Vivre dans 308 pieds carrés

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Vue de la cuisine, du haut de la mezzanine.

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(Lantier) Lantier, petit coin de villégiature laurentien, consacre 165 acres à un nouveau quartier: Les Hameaux de la Source, qui accueillera des mini-maisons. Nous en avons visité une, déjà construite, dont les 308 pieds carrés sont occupés avec bonheur par un couple venu de la Montérégie.

«Quand j'ai rencontré Josée, je me suis mis à passer mon temps libre chez elle, raconte Marc LeBlanc. Mon fils profitait seul de notre piscine, avec ses amis. Je travaillais dans de bonnes conditions, mais trop d'heures, pour maintenir un style de vie qui ne correspondait plus à mes besoins.»

Le couple a commencé à chercher un petit coin de paradis où vivre selon son coeur.

Un domaine de 10 acres, dans les Cantons-de-l'Est, les a enchantés un certain temps. Mais ils ont écarté cette option, trop coûteuse.

«Heureusement!», se réjouissent-ils maintenant. Car ils estiment avoir trouvé mieux, aux Hameaux de la Source de Lantier, où ils habitent une mini-maison depuis le 15 décembre dernier.

«Nous sommes bien mieux ici que tout seuls sur un grand domaine, dit Marc LeBlanc. Nous avons des affinités avec les trois voisins que nous connaissons déjà.»

Tout d'abord, le nerf de la guerre: la propriété aura coûté 80 000$, terrain et infrastructures inclus, une fois qu'elle sera sur son emplacement définitif. (Elle est présentement dans l'aire de montage des Hameaux, sur pilotis.) Dans la colonne des économies: les avantages promotionnels relatifs aux premiers terrains vendus, les gains attachés à l'autoconstruction et l'utilisation de matériaux récupérés.

Josée et Marc ont acheté un plan aux États-Unis et l'ont modifié à leur convenance. Ils ont construit la maison dans un atelier loué, en se faisant assister par un charpentier, un électricien et un plombier.

La maison occupe une surface de 368 pieds carrés, pour 308 pieds carrés habitables à l'intérieur.

«Pour ma part, je ne trouve pas que vivre dans si petit a changé notre relation de couple. Nous continuons de bien nous entendre.», dit Marc LeBlanc.

Josée Godin et Marc LeBlanc, devant leur mini-maison.... (PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE) - image 2.0

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Josée Godin et Marc LeBlanc, devant leur mini-maison.

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Adieu, superflu!

La porte d'entrée donne directement dans l'espace cuisine, très bien organisé, avec ses casseroles suspendues à une poutre, son support à épices géant et sa vaisselle rangée sur d'anciennes caisses de vin fixées au mur. «Nous n'avons que des objets de tous les jours, explique Josée. Ils n'ont pas le temps de se couvrir de poussière.»

La table de la cuisine accueille facilement six convives.

L'espace de vie adjacent, qui comprend la télévision et un mini-poêle à bois Kimberly, est surélevé sur un podium qui dissimule un lit à deux places, lequel se roule comme un tiroir. La chambre principale est à la mezzanine.

Les surfaces sont revêtues de planches embouvetées et de bois de grange. «On en a passé, des journées, à sabler et chauler chaque planche du mur!», relate Josée.

«Nous avons organisé un party avec 14 adultes et des enfants. Tout le monde pouvait circuler librement.» racontent-ils.

Le mur face au sud, haut de 16 pieds, présente une longue tablette de rangement. La salle de bains sera bientôt dotée d'un fini naturel, tadelakt ou stuc. L'air est renouvelé par une paire d'échangeurs d'air de marque Lunos.

Éventuellement, une remise érigée sur le terrain servira d'atelier et de rangement. Un abri d'auto est prévu derrière la maison.

La différence entre leur mini-maison et une roulotte? «Le confort!», s'exclame Marc, qui a vécu en roulotte, avec Josée, pendant les mois d'autoconstruction. Contrairement aux maisons mobiles, les mini-maisons sont parfaitement isolées et d'une finition soignée, avec des matériaux naturels sinon nobles.

Chambre principale à la mezzanine.... (PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE) - image 3.0

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Chambre principale à la mezzanine.

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Cesser de courir

Josée a réduit sa semaine de travail à 20 heures, et Marc travaille maintenant à son compte. «Ça fait du bien de cesser de courir et de vivre dans cette belle nature, commente-t-il. Notre empreinte écologique est légère, ce qui procure une profonde satisfaction.»

Et si c'était à refaire?

«J'aimerais juste avoir un réfrigérateur plus spacieux, répond Marc. Et aussi, près de la porte d'entrée, une porte menant à une chambre froide.»

Quoi de plus normal, quand on revient de promenade avec de la truite sauvage, des champignons, des herbes et des petits fruits plein sa besace!

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