Le monde merveilleux de Charles Grisé

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L'été dernier, quand le soleil brûlant incitait au farniente, Charles Grisé préparait déjà Noël. Dans son salon, il a passé des heures à modifier et agrandir une imposante base en styromousse. Il a confectionné avec précision une impressionnante cour de triage afin de donner encore plus de réalisme à son village enneigé et tirer pleinement profit de ses trois trains.

D'année en année, il se nourrit des commentaires de ses proches afin de créer un décor toujours plus féérique, qui sert de toile de fond à sa réplique d'un village de la fin du XIXe siècle, établi au pied de montagnes majestueuses et traversé par une rivière sinueuse. C'est difficile de croire qu'il a failli tourner le dos à sa passion, il y a quelques années, se demandant si tous ses efforts en valaient la peine. La vive réaction des membres de sa famille et de ses amis l'a encouragé à continuer de plus belle à mettre en scène les maisons de l'entreprise Department 56, qu'il collectionne depuis 35 ans.

De juin à août, il a donc trimé dur pour créer un nouveau parcours pour ses trains et aménager la cour de triage. Après avoir tout rangé en septembre, il s'est remis à l'ouvrage dès le lendemain de l'Halloween. Pendant deux semaines complètes, il a travaillé 10 heures par jour de façon intensive afin d'obtenir l'effet recherché.

«Il faut aimer cela, souligne-t-il. Le filage qui se trouve en dessous est incroyable. Il faut alimenter les lampadaires, les maisons, les trains et le sapin!»

Tous à bord! Au lendemain de l'Halloween, Charles... (PHOTO NINON PEDNAULT, LA PRESSE) - image 2.0

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Tous à bord! Au lendemain de l'Halloween, Charles Grisé a recréé le parcours du réseau ferroviaire qu'il avait élaboré pendant l'été. Il s'en donne maintenant à coeur joie. Manette à la main, il s'amuse à faire avancer et reculer ses trains sur le réseau, qui s'est complexifié en gagnant une gare de triage. Ses petits-enfants apprennent à leur tour comment faire circuler les locomotives sans les faire dérailler.

PHOTO NINON PEDNAULT, LA PRESSE

Retour en enfance

«Quand j'étais petit, Noël était très important, explique-t-il. Tout le monde était alors de bonne humeur. C'était une période très spéciale et cela m'a marqué. Quand j'avais 5 ans, j'ai été très impressionné par la crèche grandeur nature de l'église Saint-Vincent-de-Paul, au coin des rues Sainte-Catherine et Fullum.

«En regardant mon village, je retombe en enfance, précise-t-il. J'écoute des classiques de Noël et je me retrouve en compagnie de mes parents. Je le fais pour mes sept petits-enfants, qui ont de 5 mois à 9 ans, mais je le fais aussi pour moi. Je crée une tradition. Les enfants sont émerveillés et vont toujours s'en souvenir.»

Il pense déjà à son prochain projet: il se demande comment créer une tempête de neige, au moyen de faisceaux lumineux, au-dessus du village. Il a quelques mois devant lui pour trouver une solution...




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