Une pratique aux antipodes

En plus d'être obstétricienne gynécologue, la Dre Anne... (La Voix de l'Est, Alain Dion)

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En plus d'être obstétricienne gynécologue, la Dre Anne Fadin a une surspécialisation en oncologie dans sa branche. Un atout de taille dans sa  pratique en région.

La Voix de l'Est, Alain Dion

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Jean-François Guillet

Collaboration spéciale

La Voix de l'Est

Côtoyer la vie, apprivoiser la mort. Le quotidien de la Dre Anne Fadin passe d'un extrême à l'autre. Tantôt elle tend le nouveau-né aux parents au paroxysme du bonheur, tantôt elle épaule des proches atterrés par la perte d'une des leurs, victime d'une sournoise maladie. La spécialiste vit toutefois très bien avec cette dualité.«Je n'ai pas de difficulté à passer de la naissance à la mort, a confié celle qui est surspécialisée en gynécologie oncologique. Dans le fond, c'est l'être qui est devant nous qui importe. Tenir la main d'une femme qui ne va pas bien parce qu'elle est en train de perdre son combat contre le cancer, en lui disant que je suis contente qu'elle soit ma patiente, ça m'apporte beaucoup.»

En fait, Anne Fadin a toujours eu la médecine en tête. Et même si on a tenté de l'en dissuader, elle a gardé le cap sur son plan de carrière. «Aussi loin que je me souvienne, je voulais faire des accouchements. Déjà, à l'entrevue de médecine, on me disait : "Tu es certaine que tu veux faire ça? C'est fou de vouloir se lancer dans cette branche." Mais j'ai la tête dure et je savais que j'avais ce qu'il faut pour réussir, même si c'est un domaine très exigeant. Alors j'ai foncé.» L'avenir a démontré qu'elle avait choisi la bonne voie. «Quand je sors mes bulletins, je vois que mes notes à l'université sont bonnes en gynécologie, a-t-elle renchéri. C'est clair que mon intérêt n'était pas dans la cardiologie ou dans l'orthopédie.»

Révélation

Diplômée en médecine en 1992 à l'Université de Montréal, Anne Fadin a poursuivi en obstétrique gynécologique, pour diplômer en 1998. Un stage de trois mois en gynéco-oncologie allait toutefois changer la donne. Une véritable révélation. «J'ai eu un autre coup de foudre. C'est possible de faire de la gynéco-obstétrique et de la gynéco-oncologie. Alors j'ai étudié trois ans de plus pour ajouter une corde à mon arc : deux ans à Mont­réal et un an en France. J'ai rencontré des gens qui m'ont transmis leur amour pour leur profession. Ça m'a frappé, a-t-elle illustré. Je peux dire que ma passion n'a cessé d'augmenter durant mes études.»

D'ailleurs, à ce jour, cette passion n'a jamais décliné. «Même après presque 20 ans de pratique, c'est encore le fun de se dire : "Tiens, il y a un petit bébé." Une maman heureuse que j'ai aidée. Un couple heureux. Un papa qui me fait un sourire, qui me reconnaît au magasin pour me dire que les enfants vont bien. Mes petites victoires sont faites de ces choses du quotidien.»

Enrichissant et varié

La Dre Anne Fadin aurait pu choisir d'évoluer dans des hôpitaux de grands centres urbains; mais ce n'est pas sa tasse de thé. Elle préfère, et de loin, la diversité de la pratique dans de plus petites localités. «J'aime toucher à tout dans mon domaine et j'ai la chance de pouvoir le faire en travaillant dans un hôpital en région.» Ainsi, après avoir oeuvré en Abitibi durant une dizaine d'années, elle s'est établie en Estrie. «Ici, j'ai le meilleur des deux mondes. J'ai la qualité de vie avec la nature et une foule d'infrastructures de service autour. C'est l'idéal pour une vie de famille», soutient la mère de quatre filles et un garçon.

Lorsqu'on lui demande ce qu'elle aime le plus dans sa pratique, Anne Fadin répond que c'est son côté «enrichissant et varié». «Mon travail est très technique, notamment en salle d'opération. Mais il y a aussi tout le volet humain qui vient me chercher au plus haut point. Avec mes patientes, mais aussi avec mes collègues. Et ce qui me frappe aussi beaucoup, c'est l'implication de la population auprès de la Fondation BMP qui soutient l'hôpital. Bref, je travaille dans un milieu génial.»

Cette mobilisation de la communauté a récemment eu des répercussions directes pour madame Fadin. En effet, grâce au soutien financier de la fondation, l'hôpital Brome-Missisquoi-Perkins de Cowansville a pu se doter d'un laser gynécologique. Cet équipement, dont la valeur avoisine les 60 000 $, sert principalement au traitement des lésions précancéreuses. «Ce laser fait toute la différence par son efficacité. À part les établissements universitaires, on est un des rares hôpitaux [régionaux] à en posséder un. C'est un outil de plus qui me permet de traiter les patientes ici plutôt que de les transférer ailleurs.»

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