REER: savoir se (faire) connaître

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Marc-Antoine Reid, directeur régional à Québec pour le Groupe Investors

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Parvenir à épargner peut dépendre de ses conditions de travail, de santé, de ses responsabilités familiales. Et ces conditions peuvent varier selon que vous êtes dans la trentaine, à la mi-quarantaine, ou dans la soixantaine avec la perspective d'une retraite. C'est en souhaitant répondre à quelques-unes des questions que se posent ces trois groupes d'âge que Le Soleil aborde cette année ses cahiers REER. »

Raphaëlle Plante

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Pour être en mesure d'effectuer des placements adéquats et avec lesquels il se sentira à l'aise, il est primordial que l'investisseur se connaisse bien. La première étape, lors d'une rencontre avec un planificateur financier, sera alors d'établir son profil d'épargnant.

Il y a plusieurs questions à poser pour être en mesure de bien cerner son profil. Selon le planificateur financier Marc-Antoine Reid, directeur régional à Québec pour le Groupe Investors, la première étape consiste à déterminer l'objectif financier à atteindre : est-ce que ce sont les études des enfants, l'achat d'un chalet, la fondation d'une entreprise? «Il faut déterminer l'horizon de placement, dans combien de temps on aura besoin de l'argent épargné», signale M. Reid.

Une fois l'objectif bien établi, il faudra alors cerner la tolérance au risque de l'investisseur. Est-ce qu'il souhaite ne faire que des placements où le capital est garanti? Quelle est la proportion des placements qu'il est prêt à investir en bourse? 

«La tolérance au risque a souvent un lien avec le niveau de compréhension, d'éducation financière et d'expérience de la personne», indique M. Reid. 

Le planificateur financier aura généralement recours à un questionnaire pour bien établir le profil de la personne qui le consulte, notamment en ayant recours à divers scénarios d'investissement.

Exclure les facteurs externes

En tant que directeur chez Groupe Investors, «j'enseigne aux conseillers financiers à ne jamais partir de facteurs externes, comme le rendement ou les bas taux d'intérêt, pour guider un client dans ses placements», indique Marc-Antoine Reid. 

«Les véhicules de placement ne sont pas bons pour tous», ajoute-t-il. «Il doit y avoir une balance entre des placements plus sécuritaires et des actions. Cette proportion bouge» selon la sensibilité au risque de l'investisseur.

La «pire chose», lorsqu'on détient des actions, c'est de les vendre dans un creux des marchés financiers. Il faut contrôler ce facteur humain - l'insécurité - pour ne pas nuire au rendement, explique le planificateur financier.

M. Reid signale la très grande diversité des produits financiers qui existent sur le marché et insiste sur leur constante évolution. 

Il pointe notamment les produits «thématiques», par exemple les fonds éthiques ou environnementaux. «C'est du marketing des institutions financières», soulève-t-il, pour aller chercher des investisseurs interpellés par ces thèmes.

Des conseils recherchés

Au Québec, deux tiers (67 %) des travailleurs âgés de 18 à 44 ans déclarent consulter un conseiller ou un planificateur financier pour les aider à y voir plus clair, selon un sondage SOM réalisé au printemps dernier pour le compte de Question Retraite. D'ailleurs, 83 % des répondants indiquent que l'activité susceptible de les inciter à s'informer sur l'importance d'épargner est une rencontre avec un conseiller dans une institution financière. Cela démontre l'importance accordée à un professionnel pour être guidé dans ses choix en matière d'épargne et de finances personnelles. 

Profiter des intérêts composés

Pourquoi martèle-t-on constamment qu'il faut commencer à épargner le plus tôt possible, même si le montant mis de côté n'est pas si grand? La réponse est simple : les intérêts composés. L'argent épargné fait un rendement dont la courbe est exponentielle. Marc-Antoine Reid, directeur chez Groupe Investors à Québec, donne un exemple (fictif) tout simple : si un placement de 1000 $ est effectué avec un rendement de 10 % annuellement, cela donnera un montant de 1100 $ au terme de la première année. Comme le rendement de 10 % est calculé sur ce nouveau montant l'année suivante (et non le capital de base), cela donnera 1210 $ après deux ans, 1331 $ après trois ans, 1464 $ après quatre ans, 1610,50 $ après cinq ans et ainsi de suite. Imaginez alors après 25 ans. «Plus on épargne tôt, plus ça fait des petits... ça fait une différence énorme en bout de ligne», signale M. Reid. Il propose une formule toute simple pour savoir combien d'années cela prendra pour doubler son capital investi : il faut diviser 72 par le taux de rendement. Par exemple, avec un taux de 6 %, cela prendra 12 ans pour doubler son capital.

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