Profiter de l'été sans se faire piquer

Une residence secondaire aux multiples vérandas... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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Une residence secondaire aux multiples vérandas

Photo: Robert Skinner, La Presse

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Sophie Ouimet-Lamothe
La Presse

On le sait, les moustiques sont nombreux et particulièrement voraces dans les Laurentides. Les gens qui y possèdent une résidence secondaire se trouvent devant un choix peu enviable: passer leurs soirées à l'extérieur en se grattant furieusement, ou se barricader à l'intérieur sans profiter du ciel étoilé. Mais l'architecte Martin Dufour a trouvé la solution idéale en intégrant, aux nombreuses terrasses de son projet, des moustiquaires qui garantissent la paix aux occupants.

Ces vérandas moustiquaires (ou screen porches) sont également un excellent prétexte pour prolonger l'espace intérieur vers l'extérieur. «Les gens investissent dans une résidence secondaire pour être en contact avec la nature», explique l'architecte. Les terrasses semi-extérieures deviennent donc, pendant l'été, des espaces de vie qui s'ajoutent aux pièces intérieures.

Les vérandas moustiquaires et les balcons prennent une bonne part du projet, soit de 15 à 20% de l'espace habitable. Puisqu'elles ne sont pas chauffées, ces terrasses peuvent être utilisées l'été seulement, mais des lumières infrarouges permettent d'étirer les saisons.

Un abri

Par définition, la résidence secondaire sert à s'abriter, que ce soit contre les moustiques ou les autres aléas de la nature. «Le concept d'un chalet, c'est toujours le même: un abri», dit Martin Dufour, qui n'en est pas à sa première résidence secondaire dans les Laurentides. Une maison déposée dans la nature, donc, simplement composée d'une structure supportant un toit, sous lequel s'organisent les activités des occupants.

La maison s'implante sur un site assez escarpé, et la résidence est imposante. Ce qui a représenté un défi de conception tout aussi imposant pour les architectes. «Comment insérer une maison d'une certaine dimension sur une pente abrupte? Il a fallu s'installer en longueur, le long de la pente», explique Martin Dufour.

Une approche intégrée

Martin Dufour et son associée, l'architecte France Ducharme, ont conçu le projet avec le designer Mario Januario. Une collaboration qui ne date pas d'hier: le trio se connaît depuis 15 ans. Mario Januario, qui possède également une formation en architecture, est impliqué dans le projet depuis les premiers balbutiements. «On ne fait pas juste une coquille qu'on donne au designer pour qu'il l'habille. Dès les premières esquisses, on travaille ensemble», affirme Martin Dufour.

Tout le revêtement de la maison est fait de pierre de taille et de cèdre. Quant à la charpente de bois, elle s'expose fièrement à l'intérieur. «L'expression de la structure est présente partout», note l'architecte. Et la structure qu'on voit est bien celle qui supporte la résidence. «C'est vraiment le squelette de la maison. Ce n'est pas simplement pour faire beau», affirme Martin Dufour.

En témoigne l'imposante poutre dans le séjour. «La structure vient tenir, mais aussi habiller l'expression de cet espace», dit l'architecte. Une poutre pleine de caractère, comme le reste de la maison.

Concevoir pour l'avenir

Si la maison est aussi imposante, c'est en partie parce que toute une section est réservée aux enfants. Quand ils vieilliront, ils pourront se rendre seuls au chalet et utiliser leur partie uniquement.

«Toute une section du projet pourrait, en théorie, être autonome», explique l'architecte Martin Dufour. Cette particularité du programme a causé bien des maux de tête aux concepteurs, mais l'investissement de temps évitera bien des migraines dans quelques années.

De l'extérieur, rien n'y paraît: on dirait vraiment qu'il y a une seule maison, la section des enfants étant parfaitement intégrée à l'ensemble. On y trouve les chambres des quatre enfants, dont l'âge oscille entre le préscolaire et le début de la vingtaine, ainsi qu'une salle de séjour et une cuisine.

Les jeunes possèdent aussi leur propre véranda moustiquaire, conçue comme une maison dans les arbres. En conséquence, le design est un peu différent des autres vérandas : «Il y a un côté un peu plus jazzé, explique l'architecte. On est littéralement dans les arbres.»Un peu comme un camping de luxe. «Sans moustiques !»

Pour en savoir plus:

http://fdmd-arch.blogspot.com




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