Médecins spécialistes

Les pédiatres Jean-Luc et Jean-Pierre Doray: les jumeaux les plus identiques au Québec

Les Drs Jean-Luc et Jean-Pierre Doray ont choisi... (La Presse, Ivanoh Demers)

Agrandir

Les Drs Jean-Luc et Jean-Pierre Doray ont choisi la médecine comme carrière, car ils ont baigné dans cet univers. Leur père était médecin, et pédiatre de surcroît.

La Presse, Ivanoh Demers

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

ZONE Médecins spécialistes

Actualité

ZONE Médecins spécialistes

ZONE Médecins spécialistes description »

(Québec) Jean-Luc et Jean-Pierre Doray affirment qu'ils sont les jumeaux les plus identiques au Québec. Les deux sont pédiatres, diplômés en médecine de l'Université de Mont­réal, l'un en 1980, l'autre en 1981, et quatre ans plus tard, spécialistes en pédiatrie. Ils travaillent dans le même établissement, l'Hôpital Charles-LeMoyne de Longueuil.

Plus encore, ils sont mariés tous les deux et leurs conjointes étaient amies avant de connaître les deux frères. Les jumeaux Doray sont chacun papa de quatre enfants chacun : deux garçons et deux filles. On peut difficilement faire plus identique.

S'ils ont choisi la médecine comme carrière, c'est qu'ils ont baigné dans cet univers. Leur père était médecin, et pédiatre de surcroît. Il y avait là un terreau fertile. Mais il y a eu aussi les camps de vacances l'été où les deux frères ont travaillé pendant plusieurs étés comme animateurs.

«Nous étions avec des enfants diabétiques et nous devions en prendre soin, car il y avait plusieurs problématiques à considérer. Dans le fond, ce n'est pas tout à fait un hasard qui nous a fait choisir la médecine et la pédiatrie, on baignait dans la médecine», constatent-ils.

«Nous étions encouragés dans nos études. Moi, j'aimais les sciences, la biologie, tout ce qui touchait le corps humain», raconte Jean-Pierre Doray alors que Jean-Luc se souvient pour sa part qu'il aimait toujours en savoir plus et tout comprendre.

Au cégep, en raison de leurs notes, ils font le choix d'étudier en médecine. Mais si l'un fait un choix, l'autre est capable de décider par lui-même de son orientation, affirment les deux médecins d'une même voix.

S'ils sont dans le même établissement, c'est que l'Hôpital Charles-LeMoyne cherchait à embaucher plusieurs pédiatres en même temps. Tous deux de la région de Montréal, ils n'avaient pas l'intention de s'expatrier. L'occasion était trop belle pour refuser de travailler à Longueuil.

«Nous n'effectuons pas les périodes de garde en même temps», précisent-ils. Pendant que l'un est de garde, l'autre effectue des consultations en cabinet à la consultation externe. «Nous ne sommes pas toujours présents en même temps à l'hôpital», affirment-ils en donnant pour preuve les changements aux rendez-vous avec Le Soleil pour que les deux soient au même endroit le même jour pour l'entrevue.

Imbroglios

Deux pédiatres jumeaux identiques dans le même hôpital, ça cause parfois des petits imbroglios avec les parents. «Les plus jeunes peuvent nous différencier plus facilement que les adultes», ose l'un d'eux. «Mon frère rencontre la mère d'un enfant un jour et moi je les revois quelques jours plus tard, illustre Jean-Pierre. La mère ne comprend pas que je ne me souvienne pas de ce qu'elle a dit lors de la première rencontre. Je lui dis qu'elle et son enfant ont rencontré mon frère jumeau, mais elle demeure incrédule.»

Les deux frères ont à soigner deux jumeaux, mais les enfants, qui différencient Jean-Pierre de Jean-Luc, disent devant leur mère : «Nous voulons voir Jean-Pierre, lui, c'est Jean-Luc.» La mère était incapable de dire qui était devant elle.

Autre exemple. Lors de la visite des patients, une mère dit à l'un : «Vous êtes drôle vous. Vous êtes allé vous changer avant de revenir nous voir.» Non, répond le médecin. «Oui, je vous ai vu passer tout à l'heure, vous n'aviez pas les mêmes pantalons ni la même chemise.» Elle croyait à peine que c'était l'autre qui venait de passer avec un groupe d'étudiants.

Et la période où l'un portait la barbe et l'autre non a donné son lot d'interrogations pour les parents. Certains ayant vu celui qui avait la barbe rasée de près se demandaient comment un barbe pouvait pousser aussi rapidement d'un jour à l'autre.

Ils adorent tous les deux travailler avec une clientèle de jeunes, car si les enfants chutent rapidement lors d'une maladie, ils reprennent du mieux à une vitesse plus grande qu'un adulte. Par contre, avec certains parents plus exigeants, ils constatent qu'ils ont peu de marge de manoeuvre. Il faudrait que tout se règle en deux temps trois mouvements.

Compter l'un sur l'autre

Si l'un a besoin d'un conseil ou d'un avis sur un cas, sur tel médicament ou tel autre à prescrire, il sait qu'il peut téléphoner à son frère. 

«Nous nous entraidons beaucoup, sans jamais tenir le compte, ça ne fait pas partie de notre mentalité. On fera le décompte après notre mort. Pour l'instant, ça ne compte pas», avoue Jean-Luc qui travaille aussi une semaine par mois à l'Hôpital de Joliette.

«Je serais plus gêné de demander de l'aide à une autre collègue», ose Jean-Pierre. «Nous avons chacun nos forces et nous pouvons compter l'un sur l'autre. Je sais que si je suis de garde et que je ne peux me rendre voir le patient à l'urgence, si je demande à mon frère, il s'y rendra.»

Il y a d'autres avantages lorsque les deux sont membres d'un comité, les activités progressent rondement. «C'est comme si nous étions autosuffisants.»

Et pourtant, si les deux hommes partagent le même type de travail et qu'ils ont les mêmes goûts pour le ski de fond l'hiver et les aventures de plein air l'été, la priorité demeure la famille. Pour chacun, c'est ce qui passe avant tout, les vacances, les voyages et les activités en famille. L'autre jumeau n'a pas besoin d'être là. «Nous ne sommes pas fusionnels», répètent-ils. Jumeaux, mais aussi indépendants dans leur sphère familiale.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer