Le thon frappe l'imaginaire

Daniel Desbois, un pêcheur de Gascons, et son... (fournie par Daniel Desbois)

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Daniel Desbois, un pêcheur de Gascons, et son groupe ont pêché cet immense thon pesant au-delà de 500 livres.

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Sans faire de bruit, une partie du secteur des pêcheries québécoises, principalement les ressources comme le crabe, le homard et la crevette, a relevé la tête depuis quelques années. Débarquements records, exportation massive à travers le monde, présence remarquée des communautés autochtones marquent ce domaine qui procure de l'emploi à quelques milliers de travailleurs dans l'Est-du-Québec et sur la Côte-Nord. Le Soleil fait le point. »

<p>Gilles Gagné</p>
Gilles Gagné
Le Soleil

(Carleton) La pêche au thon rouge effectue un retour en force depuis une demi-douzaine d'années en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. Même si les retombées de cette capture restent modestes, à un peu moins d'un million de dollars par an au Québec pour sa valeur à quai, l'image projetée par la prise d'un poisson de 500 à 1000 livres frappe l'esprit, et fait rêver.

Qui n'est pas arrêté sur l'article publié par Le Soleil le 20 septembre 2016 rapportant la prise du chef Patrick Dubé, du restaurant Saint-Amour? Il a capturé lui-même un thon de 700 livres, avec le concours d'un pêcheur commercial, au large de Chandler, en Gaspésie.

Le thon fascine même un vieux routier comme Raymond Sheehan, à la tête avec ses fils de la plus importante entreprise québécoise de transformation de produits marins, E. Gagnon et Fils, de Sainte-Thérèse-de-Gaspé. «On a commencé à acheter du thon et à le mettre en marché», affirmait-il en octobre.

C'est sans doute la façon sportive, à la ligne, alliée au permis commercial qui frappe tant l'imaginaire collectif. Il faut aussi réaliser que le thon refait un retour en Gaspésie après 30 ans de discrétion, une conséquence d'une surpêche généralisée dans la portion ouest de l'Atlantique.

«Ça a commencé à baisser dans les années 70. La biomasse est arrivée à son plus bas au début des années 90 et ça a recommencé à remonter», explique Dheeraj Busawon, du ministère fédéral des Pêches et des Océans.

Fluctuations

La biomasse de thon rouge a effectivement subi d'importantes fluctuations depuis 45 ans. D'un stock de 51 539 tonnes métriques en 1973, la biomasse a chuté à 12 927 tonnes en 1992. Elle était de 27 966 lors de la dernière évaluation, en 2013.

«On verra à l'évaluation de juillet 2017 si ça va toujours bien», note M. Busawon.

Le quota de l'Atlantique Ouest s'établit à 2000 tonnes. La part du Canada revient à 452 tonnes. Les États-Unis, le Mexique et le Japon se partagent la part du lion. Le Québec, Terre-Neuve et le Nouveau-Brunswick se divisent 113 tonnes.

Il y a 53 détenteurs de permis québécois, 27 Gaspésiens et 26 Madelinots. Ils ont parfois droit à deux poissons par an. La valeur de ces poissons varie généralement entre 6000 et 15 000 $. L'excitation liée à la possibilité de le pêcher semble toutefois valoir beaucoup plus cher!




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