Rosemère: la maison d'une vie

  • Construite en 1957 sur un terrain peu boisé, la maison semble aujourd’hui nichée en pleine forêt. Il faut d’ailleurs traverser un espace bourré d’arbres pour avoir accès à la rivière. La quiétude champêtre à quelques centaines de mètres de Laval. (Photo Robert Skinner, La Presse)

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    Construite en 1957 sur un terrain peu boisé, la maison semble aujourd’hui nichée en pleine forêt. Il faut d’ailleurs traverser un espace bourré d’arbres pour avoir accès à la rivière. La quiétude champêtre à quelques centaines de mètres de Laval.

    Photo Robert Skinner, La Presse

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  • Ces coins repas sont populaires, car ils sont situés de plain-pied, tout à côté de la cuisine, alors qu’il faut descendre quelques marches pour accéder à la salle à manger. Les chaises Tulipe d’Eero Saarinen sont authentiques. (Photo Robert Skinner, La Presse)

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    Ces coins repas sont populaires, car ils sont situés de plain-pied, tout à côté de la cuisine, alors qu’il faut descendre quelques marches pour accéder à la salle à manger. Les chaises Tulipe d’Eero Saarinen sont authentiques.

    Photo Robert Skinner, La Presse

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  • Si plusieurs sols sont recouverts de moquette, vestiges d’une autre époque, d’autres sont habillés d’ardoise québécoise. L’ensemble de la maison fait la part belle au bois, matériau fétiche du propriétaire. (Photo Robert Skinner, La Presse)

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    Si plusieurs sols sont recouverts de moquette, vestiges d’une autre époque, d’autres sont habillés d’ardoise québécoise. L’ensemble de la maison fait la part belle au bois, matériau fétiche du propriétaire.

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  • Bien que de dimension modeste, la chambre principale peut quand même accueillir un lit très grand format. On y entre aussi par ces portes vitrées qui donnent sur une passerelle surplombant le solarium. (Photo Robert Skinner, La Presse)

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    Bien que de dimension modeste, la chambre principale peut quand même accueillir un lit très grand format. On y entre aussi par ces portes vitrées qui donnent sur une passerelle surplombant le solarium.

    Photo Robert Skinner, La Presse

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  • Si le concepteur des lieux a voulu que la cuisine soit la plaque tournante à l’époque où ses enfants étaient à la maison, il s’est plus tard créé un solarium, pièce idéale pour en faire un atelier, car l’architecte était devenu peintre. (Photo Robert Skinner, La Presse)

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    Si le concepteur des lieux a voulu que la cuisine soit la plaque tournante à l’époque où ses enfants étaient à la maison, il s’est plus tard créé un solarium, pièce idéale pour en faire un atelier, car l’architecte était devenu peintre.

    Photo Robert Skinner, La Presse

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Le cas est assez inusité. Imaginez: les propriétaires vendent après l'avoir occupé durant 56 ans!

En fait, Frederick Dawson conçoit les plans de sa résidence alors qu'il n'a qu'une trentaine d'années et un diplôme en architecture de l'Université McGill en poche depuis peu. Sa thèse lui a mérité d'ailleurs la Médaille de bronze du Gouverneur Général. Le jeune homme de Winnipeg, qui avait suivi sont père lors de nombreux déménagements au Canada, se retrouve au Québec où il décide de s'établir avec son épouse Jean Towsend. Il opte pour un endroit plutôt campagnard et jette son dévolu sur Rosemère, qui n'est pas encore devenue une vraie banlieue. Le terrain choisi est adjacent à la plus vieille maison de cette municipalité, datant de 1727! En 1957, on n'y voit encore des vaches sur cette ferme et les voisins se font rares. 

Notre architecte est influencé par Frank Lloyd Wright, le maître américain en la matière: la bâtisse fera la part belle au bois. Le parement extérieur, les poutres apparentes, même les murs et quelques meubles encastrés verront valser du pin de Colombie-Britannique, du cèdre des Maritimes, du sapin rouge californien, de la pruche et de l'érable. Au sol, par endroits, on retrouve de l'ardoise des Cantons de l'Est.

À l'origine, l'immeuble comprend deux étages d'à peine huit pieds de hauteur chacun, ce qui est dans l'esprit aussi du célèbre architecte américain. Plus tard, M. Dawson fera construire un ajout: un solarium en bois dont le verre part du toit, en pente vers le rez-de-chaussée. Ce sera la pièce préférée du propriétaire pour s'adonner à sa passion: la peinture. Plusieurs toiles de Tex Dawson, son nom d'artiste, tapissent d'ailleurs un peu partout les murs.

Comme M. Dawson et sa femme ont eu deux enfants, le bâtiment comprend trois chambres à coucher à l'étage. Deux d'entre elles sont petites, ce que l'architecte regrette un peu, mais ces pièces bénéficient aujourd'hui d'une extension visuelle puisqu'une passerelle a été créée lors de la construction du solarium. En lieu et place du mur extérieur, ce nouveau passage ouvre littéralement une fenêtre sur la rallonge en contrebas. Et de charmantes portes vitrées procurent une intimité pour les dormeurs.

Après plus d'un demi-siècle au même endroit, l'heure a sonné. La maison a besoin d'être rafraîchie, mais les rénovations ne sont pas trop la tasse de thé des propriétaires qui ont chacun... 89 ans! Sans compter que la présence d'escaliers vient compliquer les déplacements et que l'entretien, en n'oubliant pas la préparation des repas, commence à peser de tout son poids.

Le couple a déjà réservé un appartement dans une résidence à Pointe-Claire où ils ont des amis anglophones. Même si M. Dawson entrevoit cette prochaine aventure comme étant une occasion de faire de nouvelles connaissances, il avoue qu'ils vont quitter leur chez-soi avec un pincement au coeur.

Après tout, ils ont passé toute leur vie d'adulte dans la même demeure, y élevant leurs enfants et collectionnant des souvenirs. Ils ont vu les arbres pousser et finir par leur cacher, sauf en hiver, la vue qu'ils ont sur la rivière des Mille-Îles auquel ils ont un accès direct. Ils sont devenus, lui surtout en tant que peintre, une célébrité locale dont le nom est même inscrit à la bibliothèque municipale. Bref, ce n'est pas qu'une maison qui est mise en vente, c'est tout un monde qui part au vent.

La propriété en bref

Prix demandé: 625 000$

Année de construction: 1957

Nombre de pièces: 8 pièces, dont 3 chambres, 1 salle de bains

Comprend: des habillages de fenêtres et quelques luminaires, système de climatisation

Évaluation municipale: 638 100$

Impôt foncier: 3665$

Taxe scolaire: 850$

Terrain boisé avec accès à la rivière

Courtier: André Beaudry, ReMax Ambiance, 514 382-5000

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