Santé mentale: l'importance d'offrir un soutien rapide

Une personne sur cinq au Canada souffre d'un trouble ou d'une maladie mentale.... (Photo 123rf/lightwise)

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Des centaines de médecins, de chercheurs et de professionnels provenant des quatre coins de la planète débarquent à Québec pour échanger sur la question des maladies cardiométaboliques, ces fléaux mortels qui affectent des millions de Canadiens chaque année. Le Soleil en a profité pour rencontrer certains de ces spécialistes et vous propose de faire le point sur la situation à travers trois grandes thématiques. »

28 novembre 2013Bloc photo Raphaelle Plante - Infographie (Focus1 / Jocelyn Bernier)
Raphaelle Plante

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Une personne sur cinq au Canada souffre d'un trouble ou d'une maladie mentale. Chaque année, cela représente 6,7 millions de Canadiens atteints. Si les gens osent davantage aller chercher de l'aide aujourd'hui, force est d'admettre que les ressources disponibles ne suffisent pas à apporter un soutien adéquat rapidement.

Ce constat est celui de Michel Rodrigue, de la Commission de la santé mentale du Canada. «Les soins offerts en santé mentale, c'est l'enfant pauvre du système de santé. Il y a une attente très grande pour la prise en charge», indique M. Rodrigue, ajoutant que cela participe à la stigmatisation des personnes affectées. «Quelqu'un qui a une jambe cassée, on ne va pas le rappeler après plusieurs mois pour le traiter...», mais c'est trop souvent le cas pour une personne qui souffre d'un trouble ou d'une maladie mentale.

Le vice-président au rendement organisationnel et aux affaires publiques à la Commission de la santé mentale dresse un portrait plutôt sombre de la situation au pays: «On investit moins au Canada [en santé mentale] que dans d'autres pays industrialisés. Environ 7 % du budget en santé est alloué à la santé mentale [au Canada], tandis qu'il tourne autour de 12 à 14 % dans des pays comme l'Australie ou la Grande-Bretagne.»

«C'est une honte qu'on n'ait pas mis en place des programmes pour offrir les ressources appropriées [...] C'est nécessaire que le gouvernement fédéral et les provinces investissent massivement [dans les soins en santé mentale], signale M. Rodrigue. L'entente en santé [entre les deux ordres de gouvernement] est l'occasion de faire face à cette problématique.»

Combattre la stigmatisation

Même s'ils sont plus nombreux à avoir le courage d'aller chercher de l'aide, il y a encore trop de personnes qui décident de taire leurs problèmes de santé mentale, soulève Michel Rodrigue. «Environ 60 % des gens ne vont pas chercher de l'aide pour éviter d'être étiquetés», que ce soit notamment dans leur milieu de travail ou à l'école.

Le stress et le harcèlement au travail ont une incidence sur le déclenchement de troubles mentaux, tout comme le passage aux études postsecondaires, où de premiers signes sont souvent observables, indique M. Rodrigue. «Il y a aussi de plus en plus de cas de jeunes qui se présentent, et qui risquent la stigmatisation dans leur réseau d'amis, dans leur école», ajoute le vice-président à la Commission de la santé mentale, soulignant l'importance de faire de la sensibilisation auprès des parents. Selon un récent sondage de la Commission, «40 % des parents dont leur enfant vit avec une maladie mentale ont indiqué qu'ils ne voulaient en parler à personne, même pas à leur médecin de famille. C'est crève-coeur!» se désole M. Rodrigue.

Rétablissement possible

Au pays, plus de 4000 personnes s'enlèvent la vie chaque année, dont 1100 seulement au Québec. Cela représente trois suicides par jour dans la province. Et derrière ces morts prématurées, beaucoup de souffrance et de détresse psychologique.

Avant d'en arriver à ce point de non-retour, il est primordial de mettre l'accent sur la prévention, mais aussi sur le rétablissement. «Tout le monde peut vivre avec la maladie mentale. Le rétablissement est possible si la personne atteinte reçoit l'appui nécessaire, soit des services appropriés et le soutien de ses proches.»

Michel Rodrigue signale l'importance de rediriger une personne qui souffre d'un trouble ou d'une maladie mentale vers un médecin de famille dès la manifestation des premiers signes. Les programmes d'aide aux employés sont également tout indiqués pour aller chercher du soutien en milieu de travail. Et pour ceux qui voudraient mieux s'outiller pour intervenir auprès d'une personne en crise, la Commission de la santé mentale du Canada offre des formations, dont une de premiers soins en santé mentale.

Pour info: mentalhealthcommission.ca/Français

«1,2 million: nombre d'enfants et de jeunes qui sont touchés par la maladie mentale au Canada»


Certains des troubles mentaux les plus communs

  • Troubles liés à l'usage d'alcool
  • Troubles de l'humeur
  • Troubles anxieux
  • Troubles psychotiques
  • Troubles de l'alimentation
  • Automutilation délibérée
Source: Commission de la santé mentale du Canada

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