Effervescence dans le marché de la revente de «plex»

C'est naturellement dans la région métropolitaine de Montréal... (Photo André Pichette, Archives La Presse)

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C'est naturellement dans la région métropolitaine de Montréal que les duplex, les triplex et les immeubles de quatre logements se vendent le mieux, le plus rapidement, et souvent à l'avantage du vendeur.

Photo André Pichette, Archives La Presse

Yvon Laprade

Collaboration spéciale

La Presse

À l'image du marché immobilier dans son ensemble, la demande demeure soutenue pour les duplex, les triplex et les immeubles de quatre logements, tant à Montréal qu'ailleurs au Québec. «La popularité des plex ne se dément pas sur le marché de la revente depuis les 12 derniers mois», confirme la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ), dans son analyse de juin 2018.

C'est naturellement dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal que ce type d'immeubles se vend le mieux, le plus rapidement, et souvent à l'avantage du vendeur, avec un prix moyen de 520 986 $. À Laval, le prix moyen d'un plex atteint 473 063 $, tandis que sur la Rive-Sud (Longueuil), il se situe à 403 762 $. À l'opposé, c'est dans la région métropolitaine de Trois-Rivières que le prix moyen est le plus bas, à 164 832 $.

Des offres multiples

Le courtier Sylvain Girard constate, sur le terrain, l'engouement des acheteurs pour ce type de propriétés. «Je croyais que la légère hausse des taux d'intérêt allait ralentir quelque peu l'ardeur des acheteurs, dit le courtier chez Compas Immobilier. Au contraire, c'est toujours aussi intense, c'en est même essoufflant par moments!»

Et qui sont les acheteurs? «Il y a des investisseurs, relève le courtier actif dans les quartiers centraux de Montréal, mais il y a aussi des acheteurs qui souhaitent y vivre avec leur famille ou, encore, loger le plus vieux dans un des logements, le temps qu'il poursuive ses études universitaires.»

Dans son analyse du marché, la FCIQ constate que les vendeurs sont avantagés par une certaine «rareté» de ce type d'immeubles, particulièrement à Montréal.

«La construction de nouveaux plex est rarissime, voire quasi inexistante dans plusieurs quartiers centraux. Lorsqu'un promoteur met la main sur un terrain bien situé, il est généralement plus rentable d'y construire un immeuble de plus haute densité», souligne-t-on.

La Fédération prévoit par ailleurs que le marché de la revente, tant dans le plex que dans l'unifamiliale ou la copropriété, «fracassera cette année, pour la première fois», le seuil des 85 000 transactions au Québec. À suivre.

Nombre de jours requis pour vendre un «plex»

- Dans l'île de Montréal: 73

- À Laval: 83

- Sur la Rive-Sud (Longueuil): 85

- Dans la région métropolitaine de Trois-Rivières: 105

- Dans la région métropolitaine de Saguenay: 144

Prix «par logement» des «plex»

- Plateau Mont-Royal: 355 271 $

- Côte-des-Neiges et Côte-Saint-Luc: 330 250 $

- Notre-Dame-de-Grâce et Montréal-Ouest: 304 467 $

- Anjou et Saint-Léonard: 261 950 $

- Saint-Laurent: 269 747 $

Taux d'inoccupation des logements locatifs (octobre 2017)

- Région métropolitaine de Montréal: 2,8 %

- Laval: 2,1 %

- Rive-Sud (Longueuil): 2,9 %

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Source: FCIQ, par le système Centris




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