Les enjeux des ordres

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Les infirmières diplômées hors Québec doivent effectuer un stage d'intégration avant d'être membre de leur ordre professionnel.

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(Québec) Voix des ordres professionnels du Québec depuis 1965, le Conseil interprofessionnel du Québec (CIQ) a identifié deux grands enjeux : l'importance de l'intégration des diplômés hors Québec et les sanctions disciplinaires.

Mme Ghislaine Desrosiers, présidente du CIQ.... (Photo fournie par le CIQ) - image 1.0

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Mme Ghislaine Desrosiers, présidente du CIQ.

Photo fournie par le CIQ

«Le dossier des immigrants est devenu très politisé au fil des ans. La ministre la Justice veut apporter des modifications par  le projet de loi 98» actuellement à l'étude, expose Mme Ghislaine Desrosiers, présidente de l'organisation. 

Quant aux sanctions, elle constate une incohérence entre les mesures disciplinaires et les valeurs de la société. «C'est un tribunal disciplinaire qui donne les sanctions. Mais il ne relève pas des ordres. Les ordres professionnels constatent les résultats comme le public sans pouvoir faire quoi que ce soit. Nous voulons un comité spécial pour faire des recommandations à l'Office des professions» précise-t-elle.

Le Collège des médecins s'est plaint de ces incohérences dans les cas d'inconduite sexuelle. «La faiblesse des sanctions nous fait mal paraître, ose Mme Desrosiers, mais les ordres professionnels ne sont pas responsables des sanctions.»

La CIQ a demandé récemment des changements à la ministre Stéphanie Vallée à  ce propos.

La réforme du Code des professions, prévue dans le projet de loi 98, ne semble pas faire l'unanimité. Ce qui touche les conseils d'administration a été accepté. Mais il n'y a pas d'entente quant aux modifications concernant les nouveaux pouvoirs d'enquête du Commissaire aux plaintes, affirme la présidente de la CIQ.

Pour elle, ça ne changera rien qu'un commissaire ait plus de pouvoirs parce que les correctifs doivent être apportés par des ministères en concertation avec l'Immigration et non par les ordres professionnels.

«Les ordres ont agi avec célérité dans la majorité des cas, mais les problèmes sont apparus avec les stages d'intégration qui dépendent soit des établissements d'enseignement ou du ministère de la Santé», déplore-t-elle. 

Elle note que 95 % des diplômés hors Québec ayant fait une demande d'accès à un ordre l'ont obtenu. Le fondement de l'accès à un ordre est basé sur la formation décrétée par l'État et l'équivalence du diplôme. Mais la moitié des admissions à un ordre étaient soumises à des stages d'intégration au fonctionnement au Québec. Ce qui ne relève pas des ordres», répète Mme Desrosiers.

Les 46 ordres, ce sont 46 réalités différentes sur le terrain. Les ordres connaissent bien les enjeux des professions. Mme Desrosiers estime alors qu'il faut des solutions pragmatiques efficaces aux problèmes plutôt que des solutions technocratiques qui embourbent tout le monde dans des processus longs et pénibles.




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