Doit-on s'inquiéter du givre sur les fenêtres?

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(Montréal) Ma vitre est un jardin de givre, écrivait Nelligan. Cent ans plus tard, le Québec gèle toujours et on se réveille parfois avec les fenêtres de la maison glacées.

Si ces fenêtres ont un cadre de bois et que celui-ci commence à pourrir, c'est un problème et il faut agir. Mais si les fenêtres sont en PVC, la présence de frimas n'est pas nécessairement mauvais signe, explique Bertrand Nadeau, directeur de la recherche et développement au Groupe Atis, qui commercialise notamment les produits Laflamme et Solarcan.

«Avec les produits en PVC, la condensation est visible, mais tant qu'il n'y a pas de dégradation du matériel, il n'y a pas lieu de s'inquiéter», précise M. Nadeau.

La condensation qui se forme sur les fenêtres est causée principalement par deux facteurs. À l'instar d'une bouteille de ketchup qu'on sort du frigo par temps chaud, une vitre trop froide se parera d'eau. Si la fenêtre est givrée en entier, elle n'est peut-être pas gardée suffisamment au chaud. Il faut donc vérifier si les sources de chauffage sont installées directement sous la fenêtre. Si ce n'est pas le cas, faites votre possible pour garder la fenêtre au chaud. Laissez par exemple les rideaux ouverts la nuit pour que la chaleur se rende à la surface du verre.

De plus, peu importe la qualité du verre, une installation minutieuse est essentielle.

«Comme la fenêtre est plus étroite que les murs, il faut parfois combler l'espace. C'est un coût additionnel, mais ça réduit le risque de condensation», explique Bertrand Nadeau.

Si les fenêtres ont été bien installées et qu'il n'y a pas d'infiltration d'eau dans la structure, mais qu'on observe tout de même de la condensation, il suffit d'essuyer la fenêtre, assure Bertrand Nadeau. «Avec les produits qu'on a sur le marché, c'est rare qu'on va voir des fenêtres complètement embuées comme avant. La condensation se produit surtout sur le pourtour des fenêtres.»

L'humidité, alliée de la condensation

Les fabricants de fenêtres ont réussi à trouver des matériaux qui font pratiquement disparaître toute trace de condensation. Toutefois, ils n'ont pas d'influence sur le taux d'humidité dans les maisons où elles sont installées.

«Surtout dans les salles de bains, si on n'est pas capable d'ouvrir les fenêtres, il faut mettre le ventilateur en marche. Il est important d'évacuer l'humidité au maximum, surtout pendant les mois de décembre, janvier et février», souligne Bertrand Nadeau.

Idem dans la cuisine: les hottes en acier inoxydable ne sont pas là seulement pour la déco!

L'argon, désormais bien emprisonné

Une dizaine d'années après avoir acheté leurs fenêtres bien étanches, certains propriétaires ont eu la drôle de surprise de découvrir de la buée entre les deux verres. Il y avait eu une rupture de scellement, et l'argon, inséré entre les vitres pour augmenter le rendement énergétique, s'était échappé. Les fenêtres vendues actuellement ne risquent pas de donner d'aussi mauvaises surprises, assure Bertrand Nadeau, directeur de la recherche et développement au Groupe Atis.

«Les qualités de construction et d'assemblage du verre ont beaucoup augmenté. Maintenant, on utilise un verre sur lequel des analyses ont été faites sur 20 ans et l'argon reste», précise-t-il.

Sur le web: la Société canadienne d'hypothèques et de logement offre, sur son site internet, un guide pour trouver les causes d'un taux d'humidité trop élevé dans la maison et régler le problème. Plus d'info au www.cmhc-schl.gc.ca.

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