Le marché américain domine mais la diversification avance

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Il s'est vendu plus de crabe sur le marché québécois durant le premier mois de pêche cette année que durant toute l'année 2015. Il y a un réel engouement. Le homard n'est plus la seule vedette», dit Jean-Paul Gagné, directeur de l'Association québécoise de l'industrie de la pêche.

Association québécoise de l'industrie de la pêche

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Sans faire de bruit, une partie du secteur des pêcheries québécoises, principalement les ressources comme le crabe, le homard et la crevette, a relevé la tête depuis quelques années. Débarquements records, exportation massive à travers le monde, présence remarquée des communautés autochtones marquent ce domaine qui procure de l'emploi à quelques milliers de travailleurs dans l'Est-du-Québec et sur la Côte-Nord. Le Soleil fait le point. »

<p>Gilles Gagné</p>
Gilles Gagné

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Paspébiac) Les usines québécoises de transformation exportent près de 72 % de leurs produits marins. Cette proportion a déjà été supérieure, mais le total de 287 millions $ d'exportations constitue un record, parce que la valeur totale de la production n'a jamais été aussi élevée.

En fait, les transformateurs québécois ont progressé sur tous les fronts, précise Jean-Paul Gagné, directeur de l'Association québécoise de l'industrie de la pêche.

«Il y a plus de consommation au Québec. Ça augmente. Les grandes chaînes d'alimentation font de la place à nos produits, et les poissonneries ont aussi fait de grands efforts [...] Le crabe donne une bonne idée de la progression. Il s'est vendu plus de crabe sur le marché québécois durant le premier mois de pêche cette année que durant toute l'année 2015. Il y a un réel engouement. Le homard n'est plus la seule vedette», dit M. Gagné.

Tensions

Les pêcheurs et les transformateurs discutent souvent de façon animée en début de saison, particulièrement dans le domaine de la crevette, dont la capture a été retardée de quelques jours cette année parce que crevettiers et dirigeants d'usine ne s'entendaient pas sur un prix dans le secteur du Grand Gaspé. C'est là où deux usines et une association de pêcheurs déterminent le prix pour l'ensemble de l'industrie.

«Il y a des tensions parfois entre l'industrie et les pêcheries, mais les gens peuvent se parler. Le MAPAQ [ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation] a été utile là-dedans», ajoute M. Gagné.

Géographiquement, les exportations québécoises de produits marins sont dirigées environ aux deux tiers vers les États-Unis. Près de 85 % du crabe des neiges s'y retrouve.

«Le Japon en achetait plus avant mais le pays éprouve des problèmes économiques. Il reste un facteur déterminant pour le prix», note M. Gagné.

La crevette nordique du Québec est dirigée surtout vers l'Europe, bien que les Américains demeurent d'importants acheteurs.

Quant au homard, il est souvent exporté aux États-Unis. «On fait toutefois une percée en Chine. Le premier ministre [Philippe Couillard] veut organiser un show ["mission économique"] en Chine en novembre», glisse M. Gagné.

Les références fréquentes au crabe, au homard et à la crevette dans les pêches québécoises se justifient par la part extrêmement importante que ces espèces occupent dans le portrait global. Les 210 millions $ de débarquements de ces trois crustacés ont accaparé 88 % de toutes les prises québécoises en 2015.

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