Dr Étienne Leclerc, chirurgien orthopédiste à Cowansville: un spécialiste qui ne tient pas en place

Le sport et l'aventure font partie de l'ADN du... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Le sport et l'aventure font partie de l'ADN du Dr Étienne Leclerc, chirurgien orthopédiste à l'hôpital Brome-Missisquoi-Perkins de Cowansville.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Cowansville) Les mots «actif» et «engagé» sont des euphémismes lorsqu'il est question du Dr Étienne Leclerc. Le sport et l'aventure font partie de l'ADN du jeune chirurgien orthopédiste, qui saisit chaque occasion de transmettre sa passion pour la médecine lors de voyages humanitaires.

Pour certaines personnes, la voie vers la médecine se dessine dès l'enfance. Cela n'a pas été le cas pour Étienne Leclerc. En fait, son plan de carrière s'est précisé au collégial. Il a alors troqué les sciences pures pour celles de la santé. «Je suis un gars de maths. J'aime la certitude et les réponses qui viennent avec la démarche scientifique. Par contre, en cheminant, je trouvais que le côté humain me manquait dans l'équation, a-t-il confié. Parler avec les gens, interagir avec eux au quotidien. C'est cet aspect qui m'a fait bifurquer vers la médecine qui regroupe, selon moi, le meilleur des deux mondes.»

L'homme de 33 ans avait un penchant pour la neurochirurgie. Or, sa cible a changé durant ses études à l'Université de Sherbrooke, où il a obtenu son diplôme en médecine en 2006, puis dans sa spécialité six ans plus tard. «Le fonctionnement du cerveau m'a toujours fasciné. Par contre, le quotidien de l'orthopédie m'a charmé. J'aime la spécialité «à haut débit». J'aime la variété et je suis comblé dans ma branche. Je peux voir une dame âgée avec une hanche fracturée, ensuite, un jeune qui a chuté en skateboard. En plus, je vois les résultats concrets de mes interventions dans la vie des gens. C'est très valorisant.»

En mode action

S'asseoir pénard dans son divan, ce n'est pas la tasse de thé du Dr Étienne Leclerc. Il est constamment en action. Triathlon, ski, hockey et surf ne sont que quelques-uns des sports que pratique le médecin. «Je touche à toutes sortes de disciplines. Le sport fait partie de ma vie depuis que je suis tout jeune. Et je veux m'organiser pour que ça se poursuive en vieillissant.» Cette philosophie se traduit même dans ses déplacements quotidiens. Pas question de prendre la voiture pour venir au boulot. Le vélo fait très bien l'affaire. «Quelques minutes à vélo le matin et le soir, ça me permet de décrocher, de faire le vide. Une sorte de transition avant de passer à autre chose. [...] C'est aussi une façon de conjuguer un horaire serré et le besoin de bouger.»

Membre de l'équipe médicale de l'hôpital Brome-Missisquoi-Perkins (BMP) de Cowansville depuis 2012, le Bromontois d'adoption est tombé sous le charme de la région. «J'ai connu la région durant mes études, a indiqué celui qui est originaire de Trois-Rivières. Avec la nature et tous les sports qu'on peut pratiquer ici, j'ai décidé de m'installer pour de bon.»

Son désir de s'investir dans sa communauté l'a notamment mené à endosser plusieurs causes, entre autres auprès de la Fondation BMP, qui soutient de nombreux projets pour l'établissement dans lequel il évolue. 

Dr globe-trotteur

Globe-trotteur dans l'âme, Étienne Leclerc a joint l'utile à l'agréable en parfaisant ses connaissances à Sydney en Australie. Une expérience inoubliable, s'est-il remémoré. «Au-delà des paysages incroyables, il y a les gens. La façon d'aborder les choses change d'une culture à l'autre. Vraiment, ça m'a permis d'apprécier ce que je fais en médecine. Et ça m'a donné encore plus le goût de voyager.»

En effet, ce périple n'était que la prémisse d'une série d'autres en sol étranger. «J'ai toujours aimé les voyages et l'aventure. C'est une belle façon de jumeler ces deux passions avec mon travail. J'aime la sensation de pouvoir aider les gens, être utile en m'impliquant dans des causes.» Les rôles sont maintenant inversés comparativement à son expérience de Sydney, car le spécialiste peut désormais partager ses connaissances dans le cadre de missions humanitaires. Il y a notamment eu le Burundi en 2013, le Nicaragua en 2014 et Haïti en 2015. Ces séjours se sont échelonnés en moyenne sur trois semaines. «Je travaille avec des chirurgiens locaux et j'enseigne à des étudiants en médecine dans ces pays, a-t-il mentionné. J'aime beaucoup cet esprit de collaboration.»

Étienne Leclerc concède par ailleurs que ses périples humanitaires ont changé sa vision de la médecine. «Il suffit de voyager à travers la planète pour constater que l'on est choyés au Québec. Ici, on a beaucoup de moyens, d'outils et d'équipements». L'aventurier a appuyé ses propos en relatant une anecdote vécue lors d'une de ses missions. «Dans mes voyages, j'ai côtoyé la pauvreté. Mais je retiens surtout la débrouillardise qui vient avec l'instinct de survie chez l'humain. Un jour, on a dû fabriquer un système d'aspiration pour la plaie d'un patient qui tardait à guérir. On a fait ça avec une pompe à aquarium et des bouteilles de bière comme récipients. Les matériaux du bord quoi! , a-t-il lancé. Ça m'a définitivement sorti de ma zone de confort.»

Après avoir pris une petite pause, le spécialiste cherche activement sa prochaine destination. Celle-ci se précise néanmoins peu à peu. «C'est encore un projet embryonnaire, mais j'aimerais partir un mois au Népal. Ce serait une belle façon de me dépayser.»

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