Une discipline bien plus large que... vous savez!

Jacynthe Larouche, directrice du département de gastroentérologie du... (Le Nouvelliste, Stéphane Lessard)

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Jacynthe Larouche, directrice du département de gastroentérologie du CHAUR de Trois-Rivières

Le Nouvelliste, Stéphane Lessard

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(Trois-Rivières) Pour monsieur et madame Tout-le-monde, la gastroentérologie est une discipline un peu étrange, voire peu attirante, quand on s'arrête à penser à ce qui la compose et aux tâches que les médecins doivent accomplir. Du moins, dans la croyance populaire.

Mais réunies dans ce petit bureau, les quatre collègues s'efforcent de nous faire voir l'envers de la médaille, et ce qui a motivé leur choix de carrière.

«Si les gens pouvaient retenir une chose, c'est que notre travail ne se limite pas à l'endoscopie ou à ce qui concerne le colon. C'est beaucoup plus large que ça. Ça touche un très large éventail de pathologies et plusieurs organes importants, et c'est justement cette variété dans le travail qui le rend si passionnant», mentionne Madeleine Bonneviot.

Les quatre filles éclatent de rire d'ailleurs en se rappelant qu'il arrive souvent que certains patients, spécialement ceux qui viennent uniquement en examen de dépistage, croient que leur rôle se limite à l'examen qu'ils sont en train de subir. «On les voit grimacer en se disant qu'eux, ils ne feraient jamais ça de leur vie», rigole Émilie Saint-Onge.

C'est pourtant la variété de la discipline qui a poussé chacune de ces femmes vers cette profession visiblement riche en diversité. «C'est ce qui m'a plu dans la discipline, qu'on ne s'attarde pas juste sur un organe. On voit une multitude de pathologies, et surtout, on peut suivre le patient jusqu'au bout de la maladie ou du malaise. On le prend au point A pour l'emmener jusqu'à la guérison», explique Madeleine Bonnenviot.

«On fait de l'hôpital, de l'urgence, du bureau, des suivis de patients, du dépistage. C'est un travail varié et très vif», renchérit Rachel Bourgault. «Moi, j'ai besoin que ça bouge, et c'est la discipline parfaite pour ça, autant avec des cas légers que des cas plus complexes», ajoute Émilie Saint-Onge.

Relation d'aide

Chacune s'entendra pour dire qu'une très grande partie du travail repose sur la relation d'aide qu'on apporte au patient, peu importe le mal dont il souffre. Pas moins de 30 % des cas qui seront vus par les gastroentérologues souffrent en général du syndrome du côlon irritable, un mal très répandu dans la société et qui occupe beaucoup de leur temps. «Les gens qui viennent nous voir pour ça croient parfois qu'ils sont les seuls à vivre avec ça, mais c'est faux. Et nous, on peut les aider et améliorer leur qualité de vie un peu», mentionne Émilie Saint-Onge, qui s'occupera bientôt du développement de nouveaux outils disponibles en échoendoscopie à Trois-Rivières.

Le travail en région comporte d'ailleurs son lot d'avantages, alors que le service donné permet aux gastroentérologues de voir passer une multitude de cas dans leurs bureaux, allant des maladies de l'intestin au dépistage du cancer du côlon, en passant par tous les problèmes des voies biliaires, l'estomac et même le foie avec notamment des diagnostics comme la cirrhose ou l'hépatite.

«Je pense que dans la première année de pratique ici à Trois-Rivières, j'ai eu la chance de voir toutes les pathologies qu'on a pu nous enseigner lorsque nous étions à l'université. C'est rare, et c'est aussi très formateur», souligne Rachel Bourgault.

Bien que les trois nouvelles gastroentérologues aient toutes eu la chance d'effectuer des stages à Trois-Rivières avant d'y être recrutées pour de bon, Émilie Saint-Onge peut se vanter d'être l'une des premières médecins à avoir été entièrement formée à Trois-Rivières, et à pouvoir maintenant y travailler. En effet, l'inauguration en 2004 du campus de l'Université de Montréal à Trois-Rivières à l'intérieur des murs de l'UQTR a permis la formation de médecins généralistes, mais aussi de médecins spécialistes qui ont effectué entièrement leur scolarité en Mauricie, et permet ainsi par la suite de les recruter dans les établissements de santé de la région.

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