Mont-Saint-Hilaire: la maison nichée dans la montagne

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L'architecte montréalais Louis-Paul Lemieux a dessiné une maison toute en angles, où le bois de cèdre prédomine.

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Yvon Laprade

Collaboration spéciale

La Presse

C'était à l'automne 1968. C'était le temps des pommes. «Je me cherchais un chalet à proximité de Montréal», raconte Guy Latraverse, connu par certains comme le père du show-business québécois.

Pour la petite histoire, l'imprésario se trouvait alors en compagnie de Guy Béart. «Je débutais dans le métier et je l'avais fait venir au Québec», dit-il à propos du regretté et talentueux auteur-compositeur-interprète français.

«On était allés se promener en Montérégie, se souvient-il. Et on s'était retrouvés chez Pierre Pétel, qui était chef des variétés à Radio-Canada. Il m'a dit qu'il voulait vendre son petit domaine sympathique. J'ai fait une offre de 12 000 $ sur-le-champ!»

C'était le début d'une belle aventure immobilière.

«Pendant des années, se souvient-il, on s'est évadés à la campagne, Monique et moi, pour fuir le bruit de la ville. Puis, au début des années 90, on a décidé de se faire construire une grande maison, pour y habiter en permanence, pour y élever nos deux enfants.»

Plus habile à monter des spectacles de grande envergure qu'à manier la scie et le marteau, le producteur avait demandé à l'architecte montréalais Louis-Paul Lemieux de lui inventer une maison à son image, en tenant compte des besoins de sa conjointe, bien entendu.

«Il nous a soumis des plans audacieux, en nous dessinant une maison de style moderne, toute en angles, très lumineuse, et avec beaucoup de bois, dit-il. Il a utilisé des matériaux uniques, notamment du bois importé de Russie, qu'il a fait teindre en jaune, en rouge et en vert, pour donner de la couleur aux nombreuses pièces de la maison.»

«Je voulais aussi qu'on puisse apprécier la beauté de la nature, ajoute-t-il. On a tellement un beau terrain. On voulait faire entrer la lumière dans la maison, en toutes saisons.»

La construction d'un solarium faisait partie des priorités. C'est devenu la pièce anti-blues par excellence, particulièrement les jours d'automne. Pour prolonger les belles soirées d'été, le propriétaire des lieux a fait construire une véranda grillagée «même s'il n'y a pas de moustiques à Saint-Hilaire!», s'amuse-t-il à dire.

L'escalier en bois est très «aéré», et sa... (Photo fournie par le courtier) - image 2.0

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L'escalier en bois est très «aéré», et sa présence, bien que dominante, n'empêche pas la lumière du jour de pénétrer dans les pièces de la maison.

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Une nouvelle vie

Or, le temps est venu, pour le producteur et sa Monique, de rentrer en ville et de déposer leurs valises dans une grande maison de deux étages avec leur fille Rose, 25 ans, leur coloc et leur rayon de soleil.

Mais ce n'est pas sans ressentir un pincement au coeur qu'ils ont décidé de mettre la propriété nichée sur la montagne sur le marché de la revente.

«C'est une maison où nos enfants [Simon et Rose] ont grandi, se sont baignés dans le ruisseau, évoque Guy Latraverse avec une certaine émotion. On va être déchirés au moment du départ. On va vivre ça comme un deuil.»

Parce que la maison a été à la fois un havre de paix et un endroit tout désigné pour faire la fête, en famille ou avec les Yvon Deschamps, Gilles Vigneault, Robert Charlebois, Claude Léveillée. «Ç'a été une place à partys, résume l'un des pionniers de l'ADISQ. On a fait des réceptions avec une centaine d'invités, quelques fois.»

C'est ici, aussi, qu'il s'est marié. L'été dernier, pour ses 77 ans, il a réuni 27 personnes autour de la même table. «Cette maison n'a pas manqué d'amour», dit-il sur le ton de la confidence.

Et elle a été «toujours bien entretenue», insiste son propriétaire.

«Ça fait des années qu'on a un homme à tout faire, un homme de confiance, qui voit à ce que la maison soit toujours à niveau», précise-t-il.

Il n'y a qu'un «département» où l'imprésario - qui va produire le Show du Refuge avec Dan Bigras le 24 novembre -  n'est pas parvenu à s'imposer. «C'est Monique qui a toujours travaillé sur le terrain, évoque-t-il en souriant. Je l'appelle mon chef du département du jardin botanique!»

Parions qu'elle trouvera un petit coin de terre, même en ville, pour assouvir sa passion de botaniste!

Dans la grande pièce du salon, un foyer... (Photo fournie par le courtier) - image 3.0

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Dans la grande pièce du salon, un foyer pleine grandeur, qui réchauffe la maison en hiver.

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La propriété en bref

Prix demandé: 798 000 $

Année de construction: 1994

Pièces: 15, comprenant 4 chambres, 3 salles de bains, 1 salle d'eau; chauffage: foyer au salon, chaudière électrique à air pulsé, thermopompe centrale, plancher de béton radiant dans le solarium.

Superficie du terrain: 45 311 pi2

Évaluation municipale: 609 600 $

Impôt foncier: 4872 $

Taxe scolaire: 1187 $

Coût d'énergie: 7170 $

Courtières: Julie Lacroix et Suzanne Lefebvre - Sotheby's International Realty

Téléphone: 514 704-1109 et 514 239-3071

Consultez la fiche de la propriété: http://www.centris.ca/fr/maison~a-vendre~mont-saint-hilaire/21032989

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