Le chalet devenu maison

La façade de la propriété, celle qui fait... (Photo fournie par Jim Mneymneh)

Agrandir

La façade de la propriété, celle qui fait face à la rivière.

Photo fournie par Jim Mneymneh

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-Andrée Amiot

Collaboration spéciale

La Presse

Quand Lucie Bilodeau a foulé la première fois le terrain en bordure de la rivière des Mille Îles, elle a senti son coeur battre plus vite. Comme si, après des semaines de recherches pour dénicher la bonne propriété, elle venait de remporter le gros lot. Enfin, ce n'était pas tant la maison qui l'enflammait que le terrain.

IMMOBILIER-Présentation spéciale. Rosemère.Vue de la rivière

Agrandir

IMMOBILIER-Présentation spéciale. Rosemère.Vue de la rivièreEt voici la vue sur la rivière. Au loin, la rive du quartier Sainte-Rose. Photo fournie par Jim Mneymneh.

Photo fournie par Jim Mneymneh

L'emplacement en question est situé à l'embouchure de deux rivières : la rivière aux Chiens, cours d'eau tranquille, et la rivière des Mille Îles, où se déverse le petit affluent. Un site incomparable et très intime puisque de l'autre côté de la rivière aux Chiens se cache un parc faunique protégé, qui fait partie du territoire du parc de la Rivière-des-Mille-Îles.

Par-devant, vers la gauche, flotte une île non habitée. La rive de Sainte-Rose, qui borde la rivière de l'autre côté, est boisée et non construite. L'ensemble forme un havre de calme et de sérénité. On n'entend que les pagaies des kayakistes.

Pourtant, Yves, mari de Mme Bilodeau, avait des réserves. « Pas pour le terrain, qui était véritablement unique, mais devant cette maison qui demandait beaucoup, beaucoup d'amour. Et des travaux importants. » Mais quand le coeur d'une femme bat aussi fort... Lucie a réussi à convaincre son mari en lui promettant qu'il pourrait (enfin) se procurer des chiens. « Deux gros chiens. »

M. Bilodeau, dessinateur en architecture résidentielle, avait le profil idéal pour donner à la maison le look qu'elle méritait. À l'origine, les propriétaires, qui l'avaient fait construire en 1967, s'en servaient comme chalet. Au fil des ans, ils en avaient fait leur résidence principale. Après la mort du propriétaire, sa femme avait continué à vivre dans cette maison qu'ils avaient beaucoup aimée.

FAIRE REVIVRE LA MAISON

« Quand elle est partie à son tour, c'est le fils de la famille qui m'a appelé, se souvient Jim Mneymneh, le courtier de tout ce beau monde. Il cherchait à vendre la maison de ses parents à quelqu'un qui saurait la faire revivre. Il avait même refusé des offres, jugeant que les intéressés n'honoreraient pas suffisamment la mémoire de ses parents ! »

Arrive le couple Bilodeau, qui cherchait plus que tout une vue, un panorama. « Nous vivions dans une grande maison neuve avec des garages et des murs en brique pour voisins. Ça ne nous convenait pas du tout. » M. Mneymneh, qui les connaissait depuis des années, décide de leur montrer ce terrain qui, pour lui, était magique.

« Il nous a dit : "Ne regardez pas la maison, examinez plutôt le terrain", se souvient Mme Bilodeau. La magie a opéré ! »

Au début, le couple s'est servi de la maison comme chalet, comme si l'histoire se répétait. Son but, bien sûr, était d'en faire sa maison.

GRAND LIFTING

Quatorze ans plus tard, l'endroit est méconnaissable. Nous le savons parce que le courtier a conservé les photos de la première mouture. Non seulement la maison a-t-elle subi un sérieux lifting, mais encore le terrain a été agrémenté d'une piscine creusée, de deux maisonnettes et de centaines de végétaux.

À l'intérieur comme à l'extérieur, les nouveaux propriétaires ont apposé leur griffe. Ils ont reconfiguré certaines des divisions et repensé toutes les ouvertures, si bien qu'on perçoit la rivière et la verdure environnante à partir de presque toutes les pièces. Ils ont aussi ajouté un garage double à l'arrière de la maison.

Quelques éléments sont demeurés. Comme la rampe en fer forgé des escaliers et celle du balcon extérieur à l'étage qui imite un câble de bateau. Après tout, on est au bord de l'eau.

La maison est composée de quatre demi-paliers. Au rez-de-jardin, c'est la pièce de séjour. « Là où les enfants s'amusent », indique Mme Bilodeau, qui ne parle pas que de ses cinq petits-enfants. L'autre niveau comprend la cuisine, la salle à manger, un bureau et une salle de bains. « Sans seuil, pour les personnes à mobilité réduite. » Neuf marches plus haut, c'est le grand salon, avec son balcon extérieur. Finalement, tout en haut, trônent les quatre chambres.

Pour la petite histoire, Yves n'a jamais eu ses deux gros chiens. Mais Koudy, le minuscule yorkshire, a trouvé sa place dans la famille. Le couple quitte sa maison pour de nouvelles expériences. La cinquantaine l'a rattrapé, et il est temps de passer à un autre chapitre.

La propriété en bref

Prix demandé : 1 150 000 $

Année de construction : 1967

10 pièces, comprenant 4 chambres, 2 salles de bains, 2 foyers au bois

Superficie du terrain : 20 413 pi2

Évaluation municipale : 735 500 $

Impôt foncier : 4331 $

Taxe scolaires : 1901 $

Courtier : Jim Mneymneh, Re/Max 2000 Jim. 450 682-0101

Lien : http://www.centris.ca/en/houses~for-sale~rosemere/17929096

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Maison

Tous les plus populaires de la section Maison
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer