Saint-Vincent-de-Paul: retour dans l'histoire

  • La propriété est divisée en deux. À gauche, il y a deux logements. À droite, le cottage occupé par le couple. Les murs extérieurs avaient été recouverts de 10 pouces de ciment. On a dégarni jusqu'aux pierres. Puis on a refait les joints. (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

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    La propriété est divisée en deux. À gauche, il y a deux logements. À droite, le cottage occupé par le couple. Les murs extérieurs avaient été recouverts de 10 pouces de ciment. On a dégarni jusqu'aux pierres. Puis on a refait les joints.

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  • Dans la salle à manger, les éléments décoratifs ont été choisis avec soin pour refléter l'esprit de la maison. (PHOTO FOURNIE PAR ROYAL LEPAGE)

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    Dans la salle à manger, les éléments décoratifs ont été choisis avec soin pour refléter l'esprit de la maison.

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  • Plusieurs détails architecturaux ont traversé le temps dans le salon: les moulures arrondies en plâtre, les lattes en bois du plancher et des plafonds des chambres. (PHOTO FOURNIE PAR ROYAL LEPAGE)

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  • La famille a trouvé dans le grenier un morceau de papier journal daté d'octobre 1868 et collé à une planche de bois tenant à la toiture de la mansarde. Depuis, le grenier a été transformé en chambre, puis en bureau. (PHOTO FOURNIE PAR ROYAL LEPAGE)

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    La famille a trouvé dans le grenier un morceau de papier journal daté d'octobre 1868 et collé à une planche de bois tenant à la toiture de la mansarde. Depuis, le grenier a été transformé en chambre, puis en bureau.

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  • La salle de bains à l'étage était une chambre à l'origine. Les comptoirs sont en marbre ou en travertin. «Dans un seul bloc!» (PHOTO FOURNIE PAR ROYAL LEPAGE)

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    La salle de bains à l'étage était une chambre à l'origine. Les comptoirs sont en marbre ou en travertin. «Dans un seul bloc!»

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La maison de Jocelyne Labrecque et de Marc Brisebois est résolument imposante avec sa silhouette Second Empire et ses belles pierres. La clôture en fonte autour du puits de lumière et les jolies moulures en bois ajoutent à son lustre.

Mais c'est à l'intérieur qu'on comprend tous les efforts qu'ont mis les propriétaires pour la rendre... parfaite. Car, voyez-vous, le couple de jeunes septuagénaires - deux sympathiques passionnés qui n'ont pas l'habitude de capituler devant les défis - a une devise : on le fait bien ou on ne le fait pas. 

« La maison a été construite en 1826 par un forgeron appelé Amable Christin dit Saint-Amour », entreprend tout de go Jocelyne Labrecque, qui sait de quoi elle parle. L'histoire de sa propriété lui est tellement chère qu'elle a assemblé un recueil historique de 146 pages déposé à la Bibliothèque nationale pour préserver le passé de sa maison.

On la comprend. La maison installée au centre du village qu'était alors Saint-Vincent-de-Paul est celle de son enfance. « Mon père l'avait achetée en 1953. J'y ai vécu jusqu'à mon mariage, en 1965. »

« À l'époque, la maison était modeste et avait été transformée au fil des ans. Elle avait perdu de sa splendeur », se souvient le couple, qui a racheté plus tard la maison du père de Mme Labrecque. La propriété mitoyenne était alors divisée en quatre logements. 

À la fin de ses études en génie, Stéphane, le fils du couple, cherchait un appartement. Pourquoi pas la maison de Saint-Vincent-de-Paul? « On habitait alors à Lorraine. On s'est dit : «On la rénove à trois, selon ses goûts.» »

Commence alors une aventure qui s'échelonnera sur près de 20 ans, où chaque détail de la maison est examiné, soupesé, évalué et restauré selon les plans d'un des anciens propriétaires, Louis Paré, qui l'avait transformée en... 1863! 

« Au départ, la maison était de style québécois, avec le toit en mansarde. Louis Paré l'a transformée en maison de style Second Empire, une demeure plus grande, plus luxueuse. » D'ailleurs, le notaire Joseph-Wenceslas Lévesque, qui a donné son nom au grand boulevard qui longe la rivière des Prairies, y a habité alors qu'il était maire de Saint-Vincent-de-Paul, en 1903.

« On a fait réparer par des artisans tout ce qui était récupérable mais abîmé par le temps. Le reste, on l'a remplacé. » Comme le toit en zinc qui coulait et la plomberie, l'électricité. Les câbles coaxiaux sont maintenant cachés derrière les boîtes en bois. « On a récupéré le logement à l'étage pour faire de la maison un cottage avec un grenier habitable. On a arraché les murs jusqu'aux blocs de béton. Puis, on a tout solidifié. »

Un véritable projet de famille. 

Mme Labrecque, présente à toutes les étapes des restaurations, a supervisé les travaux sans l'aide d'un architecte ou d'un designer. « À mesure qu'on dégarnissait, la maison a guidé nos décisions. » Minutieuse comme son mari et son fils, elle a insisté tout au long du parcours pour faire les choses comme il faut.

« J'avais demandé aux couvreurs de ne pas placer d'évents à l'avant de la maison. Mais ils ne m'ont pas écoutée. Quand je leur ai demandé de les retirer, ils m'ont dit : «Ma petite madame, c'est vendredi, vous n'y penserez même plus après la fin de semaine.»' J'ai enlevé mes talons hauts et je suis montée sur le toit. J'ai agrippé une masse et j'ai fracassé l'évent. Puis, j'ai congédié l'ouvrier. »

La petite anecdote a eu des suites. Mme Labrecque a trouvé au fil des rénos des artisans de valeur qui l'ont écoutée. « C'était un magnifique projet. »

Le couple n'a pas encore décidé de la prochaine étape de leur vie. Leur fils a depuis longtemps quitté la maison pour fonder une famille. Condo? Maison? À suivre, donc.

La propriété en bref

> Prix demandé: 1 050 000 $

> Année de construction: 1826, restaurée de 1985 à 2006

> Pièces: Dix, dont trois chambres, trois salles de bains, deux foyers au gaz, une garage détaché, terrasse. Deux logements attenants, trois remises, une gloriette. 

> Superficie utile: 4654 pi2

> Superficie du terrain: 8690 pi2

> Évaluation municipale: 665 700 $

> Impôt foncier: 6116 $

> Taxes scolaires: 1390 $

Courtiers : Rachel Blain et Louis Danais, Royal LePage. Bureau : 450 687-1840

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