Une espèce, ça se redresse

O'Neil Cloutier, à droite, note que le redressement...

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O'Neil Cloutier, à droite, note que le redressement des stocks de homard a permis de relancer la mise en marché, notamment avec la Fédérationdes producteurs de lait du Québec. Homard et beurre sont d'ailleurs mis en marché de façon commune tous les printemps. M. Cloutier se trouve ici en compagnie du député de Gaspé, Gaëtan Lelièvre, et de Normand Barriault, de la Fédération des producteurs de lait.

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Sans faire de bruit, une partie du secteur des pêcheries québécoises, principalement les ressources comme le crabe, le homard et la crevette, a relevé la tête depuis quelques années. Débarquements records, exportation massive à travers le monde, présence remarquée des communautés autochtones marquent ce domaine qui procure de l'emploi à quelques milliers de travailleurs dans l'Est-du-Québec et sur la Côte-Nord. Le Soleil fait le point. »

<p>Gilles Gagné</p>
Gilles Gagné

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Percé) En Gaspésie, le homard, sans avoir été soumis à un moratoire, a connu des périodes de disette, notamment au tournant des années 2000. «Quand le moratoire a été décrété pour la morue, plusieurs homardiers ont perdu de 30 à 40 % de leurs revenus. Ils ont accentué leurs efforts pour capturer le homard. On s'est dit : «il va arriver quelque chose». On faisait une pêche de recrutement, c'est-à-dire qu'on ne laissait pas assez de homards matures dans l'eau. Ça manquait de diversité», précise O'Neil Cloutier, du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie, représentant les 163 homardiers québécois.

Après un voyage aux États-Unis, les Gaspésiens ont commencé à marquer les femelles porteuses d'oeufs, afin de les remettre à l'eau. Mais il fallait plus. «En 1997, on a commencé à augmenter la taille légale, pour laisser plus de géniteurs à l'eau. Elle est passée de 76 à 82 millimètres (au céphalothorax) jusqu'en 2002. Il fallait encore réduire la pression de pêche, surtout quand les espèces pélagiques (hareng et maquereau) ont aussi éprouvé des problèmes», ajoute M. Cloutier.

À partir de 2001, les homardiers ont décidé d'instaurer graduellement d'autres mesures, comme la réduction de 250 à 235 du nombre de casiers, la réduction de 70 à 68 du nombre de jours de pêche et, surtout, le rachat de 48 permis de capture.

«On voulait réduire de 30 % l'effort de pêche. On s'est rendu à 32 %. Et ce n'est pas fini. On a instauré une taille maximale en 2013, pour laisser les plus gros géniteurs à l'eau», note-t-il.

Depuis six ans, les prises de homard en Gaspésie ont plus que doublé, comme les revenus.

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