Westmount: une enfance revisitée

  • Tout dans cette maison appelle à la symétrie. L'architecte avait prévu deux fenêtres équidistantes dans chaque pièce. Même dans celle de la bonne de la famille! (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

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    Tout dans cette maison appelle à la symétrie. L'architecte avait prévu deux fenêtres équidistantes dans chaque pièce. Même dans celle de la bonne de la famille!

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  • La grande pièce de l'entrée est couverte de papier peint en paille de bambou ajouté par les Cohen. Ils ont aussi refait le carrelage du sol. (Photo fournie par Sotheby’s International)

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    La grande pièce de l'entrée est couverte de papier peint en paille de bambou ajouté par les Cohen. Ils ont aussi refait le carrelage du sol.

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  • Entièrement rénovée il y a quelques années, la cuisine est claire et pratique. Une rareté dans les maisons anciennes. (Photo fournie par Sotheby’s International)

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    Entièrement rénovée il y a quelques années, la cuisine est claire et pratique. Une rareté dans les maisons anciennes.

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  • Pour compléter l'effet symétrique, la propriétaire a intégré des paires d'éléments compatibles. (Photo fournie par Sotheby’s International)

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    Pour compléter l'effet symétrique, la propriétaire a intégré des paires d'éléments compatibles.

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  • On peut asseoir jusqu'à 12 personnes confortablement dans la salle à manger dont les murs sont recouverts en tissu moiré de soie. (Photo fournie par Sotheby’s International)

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    On peut asseoir jusqu'à 12 personnes confortablement dans la salle à manger dont les murs sont recouverts en tissu moiré de soie.

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Marie-Andrée Amiot

PRÉSENTATION SPÉCIALE

La Presse

Tout a commencé quand nous avons reçu un appel de Karen Karpman, courtière à l'agence Sotheby's. Elle nous suggérait de lire le long message qu'elle avait reçu d'une certaine Barbara Steele Wallace. Mme Wallace, 91 ans, y décrivait son enfance, passée dans une des maisons que Mme Karpnam représentait à Westmount. «Je vous écris pour vous dire à quel point j'ai aimé cette maison et combien nous y avons été heureux», concluait-elle.

Nous avons été si intrigués que nous avons demandé à rencontrer les actuels propriétaires de la fameuse maison.

Diane et Morrie Cohen ont acheté la maison de la rue Forden en 1976. Avant même de la visiter, M. Cohen savait qu'il l'achèterait. Le grand terrain (près de 20 000 pieds carrés), son architecture noble et le prix avantageux l'avaient convaincu. «J'étais enchantée de sa décision, se souvient Mme Cohen. J'ai grandi tout près. Je m'y arrêtais souvent parce que je la trouvais belle».

Le courriel de Mme Wallace les a émus. «Elle décrit tellement bien notre maison que je me suis mise à en revoir tous les aspects», explique Mme Cohen.

Le père de Mme Wallace, Robert Wilson Steele, a fait construire la maison en 1924, un an après la naissance de Barbara. «Il avait choisi l'architecte Robert Findlay pour dessiner les plans et superviser la construction.» (NDLR: c'est à Robert Findlay que l'on doit notamment l'édifice Sun Life, l'hôtel de ville de Westmount et plusieurs des plus célèbres maisons du Golden Square Mile, dont celles des familles Molson, Bronfman et Mortimer Davis.)

En plus de nous raconter ses souvenirs amusants de petite fille (comme la fois où les quatre enfants de la famille avaient caché la sonnette fixée sous le tapis de la salle à manger qui servait à appeler les domestiques pour servir le prochain plat), Mme Wallace complète ou rectifie certains faits. Les occupants croyaient par exemple que leurs portes et moulures étaient en acajou, elles sont, en fait, fabriquées en gommier Sainte-Hélène, un arbre de l'Atlantique Sud qui a disparu aujourd'hui.

Elle attribue à Lincoln Morris la fabrication des installations électriques et des autres détails métalliques de la maison. M. Morris a dessiné et construit les portes en métal de la Banque Royale de Londres. Une belle découverte!

Mme Wallace parle aussi du Westmount des années 20 et 30. «Nous glissions en ski ou en toboggan jusqu'à la rue Sherbrooke. Il n'y avait pas beaucoup de voitures, à cette époque!» La maison était construite sur la terre d'un fermier dont la propriété s'étendait de la rue Sherbrooke à la rue The Boulevard. Leur voisin et ami, l'architecte responsable de la construction des édifices de la Banque Royale au Canada, Sumner Davenport, avait construit sa maison sur un terrain adjacent, près de la maison du cocher, là où se trouve maintenant la maison de la famille Mulroney. Le croissant existe toujours.

«Surtout, Mme Wallace nous a demandé si nous avions gardé les éléments caractéristiques de la maison, raconte

Mme Cohen. En fait, nous avons restauré et conservé la plupart des éléments: les boiseries, les fenêtres, les trois foyers, la disposition des pièces, y compris la véranda, où s'est tenue la réception du mariage de Mme Wallace en 1946, une pièce ensoleillée qui attire encore tous nos visiteurs.»

Au fil des ans, les Cohen ont ajouté des meubles anciens, hérités ou achetés. «Ces meubles sont en harmonie avec la maison.» Mme Wallace serait bien heureuse de le savoir.

Maintenant que les trois enfants Cohen sont partis, le couple quitte la maison parce que 16 pièces, c'est vraiment beaucoup!

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