Le RAP en perte de vitesse

Le Régime d'accès à la propriété a permis... (Photo André Pichette, Archives La Presse)

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Le Régime d'accès à la propriété a permis jusqu'à présent à un demi-million de jeunes ménages de devenir propriétaires de leur toit.

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Yvon Laprade

Collaboration spéciale

La Presse

Le Régime d'accès à la propriété (RAP) est en perte de vitesse, et le temps est venu de «moderniser» ce programme pour permettre aux jeunes acheteurs d'en bénéficier à sa juste mesure, soulève la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ).

«Ça demeure un outil très efficace pour accéder à la propriété, convient Paul Cardinal, directeur, analyse du marché, de la FCIQ, mais ce programme a grandement besoin qu'on y apporte des modifications pour tenir compte de la nouvelle réalité des ménages québécois.»

Il se dit «préoccupé» par la baisse à la fois constante et marquée des retraits au RAP au cours des dernières années.

Ainsi, en 2002, 38 880 retraits ont été effectués par des premiers acheteurs. En 2015, ce nombre a chuté à 26 910. Ces données proviennent de l'Agence du revenu du Canada.

«Il s'agit d'une baisse de 31 % du nombre de retraits [entre 2002 et 2015], calcule l'économiste. C'est beaucoup, étant donné qu'au cours de la même période, les ventes de propriétés ont augmenté de 9 %.»

«On peut en conclure que la baisse de popularité du RAP n'est pas attribuable à une diminution d'activité sur le marché immobilier», ajoute-t-il.

Des façons «innovantes»

Paul Cardinal répète qu'il faudra trouver des façons «innovantes» pour rendre plus attrayant, mais surtout plus accessible le Régime d'accès à la propriété qui a permis jusqu'à présent à un demi-million de jeunes ménages de devenir propriétaires de leur toit.

«Nous proposons plusieurs idées au gouvernement, qui sont l'objet de discussions dans l'industrie. Par exemple, pourquoi ne pas permettre aux parents qui possèdent des REER d'aider leurs enfants à acheter une première maison dans le cadre du RAP?»

La Fédération milite également en faveur de mesures permettant d'utiliser le RAP advenant la perte d'un conjoint, une séparation, un déménagement occasionné par le travail ou la décision d'héberger un membre âgé de la famille.

Il est aussi question - et c'est là une demande commune avec l'Association canadienne de l'immeuble - d'augmenter le retrait maximal à 35 000 $ par personne pour «refléter davantage la réalité des prix sur le marché immobilier», souligne Paul Cardinal. La somme maximale se situe actuellement à 25 000 $.

Mentionnons, par ailleurs, que le retrait moyen au RAP, en 2002, était de 11 431 $. Il atteignait 14 077 $ en 2015.




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