Un perroquet en fleur

L'impatiente perroquet produit des fleurs qui rappellent la... (Photo: Ivanoh Demers, La Presse)

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L'impatiente perroquet produit des fleurs qui rappellent la tête et le bec d'u perroquet.

Photo: Ivanoh Demers, La Presse

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Pierre Gingras

En anglais, son nom Congo Cockatoo peut évoquer le perroquet gris d'Afrique ou perroquet jaco, plus familièrement appelé congo, un oiseau souvent considéré comme un des plus «intelligents». Mais, cette fois, il s'agit plutôt d'un psittacidé végétal, une impatiente aux fleurs spectaculaires, encore peu connue et vendue surtout comme plante d'intérieur.

Impatiens niamniamensis répond à divers noms en français: impatiente perroquet, impatiente de Zanzibar ou encore bec de perroquet. Sa fleur rappelle en effet la tête et le bec d'un perroquet.

 

Le niam niam, selon une autre de ses appellations, est facile à faire pousser à l'intérieur et fleurit presque toute l'année même s'il se fait plus discret au cours de l'hiver en raison des jours plus courts. Comme toutes les impatientes, il faut la placer dans un endroit légèrement ombragé et surtout lui éviter le soleil direct, d'autant plus qu'elle tolère difficilement les grandes chaleurs. Le même conseil prévaut évidemment si vous placez votre plant dans la platebande en été.

Très facile d'entretien, l'impatiente perroquet requiert un sol humide en tout temps mais jamais détrempé. Même si la plante pousse rapidement, évitez de trop fertiliser pour la bonne raison que le feuillage deviendra trop abondant et que les fleurs se feront plus rares et se dissimuleront sous les feuilles. L'impatiente peut atteindre un bon 90 cm mais normalement dans nos appartements, elle culminera à 60 cm. On peut d'ailleurs la tailler sans problème ce qui permettra au feuillage de se ramifier, une occasion aussi de faire des boutures car les tiges déposées dans l'eau peuvent produire des racines au bout d'une quinzaine de jours, souvent même avant.

Il existe aussi des hybrides de niam niam aux fleurs pourpres ou encore au feuillage panaché mais je n'en ai encore jamais vu aux rayons des plantes d'intérieur.

Cette plante est encore considérée comme rare chez nous même si des entreprises comme Horticlub (www.horticlub.com) ou encore Le cactus fleuri, à Sainte-Madeleine sur la Rive-Sud (www.cactusfleuri.com), en offrent aux amateurs.

Originaire d'Afrique centrale (Soudan, Congo, Tanzanie, Rwanda, Zaïre), Impatiens niamniamensis doit son nom à une expression péjorative donnée par les Blancs aux Zanda, un peuple africain alors considéré comme de gros mangeurs et parfois même cannibales. Il n'est pas impossible que niam niam soit aussi une onomatopée voulant parodier ce peuple qui luttait contre l'esclavage.

Rappelons par ailleurs que les impatientes (on dit aussi impatiens, un terme qui est également de genre féminin) doivent leur appellation à «l'impatience» que la plante manifeste quand vient le temps de libérer ses graines. Il suffit alors de toucher les capsules mûres pour que les semences soient projetées parfois jusqu'à un mètre de distance, un phénomène facile à observer chez notre impatiente du Cap mais qui existe aussi chez les impatientes domestiques si les fruits atteignent leur maturité.

 

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