ÉTABLI: s'unir pour créer

Portrait de trois membres de la coop ÉTABLI... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Portrait de trois membres de la coop ÉTABLI à l'UQAM: André Desrosiers, Mario Burque et le designer Victor Bernaudon.

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Claudia Guerra

Collaboration spéciale

La Presse

C'est sous la forme de coopérative qu'est née ÉTABLI, une nouvelle plateforme s'adressant aux amoureux d'un design unique et durable. Sa mission? Connecter le talent des designers industriels d'ici au savoir-faire des artisans locaux pour créer du mobilier au look actuel et bien conçu.

L'idée d'unir les artisans et les designers sous un système collaboratif est en fait une initiative du Laboratoire design et proximité de l'École de design de l'UQAM et du professeur André Desrosiers, dans le but de proposer une solution aux nombreuses contraintes auxquelles sont confrontées les designers-producteurs au Québec.

«On s'est aperçu que les difficultés des fabricants, que ce soit louer un espace ou utiliser des machines, étaient plus ou moins semblables à celles des designers. On aurait pu choisir un autre modèle, mais la coopérative était plus proche de nos besoins», explique Victor Bernaudon, le designer qui signe la première collection.

«Parmi nos membres, certains travaillent le métal, d'autres le bois ou le rembourrage. On a choisi ÉTABLI parce que c'est un beau nom qui évoque l'atelier», poursuit André Desrosiers.

Avec ÉTABLI donc, on souhaite donner un coup de main aux membres en leur permettant d'avoir accès à des services de marketing, de diffusion, de communication, mais aussi de recherche et de création, puisque le projet facilite les échanges entre designers et fabricants.

Pour l'instant, le groupe compte une vingtaine de participants. Parmi eux, huit studios de design émergents ou plus connus (tels que Bipède, c3studio, Atelier NOAH, Atelier Moderno, C'est pas moi, c'est ma soeur), des fabricants (Brun Bois, KASTELLA, Création Burque, Xtian design et Matelas Sélection) et une poignée de gens d'affaires qui offrent leur expertise de façon bénévole.

Table de la collection Métis, 365$.... (Photo Bernard Brault, La Presse) - image 2.0

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Table de la collection Métis, 365$.

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Comment ça fonctionne?

«On voit souvent des collectifs ou des éditeurs qui veulent des exclusivités, mais la formule de coopérative est basée sur un principe différent. On partage un même catalogue de mobilier, qui peut être réalisé par l'un ou l'autre de nos membres», explique André Desrosiers.

En effet, les collections sont présentées sur le site internet, mais ÉTABLI ne les vend pas en ligne. Si l'on souhaite se procurer un meuble, il faut contacter l'un des artisans assignés au produit, qu'il soit à Montréal ou en région.

«C'est un des avantages de la Coop. Le client achète localement, il peut aller directement chez le fabricant et visiter l'atelier», ajoute l'ébéniste Mario Burque. Et puisqu'on a accès à celui qui confectionne le mobilier, on a aussi la possibilité de le personnaliser selon nos besoins.

Mais avant qu'un meuble ne se retrouve dans le catalogue, celui-ci est évalué par un comité dirigé par le designer Olivier Desrochers. C'est cette assemblée qui détermine quelles idées soumises par les concepteurs passeront à l'étape du prototype, puis de la commercialisation (les auteurs sont ensuite payés en royautés).

Après Victor Bernaudon, c'est au tour de l'Atelier NOAH de signer la seconde collection composée notamment des assises en frêne et acier peint. Au cours des prochains mois, des pupitres et une console de télé, et éventuellement des solutions de rangement, s'ajouteront. En attendant, ÉTABLI fera son lancement officiel au marché HAUT + FORT le 23 mai.

Info: etabli.ca




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