Éveiller la fibre des affaires par le repreneuriat

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La ministre Lise Thériault, responsable des Petites et Moyennes Entreprises, de l'Allègement règlementaire et du Développement économique régional.

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(Québec) Le gouvernement du Québec mise beaucoup sur le développement de la fibre entrepreneuriale chez les jeunes Québécois, mais aussi sur le repreneuriat, une autre façon intéressante de se lancer en affaires.

C'est dans cet esprit que le Centre de transfert d'entreprise du Québec (CTEQ) a été créé en décembre 2015 avec l'objectif de favoriser les liens entre les cédants et les repreneurs pour les accompagner dans le processus menant au changement des dirigeants.

La ministre Lise Thériault, responsable des Petites et Moyennes Entreprises, de l'Allègement règlementaire et du Développement économique régional, rappelle que les familles nombreuses dans les années 60 permettaient de trouver la relève au sein même de la famille, mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. 

«Le Québec est une société vieillissante. Les enfants sont moins nombreux, et ce n'est pas toujours l'aîné qui reprend l'entreprise familiale, constate la ministre. Les jeunes sont plus scolarisés. Ils ont des compétences en ressources humaines, en gestion en administration. Ce sont des compétences qui peuvent être transférées à l'intérieur des entreprises. Malgré cela, le transfert de l'entreprise dans la famille doit se préparer.»

Peu importe à qui l'entreprise sera cédée, il faut prendre le temps de bien faire les choses, précise Mme Thériault. Ça ne se fait pas en quelques mois, mais en quelques années.

Au début d'avril, il y avait 1794 entrepreneurs inscrits et accompagnés par le CTEQ; 734 qui veulent céder leur compagnie et 1060 qui sont prêt à reprendre une entreprise. Dans la banque des gens intéressés au transfert d'entreprise, il y a 4000 inscriptions. Les repreneurs sont dix fois plus nombreux que les dirigeants prêts à laisser leur place.

«Dans notre plan d'action, ajoute la ministre, il faut continuer de faire connaître le CTEQ. Il faut s'occuper de la relève, développer différents partenariats et différentes approches. S'il y a des enfants qui peuvent assurer la relève, il y a aussi dans les entreprises des personnes clés capables, elles aussi, d'assurer la continuité. Il peut même y avoir une reprise collective par l'ensemble des travailleurs. Les fonds de la CSN et de la FTQ sont aussi prêts à s'engager dans les projets de reprises collectives. Un fonds de 50 millions $ a même été prévu dans le dernier budget.»

La reprise d'une entreprise peut aussi se faire par des acquisitions lors qu'une compagnie veut prendre de l'expansion dans son marché ailleurs dans la province en mettant la main sur une compagnie qui deviendrait une succursale. «Cela permet de conserver nos entreprises et les emplois ici. Il faut garder nos fleurons québécois», insiste Mme Thériault.

Avec l'accord de libre-échange avec l'Europe, des investisseurs étrangers et des entrepreneurs de la francophonie souhaitent à faire des acquisitions au Québec. «Mais il faut des garanties pour conserver les emplois ici et assurer la pérennité de la compagnie ici», continue la ministre.

L'idée générale demeure de susciter l'entrepreneuriat chez les Québécois. Le transfert d'entreprise est une voie à suivre et le gouvernement a prévu des allègements fiscaux pour faciliter le repreneuriat. Mme Thériault ajoute qu'il faut aussi faciliter l'accession à la propriété des entreprises aux femmes. Le pourcentage de femmes chefs d'entreprise ou propriétaire de leur compagnie au Canada dépasse à peine 40 %. Femmessor a d'ailleurs modifié ses règles de financement pour aider les femmes, non seulement à créer leur entreprise, mais aussi à investir dans l'achat d'actions des entreprises où elles travaillent.

«La relève, ça se prépare. De manière générale, la planification sur fait sur une période de six à huit ans. Le transfert se fait graduellement entre le propriétaire et le repreneur, que ce soit avec les enfants ou les employés pour que le cédant fasse son deuil progressivement,» indique Mme Thériault rappelant que la majorité des transferts se passent très bien, surtout lorsqu'ils sont bien planifiés.




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