Quel puits de lumière choisir?

Le lanterneau en forme de dôme, muni d'une... (PHOTO WIKIMEDIA COMMONS)

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Le lanterneau en forme de dôme, muni d'une vitre double ou triple, est moins cher que le lanterneau en forme de pyramide.

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Une lectrice propriétaire d'un duplex à toit plat se demande quel modèle de puits de lumière choisir. Dôme ou pyramide ? Ouvrant ou non ? Donnant accès au toit ?

DÔME OU PYRAMIDE ?

Le lanterneau en forme de dôme, muni d'une vitre double ou triple, est moins cher que le lanterneau en forme de pyramide, ce qui est souvent le premier critère de choix.

Par contre, le lanterneau pyramidal a le mérite de préserver un certain cachet. « C'est le lanterneau montréalais traditionnel, que l'on installait autrefois dans les salles de bains et les cages d'escalier, explique l'architecte Jacques Gobeil, conseiller à CAA-Québec Habitation. Il se fait maintenant avec vitres thermos. »

La pyramide est parfois coiffée d'un ventilateur statique en forme de cône. « Ce dispositif n'est plus utile dans les maisons actuelles, qui ont de bons ventilateurs », explique Jacques Gobeil. Par ailleurs, la petite gouttière au périmètre intérieur du lanterneau est une bonne chose : elle recueille la condensation avant que cette dernière ne sèche naturellement.

Si la cheminée du puits est très haute, la circulation d'air y sera moins aisée. « On l'améliorera en évasant les parois de la cheminée », indique Jacques Gobeil. Cette astuce augmentera également la quantité de lumière entrant dans la pièce.

Le dôme et la pyramide présentent l'avantage d'apporter un éclairage direct, peu importe où se trouve le soleil, ce qui n'est pas le cas du puits de lumière à fenêtre verticale ou à fenêtre en pente (cette dernière est moins courante sur les toits plats).

FENÊTRE VERTICALE

Elle se trouve sur l'une des parois d'une boîte bâtie sur le toit, boîte elle-même munie d'un toit bien isolé et étanche. « Il est plus facile d'assurer l'étanchéité d'une fenêtre verticale, indique Jacques Gobeil. On l'installe comme une fenêtre de mur extérieur. On peut ainsi économiser, en achetant une fenêtre ordinaire sur le marché. » Cette fenêtre peut être ouvrante, ce qui permet d'établir une ventilation naturelle, en été.

Si la charpente du toit le permet, on peut aussi construire une coupole ou une petite tourelle dotée de fenêtres verticales tout autour. Abondante lumière assurée.

OUVRANT ?

L'une des fenêtres du lanterneau (ou l'unique fenêtre) peut être articulée, ce qui est bien pratique pour inspecter le toit ou accéder à une sortie d'urgence. « Si c'est bien fait, avec un niveau d'étanchéité supérieur et un coupe-froid magnétique bien installé, il n'y a pas de problème », assure Jacques Gobeil.

La fenêtre de toit ouvrante trouve son complément idéal avec une échelle escamotable dissimulée dans la cheminée du puits ou ailleurs.

GARANTIE

Par ailleurs, n'oublions pas la garantie du vendeur, rappelle Jacques Gobeil : elle doit être autour de 20 ans pour l'unité scellée. Si le commerçant s'occupe de l'installation, cette dernière doit faire l'objet d'une garantie de 5 ans contre les infiltrations. 

Enfin, le logo Energy Star indique une bonne performance énergétique.

CONDENSATION

« Les problèmes de condensation et d'infiltration dépendent moins du type de modèle de puits choisi que du manque de soin mis à le poser, affirme Jacques Gobeil. Ils peuvent également découler d'un comble mal ventilé. »

Même raisonnement chez Emmanuel Cosgrove. Le directeur d'Écohabitation y va même d'un conseil radical : « Ne posez pas de puits de lumière, ça ne convient pas du tout au climat québécois ! C'est jouer avec le feu. À moins de poser un puits tubulaire : scellé aux deux extrémités, il est étanche, écoénergétique, moins coûteux et plus simple à installer. Toutefois, le tube comme le puits traditionnel, il ne faut pas les installer au centre d'un toit plat, où s'accumule l'eau. L'idéal est de les placer près du parapet. »

ÉTANCHÉITÉ ET ISOLATION

Le lanterneau doit se poser sur une boîte de bois qui le rehausse de deux pieds par rapport au niveau du toit, explique Jacques Gobeil, ce qui le dégage de tout amoncellement de neige ou d'une montée d'eau, si par malheur le drain se bouche. On doit ensuite faire remonter la membrane du toit le long des parois verticales de la boîte, et la replier sur l'épaisseur de cette paroi. Les solins doivent être ajustés avec soin et faire l'objet d'un bon travail d'étanchéité. Enfin, la boîte doit être isolée au même titre qu'un mur extérieur, sur les quatre parois, de même que la cheminée du puits. Sinon, il se formera de la condensation et du givre. Ce givre fondra et l'eau viendra boursoufler le gypse du plafond, laissant croire à tort qu'il y a infiltration.

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