «C'est aussi un objet de partage», dit le psychologue et vulgarisateur scientifique Nicolas Chevrier.

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La Presse répond pour vous à des questions d'éthique et d'étiquette à l'approche des Fêtes.

La question

Alors qu'autour de nous, plusieurs voix s'élèvent pour dénoncer la course aux cadeaux, la surconsommation, vantant au passage les mérites de la simplicité volontaire, est-ce qu'on a le droit de dire que nous, malgré tout, on aime ça, les échanges de cadeaux, qu'on aime ça, déballer et, surtout, donner?

La réponse de Nicolas Chevrier, psychologue et vulgarisateur scientifique

En ces temps de surconsommation, on a effectivement tendance à «jeter le bébé avec l'eau du bain», affirme le psychologue et vulgarisateur scientifique Nicolas Chevrier. «Bien sûr, on peut s'attarder au cadeau comme tel, concède-t-il, et comme le dit [Pierre-Yves] McSween, en a-t-on vraiment besoin? Souvent, la réponse est non.»

Mais un cadeau n'est pas qu'un objet de consommation, poursuit-il. «C'est aussi un objet de partage.» Et derrière cet objet de «partage», «il y a le geste de donner, le geste de partager, et ces gestes sont importants dans notre société, nuance le directeur clinique des Services psychologiques Séquoia. Ils nous permettent de communiquer à l'autre une attention, parfois même une émotion.» Du genre «j'ai pris le temps de choisir un truc qui te plaît, qui te fera plaisir», «je prends la peine de partager avec toi ma découverte», «j'ai passé de bons moments avec ce livre, je t'en souhaite autant».

En bref, donner, c'est surtout chercher à faire plaisir. Or, le saviez-vous? Lorsqu'on divise ce plaisir ressenti en deux parts, «celui qui donne ressent 60 % du plaisir et celui qui reçoit, 40 %». Morale: «Ce plaisir de donner [à ne pas confondre avec le plaisir d'acheter] est une partie intégrante du temps des Fêtes pour plusieurs d'entre nous, alors pourquoi s'en priver...», conclut le psy.




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