Habitations écologiques: viser plus haut

  • Ariane Ménard et Benoit Fournier planifient la construction d'un immeuble de deux étages hors de l'ordinaire. (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE)

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    Ariane Ménard et Benoit Fournier planifient la construction d'un immeuble de deux étages hors de l'ordinaire.

    PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

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  • Construite en 1952, la maison d’Ariane Ménard et de Benoit Fournier comporte trop de problèmes pour être rénovée. Elle se trouve entre un duplex et une autre maison unifamiliale. (Photo Robert Skinner, La Presse)

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    Construite en 1952, la maison d’Ariane Ménard et de Benoit Fournier comporte trop de problèmes pour être rénovée. Elle se trouve entre un duplex et une autre maison unifamiliale.

    Photo Robert Skinner, La Presse

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  • L'immeuble qui remplacera la maison d'Ariane Ménard et de Benoit Fournier, dans le quartier Ahuntsic. (Illustration fournie par Alias Architecture)

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    L'immeuble qui remplacera la maison d'Ariane Ménard et de Benoit Fournier, dans le quartier Ahuntsic.

    Illustration fournie par Alias Architecture

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  • Deux logements, aménagés sur deux niveaux, occuperont le rez-de-chaussée et le sous-sol du triplex tri-HAUS, afin de partager équitablement la luminosité et le gain solaire passif. Le troisième logement, aménagé à l’étage, comptera une mezzanine, ouverte sur une terrasse sur le toit, à l’arrière. (ILLUSTRATION FOURNIE PAR ROSE ARCHITECTURE)

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    Deux logements, aménagés sur deux niveaux, occuperont le rez-de-chaussée et le sous-sol du triplex tri-HAUS, afin de partager équitablement la luminosité et le gain solaire passif. Le troisième logement, aménagé à l’étage, comptera une mezzanine, ouverte sur une terrasse sur le toit, à l’arrière.

    ILLUSTRATION FOURNIE PAR ROSE ARCHITECTURE

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  • Les logements sociaux que conçoivent actuellement les architectes de l'OEUF et de l'agence Giasson Farregut s'inspireront eux aussi du standard Passive House. (Illustration fournie par l'OEUF)

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    Les logements sociaux que conçoivent actuellement les architectes de l'OEUF et de l'agence Giasson Farregut s'inspireront eux aussi du standard Passive House.

    Illustration fournie par l'OEUF

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Loin de se satisfaire des avancées réalisées, des passionnés repoussent les limites pour atteindre de nouveaux objectifs. Portrait d'une industrie en évolution.

Benoit Fournier est convaincu qu'il est encore temps d'agir pour contrer le réchauffement climatique. Aussi planifie-t-il soigneusement, avec sa conjointe Ariane Ménard, la construction d'un immeuble de deux étages dans Ahuntsic en ne visant rien de moins que les certifications LEED Platine (Leadership in Energy and Environmental Design) et Passive House, une certification axée sur la performance visant la réduction au minimum des besoins en chauffage. Tout sera aussi prévu pour installer plus tard des panneaux solaires thermiques.

L'immeuble remplacera leur maison, qui comporte trop de problèmes pour être rénovée. Ils vont la déconstruire en conservant plusieurs éléments. En ajoutant deux logements au sous-sol et au rez-de-chaussée, vendus en copropriété, le couple fera d'une pierre deux coups: il assurera la solidité financière du projet tout en contribuant à densifier la rue. Il s'installera à l'étage et profitera d'une terrasse sur le toit.

«Je veux montrer que c'est possible au Québec d'obtenir la certification Passive House», indique Benoit Fournier.

Le fait que l'immeuble ait des murs mitoyens de chaque côté et soit orienté au sud joue en leur faveur, estime l'architecte du projet, Lucie Langlois, qui est membre du conseil d'administration de la section Est de la Canadian Passive House Institute (CanPHI). Elle parle d'expérience: elle a conçu la maison Kénogami, à Saguenay, en voie de certification Passive House.

«Beaucoup de mes clients vont très loin dans leurs choix à cause de leurs convictions», indique Mme Langlois.

Écologiste passionné, M. Fournier voudrait qu'aucun système de chauffage ne soit installé. «J'aimerais ajouter à la recherche et tester quelque chose», dit-il.

Les plans préliminaires de l'immeuble seront présentés sous peu à l'arrondissement. La construction pourrait commencer au printemps.

Une première à Montréal

L'architecte Owen Rose, pour sa part, accompagne des clients qui désirent construire un triplex adjacent au leur, dans un terrain vague à LaSalle.

Souhaitant le léguer à leurs deux enfants, ils ont décidé de bien faire les choses. Le triplex, qui sera construit avec des matériaux sains et d'origine locale, est surnommé tri-HAUS: pour confort, énergie et santé, ainsi que pour faire allusion au standard allemand passivhaus. L'immeuble pourrait en effet devenir le premier triplex à Montréal à obtenir la certification Passive House. La construction commencerait à l'automne 2014, pour être terminée au printemps 2015.

«Le milieu de la construction écologique évolue, affirme Owen Rose, président du conseil d'administration du Centre d'écologie urbaine de Montréal. Depuis environ deux ans, plusieurs d'entre nous arrivent à une conclusion semblable: les équipements installés dans les maisons écologiques, comme les panneaux photovoltaïques, les chauffe-eau solaires et la géothermie exigent de l'entretien et sont complexes pour les particuliers.

«Nous revenons aux sources en cherchant à construire de façon écologique et simple des maisons orientées autant que possible vers le soleil, plus efficaces sur le plan énergétique», précise-t-il.

Logements sociaux verts

Les logements sociaux que conçoivent actuellement les architectes de l'OEUF et de l'agence Giasson Farregut seront construits à Laval en s'inspirant également du standard Passive House.

L'immeuble de 6 et 13 étages, qui comptera 166 logements, pourrait difficilement se qualifier avec son ossature d'acier et sa structure de béton, précise Daniel Pearl, cofondateur de l'OEUF. «La certification n'est pas conçue pour ce type de bâtiment, mais nous essaierons de respecter les principes appropriés de cette philosophie.»

L'OEUF, qui a contribué à la création de logements communautaires technologiquement avant-gardistes pour atteindre de hauts niveaux d'efficacité énergétique (Benny Farm, dans Notre-Dame-de-Grâce, Côteau vert et Un toit pour tous, dans Rosemont), mise beaucoup cette fois-ci sur une meilleure enveloppe du bâtiment.

Pour toute technologie, l'agence aura recours au système de chauffage de l'air SolarWall. L'équipe travaille de concert avec la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) et la Société d'habitation du Québec (SHQ) pour réaliser le projet-pilote. La construction devrait débuter au printemps.




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