Lachine: pas trop catholique, ce presbytère

  • Cet immeuble en pierre, au toit d’ardoise, est le presbytère d’une ancienne église aujourd’hui démolie. À gauche, on a construit un garage dans le même esprit, au point qu’on croit qu’il a toujours existé; à droite, un stationnement municipal accommode la visite à petit prix. (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

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    Cet immeuble en pierre, au toit d’ardoise, est le presbytère d’une ancienne église aujourd’hui démolie. À gauche, on a construit un garage dans le même esprit, au point qu’on croit qu’il a toujours existé; à droite, un stationnement municipal accommode la visite à petit prix.

    PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

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  • Même si la cuisine est un mélange très actuel de bois, de marbre et d’inox, il s’en dégage un charme suranné qui s’insère très bien dans les lieux. Si les dimensions de la pièce ne sont pas démesurées, elles permettent néanmoins d’offrir un ilot avec son coin lunch. Une généreuse fenêtre déverse une lumière abondante et des scènes apaisantes de bord de l’eau. (Photo David Boily, La Presse)

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    Même si la cuisine est un mélange très actuel de bois, de marbre et d’inox, il s’en dégage un charme suranné qui s’insère très bien dans les lieux. Si les dimensions de la pièce ne sont pas démesurées, elles permettent néanmoins d’offrir un ilot avec son coin lunch. Une généreuse fenêtre déverse une lumière abondante et des scènes apaisantes de bord de l’eau.

    Photo David Boily, La Presse

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  • À l’avant de la maison, dès l’entrée, un bureau où une bibliothèque a été faite sur mesure : on a apporté beaucoup de soin (et de moyens) aux travaux d’ébénisterie, ce qui donne une cohérence architecturale à l’ensemble. On a conservé les radiateurs à l’eau encore fonctionnels. (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

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    À l’avant de la maison, dès l’entrée, un bureau où une bibliothèque a été faite sur mesure : on a apporté beaucoup de soin (et de moyens) aux travaux d’ébénisterie, ce qui donne une cohérence architecturale à l’ensemble. On a conservé les radiateurs à l’eau encore fonctionnels.

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  • La salle à manger renferme un magnifique vaisselier encastré aux portes en verre plombé. Les riches moulures et les arches donnent beaucoup de cachet à la pièce, sans compter le parquet en merisier et en noyer. Les plafonds très élevés ont charmé la propriétaire lors de l’achat (Photo David Boily, La Presse)

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    La salle à manger renferme un magnifique vaisselier encastré aux portes en verre plombé. Les riches moulures et les arches donnent beaucoup de cachet à la pièce, sans compter le parquet en merisier et en noyer. Les plafonds très élevés ont charmé la propriétaire lors de l’achat

    Photo David Boily, La Presse

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  • Cadeau, si l’on peut dire, du propriétaire précédent, la cave à vin logée au sous-sol arbore un plancher en ardoise, un plafond en tôle texturée et un mur de pierre. Autre «présent» de l’occupant passé, des portes de qualité supérieure qui, ici encore, se marient au style noble de la maison. (Photo David Boily, La Presse)

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    Cadeau, si l’on peut dire, du propriétaire précédent, la cave à vin logée au sous-sol arbore un plancher en ardoise, un plafond en tôle texturée et un mur de pierre. Autre «présent» de l’occupant passé, des portes de qualité supérieure qui, ici encore, se marient au style noble de la maison.

    Photo David Boily, La Presse

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Pierre Deschênes

Collaboration spéciale

La Presse

Quand vous regardez les publicités de La Presse +, vous y entendez une musique: celui qui l'a composée, c'est le propriétaire de cette maison.

Paul Maco est l'un des trois associés principaux de Apollo Music Store, une entreprise spécialisée en création musicale pour le domaine publicitaire. Comme l'expansion est devenue impossible à Montréal, on songe à explorer de nouveaux marchés: Toronto, Paris et Los Angeles. C'est justement de ce côté que risque bientôt de se retrouver Paul Maco pour développer ses affaires, tout en rapatriant à Montréal le travail à effectuer par les employés. Un intermède d'au moins cinq ans, qui incite Paul et sa femme Jennifer Bismuth, à vendre leur propriété. Comme elle ne risque pas de trouver preneur instantanément, le couple a donc décidé de se prendre à l'avance pour se défaire de cet ancien presbytère... anglican.

L'achat remonte à 2011 quand Yannick Paduano, agent d'immeuble et ami personnel de Paul, l'incite instamment à visiter cet immeuble construit en 1870. Ce dernier aime les vielles pierres, mais se fait tirer l'oreille, car il recherche intensivement depuis déjà un bon moment. Il tombera sous le charme de cette résidence de curé qui correspond à ses attentes.

De plus, le propriétaire précédent, un entrepreneur en portes et fenêtres, a fait des rénovations judicieuses: une rallonge à l'arrière de la maison, la construction d'un garage, la pose d'un drain français, une cuisine et des parquets refaits, l'ajout d'un foyer au gaz, l'installation de poignées de porte de grande qualité et, bien sûr, de nouvelles portes et fenêtres.

Paul n'a eu qu'à se concentrer à l'étage afin de réaménager les pièces, car Jennifer a donné naissance à Élie et Théo, des jumeaux. Très manuel, il a mis la main à la pâte avec son père et René Michel Vachon, un ébéniste de talent. Rénover du vieux amène son lot de problèmes à solutionner, il faut donc aimer le genre. Et Paul est un grand amateur d'antiquités et d'objets anciens; aussi la maison regorge-t-elle d'éléments d'origine mêlés à des choses plus récentes.

Le rez-de-chaussée est configuré comme toutes les constructions récentes avec des pièces à vivre ouvertes les unes sur les autres. En revanche, elles sont délimitées par des belles grandes arches qui confèrent beaucoup de style à l'ensemble. Une fenestration abondante dans le séjour donne à voir le fleuve et la marina de Lachine. La blancheur des murs tranche avec la chaude teinte des parquets; et les plafonds sont très élevés, un des éléments qui a joué dans la balance lors de l'achat. Jennifer, de culture européenne, apprécie particulièrement cet aspect qui lui rappelle l'architecture de son enfance.

À l'étage, quartiers généraux des petits et des parents: chambre, salle de bain et salle de jeu pour les premiers; les seconds disposent en prime d'un vestiaire avec fenêtre, occupant la place d'une ancienne chambre, et un système de son intégré pour cinéma.

Le sous-sol offre beaucoup d'espace pour le rangement, une salle de lavage, une cave à vin et un studio de musique pour Monsieur. Ce dernier occupe aussi le garage avec ses outils, mais on y trouve aussi les jouets des enfants... et des parents; ceux-ci peuvent facilement faire de la planche aérotractée (kiteboarding) parce que le lac Saint-Louis est à leur porte!

Plus le temps avance, plus Paul se rend compte que son domicile attire les visiteurs et qu'il devra se départir de son nid familial. Plus le temps avance, moins il a envie de vendre: c'est son ami, Yannick le courtier, qui ne sera pas content! Au pire, la maison sera louée entretemps et le couple reviendra élever les enfants, ici même, après un séjour en Californie.

La propriété en bref

> Prix demandé: 1 269 000$

> Année de construction: 1910

> Pièces: 15, dont 4 chambres, 2 salles de bains et une salle d'eau + garage

> Comprend: cuisinière, 2 réfrigérateurs, haut-parleurs au plafond dans la chambre principale et dehors, meubles faits sur mesure (valeur de 75 000$), laveuse, sécheuse, stores et rideaux.

> Évaluation municipale: 439 000$

> Impôt foncier: 3468$

> Taxe scolaire: 730$

Courtier: Yannick Paduano, Sutton immobilia, 514 622-0408




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    PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

    Cet immeuble en pierre, au toit d’ardoise, est le presbytère d’une ancienne église aujourd’hui démolie. À gauche, on a construit un garage dans le même esprit, au point qu’on croit qu’il a toujours existé; à droite, un stationnement municipal accommode la visite à petit prix.

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    Même si la cuisine est un mélange très actuel de bois, de marbre et d’inox, il s’en dégage un charme suranné qui s’insère très bien dans les lieux. Si les dimensions de la pièce ne sont pas démesurées, elles permettent néanmoins d’offrir un ilot avec son coin lunch. Une généreuse fenêtre déverse une lumière abondante et des scènes apaisantes de bord de l’eau. (Photo David Boily, La Presse)

    Photo David Boily, La Presse

    Même si la cuisine est un mélange très actuel de bois, de marbre et d’inox, il s’en dégage un charme suranné qui s’insère très bien dans les lieux. Si les dimensions de la pièce ne sont pas démesurées, elles permettent néanmoins d’offrir un ilot avec son coin lunch. Une généreuse fenêtre déverse une lumière abondante et des scènes apaisantes de bord de l’eau.

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    À l’avant de la maison, dès l’entrée, un bureau où une bibliothèque a été faite sur mesure : on a apporté beaucoup de soin (et de moyens) aux travaux d’ébénisterie, ce qui donne une cohérence architecturale à l’ensemble. On a conservé les radiateurs à l’eau encore fonctionnels.

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    La salle à manger renferme un magnifique vaisselier encastré aux portes en verre plombé. Les riches moulures et les arches donnent beaucoup de cachet à la pièce, sans compter le parquet en merisier et en noyer. Les plafonds très élevés ont charmé la propriétaire lors de l’achat (Photo David Boily, La Presse)

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    La salle à manger renferme un magnifique vaisselier encastré aux portes en verre plombé. Les riches moulures et les arches donnent beaucoup de cachet à la pièce, sans compter le parquet en merisier et en noyer. Les plafonds très élevés ont charmé la propriétaire lors de l’achat

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    Cadeau, si l’on peut dire, du propriétaire précédent, la cave à vin logée au sous-sol arbore un plancher en ardoise, un plafond en tôle texturée et un mur de pierre. Autre «présent» de l’occupant passé, des portes de qualité supérieure qui, ici encore, se marient au style noble de la maison. (Photo David Boily, La Presse)

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    Cadeau, si l’on peut dire, du propriétaire précédent, la cave à vin logée au sous-sol arbore un plancher en ardoise, un plafond en tôle texturée et un mur de pierre. Autre «présent» de l’occupant passé, des portes de qualité supérieure qui, ici encore, se marient au style noble de la maison.