Cour urbaine: esprit d'ouverture

  • Les enfants du couple McComber-Barrette-Brisson et leurs voisins profitent du banc face à la ruelle, qui permet également de tracer les limites de la cour. De gauche à droite: Elsa, Margot, la fille du couple, et Jean-Baptiste. (PHOTO RAPHAËL THIBODEAU, FOURNIE PAR L. MCCOMBER)

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    Les enfants du couple McComber-Barrette-Brisson et leurs voisins profitent du banc face à la ruelle, qui permet également de tracer les limites de la cour. De gauche à droite: Elsa, Margot, la fille du couple, et Jean-Baptiste.

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  • Laurent McComber et Pascale Barrette-Brisson ont acquis leur duplex en 2004. Le couple et ses deux enfants occupent l'appartement en copropriété, situé au rez-de-chaussée. Notez: les deux grands balcons de cèdre jouxtent la cuisine de chaque étage. (PHOTO RAPHAËL THIBODEAU, FOURNIE PAR L. MCCOMBER)

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    Laurent McComber et Pascale Barrette-Brisson ont acquis leur duplex en 2004. Le couple et ses deux enfants occupent l'appartement en copropriété, situé au rez-de-chaussée. Notez: les deux grands balcons de cèdre jouxtent la cuisine de chaque étage.

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  • La famille apprécie son entourage. D'où cette ouverture sur le voisinage. Au premier plan, on aperçoit le trottoir de bois et l'escalier qui mènent au balcon du voisin à l'étage, second copropriétaire du duplex. (PHOTO RAPHAËL THIBODEAU, FOURNIE PAR L. McCOMBER)

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    La famille apprécie son entourage. D'où cette ouverture sur le voisinage. Au premier plan, on aperçoit le trottoir de bois et l'escalier qui mènent au balcon du voisin à l'étage, second copropriétaire du duplex.

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  • Edmond s'amuse dans la cour, maintenant dotée de paliers et de grandes marches en pierre naturelle. (PHOTO RAPHAËL THIBODEAU, FOURNIE PAR L. McCOMBER)

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    Edmond s'amuse dans la cour, maintenant dotée de paliers et de grandes marches en pierre naturelle.

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  • Une grande variété de plantes prospère dans cette cour de Villeray. Parmi celles-ci, il y a des plantes grimpantes qui s'enroulent autour des poteaux de garde-corps ou qui parcourent les clôtures à mailles de chaîne. (PHOTO RAPHAËL THIBODEAU, FOURNIE PAR L. McCOMBER)

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    Une grande variété de plantes prospère dans cette cour de Villeray. Parmi celles-ci, il y a des plantes grimpantes qui s'enroulent autour des poteaux de garde-corps ou qui parcourent les clôtures à mailles de chaîne.

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Lucie Lavigne
Lucie Lavigne
La Presse

Plutôt que de « fermer » la cour arrière de sa demeure, située dans Villeray, à Montréal, l'architecte Laurent McComber a préféré l'ouvrir sur la ruelle et le voisinage. Complètement réaménagé, l'endroit plaît à toute la famille et comprend une aire de stationnement pouvant servir de terrain de jeu, deux grands balcons, un potager et un banc de plein air, face à la ruelle. Tour du jardin.

La cour ouverte

Ô clôture!

« Bien des gens en ville qui réaménagent leur cour ont tendance à protéger leur intimité avec des palissades », note Laurent McComber, architecte fondateur de la firme L. McComber. À l'inverse, ce dernier a misé sur l'idée d'ouverture en s'inspirant des clôtures à mailles de chaîne (ajourées) qui bordent la plupart des terrains de la ruelle, à l'arrière de son appartement en copropriété. D'où le nom de son projet, Ô clôture !, parachevé au printemps dernier. « On voulait que notre terrain soit en continuité avec la ruelle, là où nos enfants s'amusent et où on a l'habitude de jouer (au soccer, au hockey...) avec eux », explique-t-il.

Vue dégagée

Les deux clôtures latérales ajourées, qui font environ 4 pi de hauteur et dont le maillage et les poteaux ont été renouvelés, offrent une vue dégagée sur la ruelle. Ce qui favorise une meilleure surveillance, estime Pascale Barrette-Brisson, femme de l'architecte et gestionnaire au sein de la firme L. McComber. « De notre balcon ou de la cuisine, on peut aisément voir nos deux enfants dans la ruelle et, surtout, observer l'arrivée des voitures. Ce qui est pratiquement moins stressant que d'avoir une clôture opaque de 6 pi de haut », dit-elle. « Les automobilistes peuvent apercevoir de loin les enfants sortir de la cour », enchaîne Laurent McComber.

Bon voisinage

Le couple et ses deux enfants, Margot et Edmond, apprécient leur entourage. D'où cette ouverture sur le voisinage. « Le contexte s'y prêtait bien. Nous avons de bons voisins et nos enfants ont des amis qui habitent tout près », confie Pascale Barrette-Brisson. Sans oublier le banc face à la ruelle. « Il nous permet de regarder jouer nos enfants, poursuit-elle. Et il invite parfois à la discussion avec les passants. » Maintenant dépourvue de ses portes, l'aire de stationnement est accessible aux passants. Des craintes ? « D'abord, ces portes étaient encombrantes, au quotidien, avoue Laurent McComber. Et pourquoi serait-ce plus dangereux dans la cour arrière, alors qu'à l'avant, il y a plus de passants et aucune clôture ?, se demande le concepteur. De toute façon, rien n'est laissé à la vue. »

Une cour, plusieurs zones

Auparavant dominé par une entrée asphaltée, l'espace de la cour a été habilement réorganisé. Trois niveaux de terrasse ont remplacé la longue pente du lieu. Il y a une aire de stationnement servant également de terrain de jeu pour les enfants, au niveau de la ruelle. Ensuite, on atteint une terrasse (idéale pour l'apéro) bordée de platebandes. Ces deux terrasses sont pavées d'un dallage de béton gris pâle. Enfin, un espace protégé, situé de plain-pied avec un petit atelier au sous-sol, comporte une remise intégrée et permet de bricoler à l'extérieur pendant la belle saison. Notez : une série de dalles de béton alternent, tel un damier, avec du thym serpolet. Ce qui allège visuellement le pavage.

Un jardin en ville

Laurent McComber a travaillé avec l'architecte paysagiste Marc Morin (Solidago paysages) pour créer l'aménagement paysager de sa cour ensoleillée. Parmi les bonnes idées exploitées, il y a celle du minipotager où poussent fines herbes (menthe, sarriette...), tomates, concombres, asperges, roquette sauvage, etc. Sans compter les plantes grimpantes, comme le kiwi de Sibérie. Celui-ci s'enroule autour des poteaux en acier galvanisé composant le garde-corps de l'escalier qui mène à la demeure du couple. Quant aux vignes (à raisin), elles parcourent le maillage de clôture. Le jardin compte aussi un cerisier, un pommier, des genévriers, des framboisiers et des bleuetiers.

Edmond joue au ballon. ... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE) - image 7.0

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Edmond joue au ballon. 

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Margot à trottinette.... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE) - image 7.1

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Margot à trottinette.

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Cour de récré

Au tour des enfants d'exprimer ce qu'ils apprécient dans leur cour réaménagée. 

Edmond, 8 ans : « J'aime l'escalier en roche pour faire des jumps [sauts]. J'aime beaucoup le banc, côté ruelle, et sauter par dessus. J'adore la banquette [au balcon] et j'aime que mes voisins viennent me visiter et qu'on s'amuse ensemble dans la cour. J'aime le stationnement, parce qu'il y a de l'espace pour faire des jeux, avec la clôture qui sert de but. »

Margot, 9 ans : « J'aime que ce ne soit pas en pente, car quand j'étais petite, je déboulais tout le temps et il y avait plein de petites bosses dans l'asphalte. Ma cour est naturelle : j'aime le cerisier en fleurs, la lavande, parce que c'est joli et que ça sent bon, le balcon en bois, les chaises noires et le parasol [au niveau terrasse]. J'aime ma cour, car elle est grande et on peut y faire des parcours. »

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Idées à piquer

Comment réchauffer l'ambiance d'un balcon, maximiser l'espace disponible, créer un effet d'unité ou préserver l'apparence naturelle du bois? Conseils et idées d'aménagement.

«La structure tubulaire en acier galvanisé des escaliers et du balcon des deux copropriétaires rappelle la matérialité des clôtures à mailles de chaîne qui bordent la plupart des terrains de la ruelle», indique l'architecte Laurent McComber. Ce qui participe à créer un effet d'unité. Remarquez: la paroi en bois de la banquette sert aussi de bac où poussent des graminées. Et une gouttière suspendue produit un effet de cascade.

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Agrandi et rénové, le balcon de la famille comporte une table de salle à manger extérieure. Du cèdre rouge habille plafond, garde-corps, sol et banquette intégrée. Celle-ci permet de maximiser l'espace disponible et d'offrir une certaine intimité aux occupants. La dominance du bois réchauffe les lieux.

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Malgré un traitement, le cèdre directement exposé au soleil a changé de couleur. «Ce sont les rayons ultraviolets qui dégradent les pigments, et ce, tant dans le bois que dans la teinture», affirme Robert Beauregard, professeur titulaire et doyen de la faculté de foresterie, de géographie et de géomatique de l'Université Laval. «Pour conserver l'apparence d'origine du bois, vous devez appliquer des teintures [aux teintes les plus proches de la teinte d'origine] et le faire tous les deux à trois ans, après une période d'au moins quatre jours sans pluie.»

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Plutôt que de construire une remise isolée, Laurent McComber en a conçu une contre les fondations du balcon mitoyen. Couverte de cèdre de l'Ouest et munie de deux portes, elle sert principalement au rangement des outils de jardin.

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La cour en chiffres

Laurent McComber nous dévoile les coûts, taxes non comprises, d'une grande partie des travaux de réaménagement de sa cour, qui se sont échelonnés de 2013 à 2015. La superficie de celle-ci est de 25 pi sur 58 pi, soit 1450 pi2.

  1. Cèdre de l'Ouest : 4700 $. Valeur du bois, qui compose notamment les garde-corps et le plancher des deux balcons, les marches des escaliers ainsi que le banc, côté ruelle.
  2. Clôtures latérales en acier galvanisé : 1100 $.
  3. Terrassement et pavage : 15 000 $.
  4. Enrochement, plantations et paysagement : 6100 $.
  5. Travaux de menuiserie : 17 900 $. Ce montant englobe, entre autres, la fabrication et l'installation des balcons et des marches des escaliers.

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