Retraite et relève préparées de longue main

François Laliberté, son père Jean-Marie et sa mère... (Le Soleil, Yves Therrien)

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François Laliberté, son père Jean-Marie et sa mère Céline Buteau ont préparé les plans d'avenir de la ferme familiale

Le Soleil, Yves Therrien

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Parvenir à épargner peut dépendre de ses conditions de travail, de santé, de ses responsabilités familiales. Et ces conditions peuvent varier selon que vous êtes dans la trentaine, à la mi-quarantaine, ou dans la soixantaine avec la perspective d'une retraite. C'est en souhaitant répondre à quelques-unes des questions que se posent ces trois groupes d'âge que Le Soleil aborde cette année ses cahiers REER. »

(Québec) Jean-Marie Laliberté et Céline Buteau sont à l'âge de la retraite, mais ils continuent de travailler sur la ferme familiale à Honfleur. Ils gèrent l'entreprise avec leur fils François, actionnaire de 50 % de la compagnie depuis 2015.

Cette retraite, le couple la prépare depuis des années. La ferme acquise de son oncle au début des années 80 était une portion de la terre de son grand-père. Dans les premières années de l'exploitation de la ferme laitière, l'argent a été consacré à la consolidation de la production. Et les quelques surplus ont été investis dans des REER. «La retraite, ça se prépare depuis longtemps», affirme M. Laliberté.

Puis, en 1987, ils décident de fonder une compagnie dans laquelle ils seraient actionnaires à parts égales. Ils pouvaient se verser un salaire en prenant les moyens de faire la distinction entre la famille et l'exploitation agricole. En même temps, ils prévoyaient qu'il serait plus facile de transférer la propriété de l'entreprise au moment venu.

Ainsi, après ses études en gestion d'une exploitation agricole en 2001, leur fils François devenait à son tour actionnaire de la compagnie avec 20 % des parts.

«Nous nous sommes voté un salaire comme employés. Nous avions un budget pour la ferme et un autre pour la famille. Nous nous sommes donné des marges de manoeuvre pour réinvestir dans l'entreprise au moment opportun pour augmenter l'actif productif avec des quotas de lait et l'acquisition de terrain qui sont des valeurs sûres. Nous avons appris à gérer serré pour rendre l'entreprise rentable», explique M. Laliberté.

Épargne

La valeur de l'entreprise et la préparation de la retraite allaient de pair. Au début de sa vie active, le couple n'avait pas de planificateur financier à proprement parler. «On investissait dans le REER au meilleur de notre connaissance. Il fallait prévoir qu'il y aurait de bonnes années et de moins bonnes dans l'agriculture. Alors on mettait de l'argent de côté en cas de période difficile. Et lorsque nous voulions faire des investissements, on préparait le budget en conséquence pour ne pas avoir de surprise», continue M. Laliberté.

Avec leur planificatrice Nancy Martin qui épaule le couple depuis 2008, M. Laliberté et Mme Buteau avaient deux objectifs clairs : mettre de l'argent de côté pour diminuer le taux d'impôt à payer, mais aussi faire en sorte que l'entreprise soit de plus en plus rentable en prévision du transfert de propriété.

Avec une formation en comptabilité de l'Université Laval et ses sept ans à la présidence de la Fédération régionale Lévis-Bellechasse de l'Union des producteurs agricoles, M. Laliberté a eu accès à des formations, à des spécialistes en fiscalité et planification financière. «J'ai eu la chance de voir toutes sortes de situations», ose-t-il exposer, des exemples à suivre et d'autres à éviter. 

Le couple Laliberté-Buteau n'a pas de crainte pour les prochaines années, à la retraite. Les deux estiment avoir fait de bons choix au fil des ans. Selon leur conseillère, leur stratégie d'avoir commencé à épargner tôt a été profitable. De plus, le couple révise ses stratégies de placement deux fois par année.

Leur planification à long terme pour le transfert de l'entreprise agricole s'est avérée tout aussi intéressante. Dans son bénévolat à l'UPA, M. Laliberté  estime avoir vu que 75 % des agriculteurs n'avaient pas vraiment planifié la retraite ni envisagé comment se ferait le transfert de propriété à la retraite, surtout que les budgets de la ferme et de la famille sont confondus.

De son côté, à 36 ans, François se prépare à assumer plus de responsabilités dans l'entreprise jusqu'à la session complète des actifs. Il a appris aussi à préparer sa retraite depuis quelques années. «Il faut toujours penser que les valeurs que l'on possède aujourd'hui ne seront pas les mêmes dans les prochaines années. Ça ne veut pas dire que la valeur des quotas ou des terres va s'effondrer. Il faut prévoir qu'il y aura des cycles et ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier», estime-t-il.

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