Pêches commerciales: des records de débarquement

Un débarquement de crabes à Paspébiac, pour l'usine... (Collaboration spéciale Gilles Gagné)

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Un débarquement de crabes à Paspébiac, pour l'usine MDM Unipêche

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Sans faire de bruit, une partie du secteur des pêcheries québécoises, principalement les ressources comme le crabe, le homard et la crevette, a relevé la tête depuis quelques années. Débarquements records, exportation massive à travers le monde, présence remarquée des communautés autochtones marquent ce domaine qui procure de l'emploi à quelques milliers de travailleurs dans l'Est-du-Québec et sur la Côte-Nord. Le Soleil fait le point. »

<p>Gilles Gagné</p>
Gilles Gagné

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Saint-Godefroi) Sans faire de bruit, une partie du secteur des pêcheries québécoises, principalement les ressources comme le crabe, le homard et la crevette, a relevé la tête depuis quelques années. Débarquements records, exportation massive à travers le monde, présence remarquée des communautés autochtones marquent ce domaine qui procure de l'emploi à quelques milliers de travailleurs dans l'Est-du-Québec et sur la Côte-Nord. Le Soleil fait le point.

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Un débarquement de homards à Saint-Godefroi

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Depuis un quart de siècle, les pêches commerciales, au Québec, ont fait la manchette bien plus souvent pour des crises que pour des embellies économiques. Toutefois, les dernières années ont donné lieu à une ascension constante des revenus générés par les pêcheurs et les transformateurs de produits marins. Le mot crise fait maintenant partie d'un vocabulaire largement dépassé pour cette industrie.

En 2015, les usines québécoises ont vendu pour 401 millions $ de crustacés, poissons et mollusques de toutes sortes. Une proportion de 71,6 % de ces ventes a été réalisée à l'extérieur du Canada, pour une somme de 287 millions $. Les débarquements de produits marins non transformés dans les différents havres québécois ont atteint 239 millions $ en 2015, une troisième année record de suite.

Près de 95 % de cette activité économique est concentrée en Gaspésie, sur la Côte-Nord et aux Îles-de-la-Madeleine, le solde se situant dans l'est du Bas-Saint-Laurent. L'essentiel des 401 millions $ de ventes des usines provient donc de deux régions administratives comptant un total de 200 000 personnes. S'il fallait transposer cet impact dans une ville comme Québec, il faudrait parler d'une activité économique de 1,2 milliard $ dans la capitale.

«C'est ma 23e année à l'Association québécoise de l'industrie de la pêche [AQIP] et je n'ai pas assisté à des fermetures d'usines», souligne Jean-Paul Gagné, directeur de l'organisme regroupant les usines de transformation de produits marins.

Quand M. Gagné est arrivé à l'AQIP, les pêches québécoises et celles des provinces atlantiques vivaient les contrecoups de la crise de la morue et du sébaste, alors que les quotas pour ces deux espèces, de même que les ressources, avaient piqué du nez de façon telle qu'un moratoire sur la capture avait été imposé par le ministère fédéral des Pêches et des Océans, en 1993. Plusieurs usines ont fermé entre 1990 et le printemps 1994.

«On avait émis beaucoup de permis dans les années précédant la crise de la morue. C'était difficile de maintenir toutes ces usines. Il y en avait trop pour le volume à transformer», résume Jean-Paul Gagné.

Diversification

Un long processus de diversification s'est amorcé à partir de 1994. Par exemple, une proportion de plus en plus élevée des prises de hareng a pris le chemin des usines gaspésiennes, plutôt que de se retrouver trop souvent au dépotoir. Précédemment, le hareng était essentiellement capturé pour les oeufs des femelles et pour en faire des appâts.

De nos jours, 100 % des prises de hareng trouvent des débouchés. Deux usines, Lelièvre, Lelièvre et Lemoignan, de Sainte-Thérèse-de-Gaspé, et Poisson salé gaspésien, de Grande-Rivière, exploitent ensemble les Fumoirs Gaspé Cured, à Cap-d'Espoir, une usine qui est exploitée de septembre à avril et qui atteint un sommet d'activités au coeur de l'hiver.

Depuis 2007, une demi-douzaine d'usines de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine comblent les creux de production d'été et d'automne en achetant de fortes quantités de homard pêché dans les Maritimes ou au Maine, afin d'allonger le temps de travail de leurs employés et d'amortir leurs frais fixes sur une plus longue période de production.

«Nous sommes rendus à un point très intéressant pour les usines [...] La délivrance d'autres permis ne peut courir les rues, cependant. On va diminuer la rentabilité des usines existantes», note Jean-Paul Gagné.

Les 34 usines de transformation de produits marins du Québec maritime emploient entre 4500 et 5000 personnes.

Valeur des débarquements québécois (avant transformation):

2013: 168,5 millions $

2014: 204,5 millions $

2015: 238,6 millions $ (donnée préliminaire)

Entre 2013 et 2015, cette valeur a augmenté de 41,6 %

Les principaux produits en 2015, en valeur au débarquement:

Homard: 74 millions $

Crevette: 49,5 millions $

Crabe des neiges: 86,4 millions $

Les trois espèces accaparent 88 % de l'ensemble des débarquements.

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