Un détour imprévu par l'université

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L'École de technologie supérieure offre notamment le baccalauréat en génie électrique.

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L'Ordre et le Réseau des ingénieurs cherchent à rebâtir la confiance du public envers cette profession malmenée par la Commission Charbonneau. Comment ? Et le point sur la formation des ingénieurs et les défis de l'avenir. »

(Québec) «Au départ, je n'ai jamais pensé que j'irais un jour à l'université», raconte Philippe-Alexandre Labbé, qui termine son baccalauréat en génie électrique à l'École de technologie supérieure (ÉTS).

Bum durant son secondaire, il avait néanmoins la bosse des maths. Sa rencontre avec un professeur de sciences a été significative. Poursuivant dans cette voie, il s'est inscrit en technologie du génie physique au Cégep de La Pocatière, où il a pu toucher à plusieurs domaines de l'ingénierie. «Mes projets étaient toujours en électricité», indique-t-il. Voulant en apprendre toujours plus, il a choisi de poursuivre ses études. 

Pourquoi l'ÉTS? «Mes amis allaient tous à Sherbrooke, mais je me suis pris trop à la dernière minute», rigole-t-il. «Je me suis inscrit à l'ÉTS. C'est là où mon mentor en électronique était allé.»

Pendant son baccalauréat, Philippe-Alexandre Labbé s'est spécialisé de plus en plus grâce à ses stages. «C'est très large comme domaine, explique-t-il. Pour ma part, j'ai surtout travaillé dans le domaine des énergies renouvelables.» Songeant à la maîtrise, il s'intéresse à la distribution d'électricité et aux réseaux intelligents. 

Pas de stress avec la recherche d'emploi

Il estime qu'il n'aura pas de mal à se trouver un emploi lorsqu'il terminera ses études. «On a des bons employeurs au Québec, mais ce n'est pas directement pour eux que c'est intéressant de travailler. C'est souvent davantage avec les compagnies avec lesquelles Hydro-Québec fait de la sous-traitance», dit-il, faisant référence notamment aux firmes de génie-conseil et aux laboratoires de recherche. 

Au cours de ses études, Philippe-Alexandre a participé à des concours d'ingénierie, qui touche à plusieurs domaines du génie. «Quand tu finis ton baccalauréat, ton employeur va te voir comme un ingénieur, et non comme un ingénieur mécanique ou électrique. Avant tout, tu es un ingénieur», conclut-il.

Une pionnière en géomatique

Dans le domaine de la géomatique, Karine Casavant est une pionnière. Elle a été la première personne à obtenir le statut d'ingénieur dans ce domaine. 

«Habituellement, l'ingénieur junior doit démontrer 36 mois d'expérience en génie, en plus d'être "parrainé" par un ingénieur d'expérience», explique-t-elle. Le défi, dans son cas, «a été de trouver un ingénieur pouvant corroborer mes compétences dans le domaine de la géomatique». Sa marraine était ingénieure civile. Elle avait cependant d'assez bonnes connaissances en géomatiques pour pouvoir accompagner Karine et pour répondre aux critères de l'Ordre des ingénieurs. 

Aujourd'hui, Karine Casavant est ingénieure pour la division de la géomatique de la Ville de Mont­réal. Dans le cadre de son travail, elle doit notamment dresser l'inventaire cartographique des aqueducs et des égouts de la Ville de Montréal. 

Avant de devenir ingénieure, elle a étudié au Cégep de l'Outaouais en technique de cartographie. Après avoir travaillé quelque temps dans le domaine, elle a trouvé qu'il lui manquait des informations pour pouvoir exécuter ses travaux comme elle le souhaitait. Elle a donc choisi de poursuivre dans cette voie à l'université. 

Elle dit n'avoir eu aucun mal à trouver un travail, mais elle admet cependant que les employeurs ne demandent pas systématiquement des études en ingénierie. En général, les entreprises qui engagent des ingénieurs en géomatique sont spécialisées, ou ont un important département spécialisé. 

Le domaine demeure peu connu. «Il n'est pas rare, les occasions où je dois décrire ce qu'est la géomatique», dit-elle, ajoutant cependant que le domaine gagne en importance, notamment grâce aux applications qui utilisent des systèmes de géolocalisation. 

Selon elle, la profession devrait être mise plus souvent de l'avant pour encourager les jeunes à l'envisager. «Trop souvent [la géomatique] est en soutien à d'autres domaines, et par le fait, supporte dans l'ombre de grandes réalisations», dit-elle.

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