Propriété: qu'est-ce qu'une vente «rapide»?

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Valérie Vézina

Collaboration spéciale

La Presse

Les délais de vente varient beaucoup d'une région à l'autre, parfois même entre deux secteurs voisins.

Cent vingt et un jours. C'est le temps qu'il fallait attendre pour vendre sa propriété récemment, au Québec. Une moyenne compilée par la Fédération des chambres immobilières du Québec pour toutes les transactions conclues durant le premier trimestre 2016.

Salaberry-de-Valleyfield affichait à peu de choses près cette moyenne (120 jours) pour les unifamiliales vendues sur son territoire.

Mais à Drummondville, c'était plutôt 146 jours. Un couple de cette municipalité du Centre-du-Québec qui aurait vendu sa maison en trois mois pouvait donc s'estimer relativement chanceux. Tandis que pour un vendeur de L'Île-Perrot, trois mois, c'est beaucoup plus long que la moyenne locale - 86 jours. Dans un marché où les acheteurs ont beaucoup de choix, c'est encore plus important d'entrer sur le marché au prix juste. Parce qu'il y a beaucoup de compétition. Dans une banlieue comme Terrebonne, on nous a dit qu'il fallait offrir sa copropriété sous le prix du marché pour trouver preneur en decà du délai moyen, qui atteignait 148 jours. Les 438 résidences unifamiliales vendues, elles, avaient trouvé preneur un peu plus vite, soit en 108 jours en moyenne.

Dans la municipalité voisine de Mascouche, le délai n'était que de 83 jours pour une maison. Un « score » bien meilleur qu'à l'échelle de la province, donc.

En banlieue, Boucherville et Saint-Bruno (comptabilisées ensemble) enregistraient l'une des meilleures performances, soit 70 jours. L'ensemble de la Rive-Sud ? Une moyenne de 94 jours, toujours pour les unifamiliales.

Les délais, donc, varient sensiblement en fonction des villes et des quartiers.

CONDO CHERCHE PRENEUR

À l'autre bout du spectre, les vendeurs de copropriétés devaient patienter 299 jours à Granby et 414 jours à Mont-Tremblant. Ailleurs dans les Laurentides, les délais n'étaient pas aussi longs, mais les produits ne s'envolent pas vite pour autant. Presque la moitié des contrats de courtage qu'Éric Léger signe chaque année sont des deuxièmes ou des troisièmes tentatives, ses clients n'ayant pas réussi à vendre durant un premier contrat de courtage avec un autre courtier.

Pour trouver des acheteurs vite, vite, vite pour son condo, il fallait être localisé dans l'un des quartiers centraux de Montréal.

Signe de leur popularité, les plex de 2 à 5 logements s'écoulaient en moyenne en 99 jours dans le Grand Montréal et en 82 jours à Laval.

Notons que le Grand Sherbrooke comme le Grand Montréal ont connu leur meilleur début d'année depuis quatre ans, en termes de nombre de ventes résidentielles.

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