D'attaque pour la corvée du fer forgé?

Première chose à faire: se protéger adéquatement pour... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Première chose à faire: se protéger adéquatement pour travailler, recommande Vincent Blouin, président fondateur de Fer Forgé Montréal.

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Pendant tout l'été, l'équipe de Maison vous donne des trucs pour entretenir votre cour et votre maison sans souci, afin de bien profiter de la belle saison.

L'an passé, on avait mieux à faire. L'année d'avant aussi. Et les précédentes, pareillement. Convenons-en, il y a mille choses plus agréables à faire que de gratter et peindre une clôture ou un escalier en fer forgé.

Mais le noble matériau est du genre rancunier, et cette négligence, il nous la fera payer. À rouiller tant et plus, il finira par se désintégrer, alors qu'entretenu à un rythme régulier, il va durer et perdurer.

Vincent Blouin, président fondateur de Fer Forgé Montréal, nous renseigne sur les étapes à suivre pour mener à bien cette corvée.

1. Le grattage

À l'aide d'outils manuels et électriques, il faut gratter et enlever les galettes de rouille pour arriver autant que possible au fer sain. La première étape consiste à marteler la rouille, de préférence avec un marteau à piquer (flux hammer), suggère M. Blouin. 

On peut aussi employer une brosse métallique à poils durs, des grattoirs et une lime à fer. La meuleuse à tête rotative avec abrasifs ainsi que la brosse torsadée permettent d'arriver plus rapidement à un bon résultat. Pour le néophyte, la perceuse (et ses accessoires) s'avère plus sympathique d'approche et maniable que la meuleuse. M. Blouin évalue pour sa part qu'elle ne «tourne pas assez vite et n'est pas assez forte» pour le travail qu'il a à effectuer.

Mauvaise nouvelle: il y a des recoins et volutes qui compliquent le boulot? Il faut y aller manuellement.

Bonne nouvelle: il est inutile de gratter la vieille peinture qui tient bien, s'il n'y a pas de rouille.

On peut utiliser différents grattoirs et une brosse... (Photo Bernard Brault, La Presse) - image 2.0

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On peut utiliser différents grattoirs et une brosse métallique pour gratter la rouille.

Photo Bernard Brault, La Presse

2. Le nettoyage à l'acétone

Fini de gratter? Voici l'étape la plus importante... et la plus négligée, selon l'expert. On nettoie au chiffon trempé dans l'acétone. Le produit permet de «brûler» toutes les poussières, nettoyer les graisses et faire place nette avant l'application de la couche d'apprêt. «Sinon, vous appliquez votre apprêt sur une couche de poussière. Même microscopique, ça ne collera pas bien», signale-t-il. Il ne faut surtout pas rincer à l'eau avant de peindre.

3. La couche d'apprêt pour le fer

À l'huile, souvent de couleur rouille, parfois grise. Elle est faite pour adhérer et agit aussi comme scellant, même s'il reste de fines particules de rouille.

4. La peinture de surface pour le fer

À l'huile, deux couches. Elles protègent la couche de fond et donnent le fini, qui peut être lustré ou mat. Pour sa part, M. Blouin dit employer souvent le fini semi-lustré. Il est résistant tout en permettant de camoufler un peu les imperfections.

La première étape des travaux: marteler la rouille.... (Photo Bernard Brault, La Presse) - image 3.0

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La première étape des travaux: marteler la rouille. À l'aide d'un marteau à piquer, on commence par marteler la rouille pour dégager les particules qui se détachent.

Photo Bernard Brault, La Presse

Et le convertisseur de rouille?

Le convertisseur de rouille promet d'éviter des heures de grattage, en transformant la rouille en produit inerte. M. Blouin utilise occasionnellement Corroseal. «C'est un produit innovant, à base d'eau, qu'il faut utiliser avec précaution, en raison de la compatibilité des produits. Il faut suivre le processus à la lettre, et ça prend un minimum de 48 heures de séchage avant de peindre, même plus», prévient M. Blouin, qui admet avoir dû reprendre des travaux dans le passé, en raison de résultats décevants. 

Chez Peintures Cité, distributeur du produit Corroseal, Connie Stevenson conseille pour sa part de peindre sans mettre d'apprêt. Et jamais sous un soleil de plomb, ni s'il va pleuvoir dans les 24 heures. 

Confier le travail à un expert

Pour alléger au maximum la corvée du fer forgé, on peut toujours la confier à un expert, de préférence un entrepreneur titulaire d'une licence de la Régie du bâtiment. Le travail peut être exécuté sur place ou en usine. À l'usine, l'objet sera décapé au jet de sable avant d'être peint. Le coût varie selon la forme de l'objet, l'état du fer et l'accès au chantier.

Pour minimiser l'entretien futur, on peut aussi faire galvaniser le fer. Sur le coup, ça représente un coût additionnel de 20 %.

En fin de compte, rappelez-vous: vous et votre patience pourrez en venir à bout. Si vous avez un petit côté obsessionnel compulsif, laissez-le s'exprimer, c'est un atout.




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