Ingénieur forestier, un métier multifacette

Bien qu'ils portent le titre d'ingénieur, les ingénieurs... (Photothèque Le Soleil)

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Bien qu'ils portent le titre d'ingénieur, les ingénieurs forestiers ont leur propre ordre depuis 1921, soit l'Ordre des ingénieurs forestiers du Québec, qui comporte un peu plus de 2000 membres.

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L'Ordre et le Réseau des ingénieurs cherchent à rebâtir la confiance du public envers cette profession malmenée par la Commission Charbonneau. Comment ? Et le point sur la formation des ingénieurs et les défis de l'avenir. »

(Québec) «Un ingénieur forestier touche à toutes sortes de facettes. Il ne fait pas uniquement de la planification forestière, c'est très vaste», explique Caroline Plante, ingénieure forestière, qui travaille actuellement pour la Maison Léon-Provancher.

Après un baccalauréat et une maîtrise en foresterie qui a porté sur l'acceptabilité visuelle des pratiques forestières, Caroline a eu du mal à se dénicher un emploi. «Présentement, ce n'est pas très facile en foresterie. Mais, surtout, j'avais deux contraintes : ma maîtrise, qui m'a fermé des portes, et le fait que je voulais rester à Québec, pour des raisons familiales. J'aurais pu avoir un emploi en Abitibi demain matin, mais c'était irréaliste, considérant ma situation.» 

«À Québec, c'est des gens d'expérience qui sont demandés», dit-elle. Mais l'avenir s'annonce plus positif pour les futurs diplômés. «Techniquement, explique-t-elle, en 2017-2018, la profession d'ingénieur forestier fera partie des plus en demande, en raison des nombreux départs à la retraite.» 

Rare femme dans son domaine, Caroline attribue le manque de popularité de la profession au fait qu'elle est souvent confondue avec le métier de bûcheron. Ironiquement, lorsqu'elle a choisi sa voie et qu'elle l'a annoncé à ses parents, sa mère lui a dit qu'elle suivait la même voie que son oncle, dont elle croyait que le métier était... bûcheron.

Un monde à part

Bien qu'ils portent le titre d'ingénieur, les ingénieurs forestiers ont leur propre ordre depuis 1921, soit l'Ordre des ingénieurs forestiers du Québec, qui comporte un peu plus de 2000 membres. Ils font toutefois partie du Réseau des ingénieurs du Québec. De plus, depuis 1949, les ingénieurs forestiers partagent une autorité commune pour des travaux de génie relatifs aux opérations forestières.

Pour être ingénieur forestier, on peut suivre l'un des trois programmes qui s'offrent uniquement à l'Université Laval : « le baccalauréat en aménagement et environnement forestiers, qui touche aux aspects environnementaux, biologiques, sociaux et économiques de la forêt. Le baccalauréat en opérations forestières, quant à lui, forme des ingénieurs forestiers qui seront appelés à planifier, gérer et superviser tous les travaux d'aménagement, de récolte de bois, de construction de chemin, de transport et d'approvisionnement des usines de transformation. Ensuite, c'est à l'ingénieur du bois à prendre le relai pour voir à la conception et à la transformation du bois en produits de commodité pour la population », explique François-Hugues Bernier, ingénieur forestier et directeur de la formation continue à l'Ordre des ingénieurs forestiers du Québec.

Il ajoute que le dernier baccalauréat donne également accès à l'Ordre des ingénieurs.

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