Anne-Marie Hamel: la gardienne des traditions

Un coussin orné de l'étoile de Charlevoix, réalisé... (PHOTO FRANCOIS ROY, LA PRESSE)

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Un coussin orné de l'étoile de Charlevoix, réalisé en «boutonné de Charlevoix», une technique ancestrale pratiquée par Anne-Marie Hamel.

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Une fée de la douceur, ça existe? Il suffit de prendre dans nos mains une serviette de table d'Anne-Marie Hamel pour ne plus vouloir s'en départir. On croirait tenir un nuage. Dans la décoration pourtant contemporaine du restaurant Les Labours, la tisserande se pose en gardienne du patrimoine.

Une fée de la douceur, ça existe? Il... (Photo Simon Giroux, La Presse) - image 1.0

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Photo Simon Giroux, La Presse

Une présence toute en subtilité, pour laquelle il a fallu qu'Anne-Marie Hamel travaille un nombre incalculable d'heures sur ses métiers à tisser.

«Ça a été ma première grosse commande, dit-elle. Ça m'a amenée à me dépasser.» Pendant un an et demi, elle a tissé 700 serviettes de table, mais aussi des coussins ornés de l'étoile de Charlevoix, avec ses huit pointes caractéristiques. Un travail colossal, fait sous l'oeil attentif de son fidèle compagnon d'atelier, son chat Gattito.

Anne-Marie Hamel gagne sa vie avec ses créations depuis une dizaine d'années, mais elle tisse depuis ses 20 quelques années. Elle pratique le «boutonné de Charlevoix», une technique «typiquement charlevoisienne qui est en train de se perdre», déplore-t-elle.

«Je suis l'une des plus jeunes à en faire. Je connais des femmes de 80 ans qui la connaissent encore, mais en tout on est une quinzaine à la faire. J'essaie de la montrer à des plus jeunes, mais c'est une technique qui est longue», explique-t-elle.

Bien que le boutonné ressemble à de la broderie, le travail est différent. «On ressort le fil à plusieurs endroits pour faire le dessin», explique Anne-Marie Hamel.

Avec cette technique, la tisserande crée des images représentant des métiers ou des objets traditionnels. «Pour le plaisir», elle aimerait en faire d'ici à quelques années une exposition sur les métiers traditionnels.

«Les jeunes ne savent pas ce qu'étaient un forgeron, une tisserande, un draveur, déplore-t-elle. Ce n'est pas si loin que ça: je connais un gars de 68 ans qui a fait de la drave! C'est important que les jeunes connaissent le patrimoine.»

Alors Anne-Marie Hamel continue à tisser. «Le métier, c'est mon métier», dit-elle. C'est aussi une douce tradition.

tisserande-charlevoix.com

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