Haut Beau: tissage de précision

Le tisserand Alec Sutherland a commencé le tricot... (photo IVANOH DEMERS, LA PRESSE)

Agrandir

Le tisserand Alec Sutherland a commencé le tricot à 13 ans.

photo IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Alec Sutherland est un tisserand, mais c'est également un homme qui aime visiblement s'amuser avec les lignes et les effets qu'elles ont sur le cerveau humain.

Son tapis «S.Calier», par exemple, est fait en alternant deux motifs qui «créent l'illusion de profondeur et de hauteur». De loin, l'effet d'escalier est réussi et de près, le tissage a un petit quelque chose d'hypnotisant. On découvre des lignes qui se répètent avec une précision mathématique et dévoilent le travail de moine derrière tout ça.

Un travail commencé quand Alec Sutherland n'avait que 13 ans. «J'ai commencé à faire du tricot parce que ma soeur en faisait. J'étais en compétition», dit en riant l'homme de 32 ans. Sa soeur tricote toujours et lui a créé Haut Beau, qui propose des tapis faits au métier à tisser.

L'Ontarien d'origine est installé à Montréal, où il a entre autres étudié en arts, puis au Centre des textiles contemporains de Montréal. Une formation qu'il a abandonnée après un an. «J'ai beaucoup apprécié les professeurs et l'atmosphère, mais ça ne m'intéressait pas de créer dans une ambiance scolaire. Des fois, c'est juste trop de rigidité...», dit celui qui pratique le tricot, le crochet et le métier à tisser depuis deux décennies, sans cadre.

Le tapis Island.... (Photo fournie par Haut Beau) - image 2.0

Agrandir

Le tapis Island.

Photo fournie par Haut Beau

Ainsi, il tisse chez lui ses tapis faits de lin et de laine, qui lui prennent au minimum quelques jours à réaliser. 

«Quand je commence, des fois j'ai déjà une idée de ce que je veux que ça donne comme résultat, parfois je m'assois juste pour expérimenter sans but», dit-il. Certains de ses tapis, comme le modèle «Island» qui représente la vue sur le lac Ontario des îles de Toronto, sont de véritables tableaux qu'on accrocherait à un mur. Il prépare d'ailleurs des pièces «plus figuratives» qui seront présentées sous peu dans une galerie d'art de Toronto.

Davantage artiste qu'artisan, Alec Sutherland? «C'est difficile, les titres. Je ne sais pas comment je me considère», dit-il en hésitant. Pour le moment, on dira que c'est un gars qui fait de bien belles choses.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Maison

Tous les plus populaires de la section Maison
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer