Le Sud-Ouest: l'arrondissement des grands projets

Vue depuis le balcon de Katayoun Shaybani. Elle... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE)

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Vue depuis le balcon de Katayoun Shaybani. Elle a choisi de s'installer dans le Sud-Ouest.

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L'arrondissement Le Sud-Ouest a subi de profondes et rapides transformations depuis plusieurs années... et pas toujours sans heurts. Des grands projets de Griffintown au renouveau de Saint-Henri et de Pointe-Saint-Charles, sa population change et se diversifie. Et son marché immobilier commence à reprendre son souffle.

Nul besoin de chercher bien longtemps les explications pour comprendre l'intérêt renouvelé pour ce secteur de la métropole: projets immobiliers de grande ampleur à quelques minutes du centre-ville, stations de métro, nombreuses ouvertures de commerces branchés qui côtoient ceux établis de longue date, sans compter le canal de Lachine, lieu de détente et de rencontre prisé par ses habitants.

À ces caractéristiques, ajoutez le vénérable marché Atwater et vous avez tous les ingrédients réunis pour attirer une foule de nouveaux venus qui découvrent parfois ces quartiers par hasard et décident de s'y établir. C'est aussi pour toutes ces raisons que le secteur est devenu un incontournable pour les premiers acheteurs, les jeunes familles et les investisseurs.

C'est le choix qu'a fait Katayoun Shaybani, qui s'est installée dans la Petite Bourgogne au mois d'octobre. Elle nous explique ce qui a influencé sa décision.

LE CHOIX DE... KATAYOUN SHAYBANI

Pourquoi avez-vous choisi le Sud-Ouest?

J'étais à la recherche d'un appartement et ce quartier m'est apparu comme ce qui me convenait le mieux. Je suis près du centre-ville, le canal de Lachine offre un côté naturel et j'aime l'ambiance. C'est très vivant et j'ai tout à portée de main.

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Katayoun Shaybani

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Qu'est-ce qui vous plaît le plus?

Ce qui est bien dans le secteur, c'est qu'il s'adapte aux générations. C'est calme et sécuritaire pour les gens plus âgés, mais aussi très vivant et animé pour les plus jeunes. C'est diversifié, il y a une mixité sociale et cela me plaît beaucoup. Le côté très personnel m'a aussi marqué. Le pâtissier me reconnaît, et l'autre jour, un autre commerçant me demandait des nouvelles de ma nièce.

Qu'est-ce qui est à améliorer?

Je vois que le phénomène d'embourgeoisement est très réel. C'est devenu très «trendy» d'habiter dans Le Sud-Ouest. Pour certaines personnes qui habitent ici depuis très longtemps, cela peut être dérangeant et je peux comprendre. Il est important de réfléchir à la situation et d'écouter les inquiétudes des gens qui se sentent menacés. Par exemple, ce phénomène a fait du Plateau un endroit où il est difficile d'acheter, même d'habiter. Je ne veux pas cela pour mon quartier. 

L'avis de la courtière

«C'est un marché très occupé. Mais il est à deux vitesses, analyse la courtière immobilière Emmanuelle Beaudet. [...] Depuis le mois d'avril, nous avons très peu de nouveaux inventaires. Ce qui est bon, puisque cela permet de réduire l'inventaire que nous avions. Les maisons unifamiliales se vendent très bien, car il y a très peu de nouvelles inscriptions. [...] Les nouveautés sont très recherchées.»

Par contre, dit Mme Beaudet, les demeures qui ne s'affichent pas au bon prix et qui sont moins bien entretenues peuvent rester longtemps sur la touche.

En ce moment, les vendeurs qui offrent un bien immobilier de deux chambres, une grande terrasse et un garage sont très recherchés par les acheteurs. «Si ces demeures sont affichées au bon prix, elles se vendent comme des petits pains chauds. Il peut même y avoir de la surenchère», affirme Mme Beaudet.

Autrement dit, la tendance observée depuis plusieurs années à l'avantage de l'acheteur est en train de s'inverser. Ce que confirment les dernières données trimestrielles publiées par la Fédération des chambres immobilières du Québec à propos des maisons unifamiliales, alors que le prix médian a bondi de 25 % par rapport à la même période l'année dernière. Les vendeurs de plex ont aussi un certain avantage dans les négociations.

«On a affaire à des acheteurs plus difficiles, plus nerveux. Ils reçoivent des signaux contraires, analyse Emmanuelle Beaudet. D'une part, ils entendent que le marché est aux acheteurs. Et d'autre part, ils se font dire sur place qu'ils doivent faire une offre rapidement, car il y en a déjà d'autres sur la table.»

Ventes résidentielles (au 1er trimestre de 2016*)

Le Sud-Ouest: 242 (+ 11 %)

Région métropolitaine de Montréal: 10 601 (+ 10 %)

Prix médian (au 1er trimestre de 2016*) 

Unifamiliales Le Sud-Ouest: 455 000 $ (+ 25 %)

Région métropolitaine de Montréal: 285 000 $ (+ 2 %)

Copropriétés Le Sud-Ouest: 283 265 $ (+ 4 %)

Région métropolitaine de Montréal: 230 000 $ (-1 %)

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Source: Fédération des chambres immobilières du Québec, par l'entremise du système Centris

* Données par rapport à la même période l'année dernière

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