Premier achat: «aucune urgence» pour 73 % des jeunes

Les jeunes Canadiens s'attendent à payer 350 000 $ en... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE)

Agrandir

Les jeunes Canadiens s'attendent à payer 350 000 $ en moyenne pour acquérir leur première maison, révèle le sondage Pollara.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Près des trois quarts des enfants du millénaire ne ressentent «aucune urgence» à acheter une première maison, mais la vaste majorité d'entre eux (89 %) estiment qu'il sera avantageux de devenir propriétaire.

C'est ce qui ressort d'un vaste sondage mené le mois dernier par la firme Pollara auprès de 2079 Canadiens de 19 à 35 ans pour le compte de BMO.

Parmi les principales conclusions de l'enquête, on apprend que 73 % des jeunes ne sont absolument pas pressés d'acquérir une première résidence. À peine 26 % jugent «très probable» l'achat d'une propriété d'ici un an.

Chez les autres: 

42 % préfèrent plutôt repousser l'achat pour voyager, retourner aux études ou démarrer une entreprise;

38 % craignent de se retrouver sans revenu disponible à la suite d'une acquisition;

31 % ne savent pas encore où ils comptent s'établir ou préfèrent d'abord régler leurs dettes.

Au chapitre des prix, les jeunes Canadiens s'attendent à payer 350 000 $ en moyenne pour acquérir leur première maison, révèle le sondage Pollara. La mise de fonds envisagée est de 53 000 $ en moyenne, soit 15 % du prix d'achat.

Les premiers acheteurs situés au Québec s'attendent plutôt à payer 235 000 $ en moyenne et à allonger une mise de fonds de 13 %.

Et les hypothèques?

Une fois la promesse d'achat signée, la question du financement hypothécaire constitue l'une des principales préoccupations des jeunes ménages. Chez le courtier Multi-Prêts, les premiers acheteurs représentent entre 30 et 50 % de tous les dossiers selon les régions, indique Denis Doucet, directeur de l'Académie Multi-Prêts Hypothèques, qui offre des formations spécialisées.

La plupart des premiers acheteurs québécois allongent la mise de fonds minimum au moment de l'acquisition, soit 5 %. «Les premiers acheteurs ont plus de difficulté à accumuler leur mise de fonds. Souvent, ils auront recours à leurs parents soit pour un don pour compléter leur mise de fonds, ou encore comme coemprunteurs afin de pouvoir se qualifier.»

Une observation qui se confirme dans le sondage Pollara-BMO. L'enquête révèle que 65 % des jeunes s'attendent à recevoir une aide financière de leurs parents ou d'un autre membre de la famille, qui pourrait représenter jusqu'à 10 % du coût d'achat total de la maison.

À l'autre bout du spectre, 29 % des jeunes sondés craignent de ne jamais pouvoir se payer une maison en raison de la flambée récente des prix au Canada. Et 25 % attendent - ou espèrent - une baisse de prix avant de se lancer dans l'achat d'une propriété.

______________________________________________________________________________

Note: Le sondage de Pollara a été réalisé du 14 au 17 mars 2016 auprès de 2079 Canadiens âgés de 19 à 35 ans pour le compte de BMO. Il a une marge d'erreur de 2,2 %, 19 fois sur 20.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer