Quand partir en résidence ?

Bernard et Lucille Bonin avaient respectivement 84 et 81 ans quand la maladie a... (PHOTO THINKSTOCK)

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Julie Roy

Collaboration spéciale

La Presse

Bernard et Lucille Bonin avaient respectivement 84 et 81 ans quand la maladie a frappé. Après avoir passé 53 ans dans leur maison, ils sont partis en résidence pour personnes âgées. Leurs enfants les ont accompagnés au cours de ce changement. Voici les leçons qu'ils ont tirées de cette expérience.

Pas facile de convaincre ses parents de quitter leur maison, surtout pour emménager dans une résidence pour personnes âgées. « Mon père était prêt, mais ma mère vivait dans le déni. Ils étaient malades, alors ils n'étaient plus en mesure de rester dans leur maison », se souvient Céline Bonin. Si c'était à refaire, elle n'attendrait pas aussi longtemps avant de convaincre ses parents.

« Ce n'est pas une bonne chose d'avoir attendu qu'ils soient malades. C'est plus facile de s'adapter à un nouvel environnement quand on est en santé. » Juliana Lulelaru, courtière immobilière, a fait de nombreuses fois face à ce genre de situation. « Parfois, l'aide d'une travailleuse sociale peut aider à rendre le processus plus facile. »

VIVRE DANS PLUS PETIT

L'heure du déménagement venue, la nervosité se fait sentir. Inutile d'en rajouter en voulant tout jeter pour acheter des meubles au goût du jour. « Le but n'est pas de tout apporter, mais d'amener les meubles et les objets qu'ils utilisent tous les jours. Dans notre cas, cela a beaucoup aidé mes parents à garder leurs repères. C'est un nouveau chez-soi en plus petit, mais il faut que ça leur ressemble », dit Céline Bonin.

Si certains objets ou souvenirs peuvent sembler futiles, cela peut faire une énorme différence dans l'acceptation d'un nouveau chez-soi. Mme Bonin se souvient que sa mère a voulu apporter son robot culinaire, même si elle n'était plus en mesure de cuisiner. « Elle me l'avait demandé et pour elle, c'était important. »

VENDRE SA MAISON

Le couple a mis un an avant d'accepter de vendre sa maison. Munis d'un mandat d'inaptitude, les enfants se sont occupés de cette étape. « Nous rendions des comptes à nos parents. C'est nous qui avons fait visiter la maison et lorsqu'est venu le temps de passer chez le notaire, ils étaient là, mais nous les avons accompagnés. Pour une question de sécurité, il y avait toujours quelqu'un avec eux lors de la prise de décision », raconte la fille du couple.

Au moment de vider la maison, les enfants, en accord avec leurs parents, se sont partagé les biens. « Ma mère savait qui avait quoi et si elle en avait besoin, elle n'avait qu'à nous le demander. C'était leurs choses, c'était une question de respect. »




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